Entre la très addictive nicotine et le réflexe psycho-gestuel d’allumer une cigarette, c’est en jouant sur tous les tableaux qu’on écrase la dernière pour de bon.

Pallier le manque avec le kudzu

La nicotine met 7 secondes à atteindre le cerveau. C’est la brutalité de ce shoot qui entretient la dépendance. Le kudzu, une variété de vigne vierge japonaise, module la synthèse des neuromédiateurs impliqués dans le circuit cérébral dit «de récompense», au rôle central dans les addictions (dopamine, gaba…). Prendre 2 à 6 gélules par jour, dosées à 250 mg, selon le besoin (en complément alimentaire). Attention, il est contre-indiqué en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant.

Soutenir la detox tabagique avec l’acupression

« Stimuler le 20e point du méridien aide à la fois à se désintoxiquer et à lâcher-prise, en jugulant l’obsession de fumer« , indique le Dr Daniel Caroff (1), médecin généraliste. Masser en un mouvement circulaire, pendant 20 à 30 secondes, ce point, situé au coin de la narine, à l’intersection du sillon nasogénien (qui court du nez à la bouche).

Combattre l’anxiété avec la valériane

La cigarette est anxiolytique, on allume un contre-feu avec la valériane aux vertus comparables avec un bonus myorelaxant et booster de sommeil (endormissement facilité; réduction des micro-réveils). Avaler 1 à 3 gélules en complément alimentaire par jour, sur une durée maximale de 4 semaines.

Supprimer les réflexes avec la camomille romaine

La cigarette comme exutoire pour étouffer le stress, l’énervement ou pour affronter un conflit ? On instaure un rituel à la place : appliquer à l’intérieur de chaque poignet 1 goutte d’huile essentielle de camomille romaine, exceptionnelle pour dissoudre les tensions neuro-psychiques, et se concentrer mentalement sur une image ou un son agréables.

Rester motivée avec les Fleurs de Bach

Les Fleurs de Bach walnut et chestnut bud opèrent tel un adjuvant qui renforce la motivation et la capacité d’adaptation pour ne pas flancher. Poser 4 gouttes de chaque sous la langue matin et soir.

Trouver un leurre

Pour court-circuiter l’envie d’aspirer la fumée ou de sentir son piquant dans la gorge, mâcher un bâton de réglisse (sauf en cas d’hypertension) ou un chewing-gum, se brosser les dents, boire de l’eau ou se faire un thé. 5 mn suffisent pour déconnecter le message cérébral.

Et contre la prise de poids?

« Un fumeur dépense plus d’énergie et brûle plus de calories qu’un non-fumeur. En arrêtant de fumer, on retrouve un métabolisme normal« , décrypte le Pr Bertrand Dautzenberg. Pour ne pas s’enrober, on privilégie les protéines animales et végétales (blanc de volaille, poisson, légumineuses…), qui demandent un dur labeur pour être assimilées (on brûle donc plus) et qui rassasient. En parallèle, on réduit les mets lipidiques (fromages, biscuits…) et on bouge plus.