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Accueil » Le recrutement exceptionnel des diplômés comme moment constitutif de l’État social tunisien
NATION lundi, 5 janvier, 2026,09:269 Mins Read

Le recrutement exceptionnel des diplômés comme moment constitutif de l’État social tunisien

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Par Mondher AFI

Dans toute analyse sérieuse des politiques publiques, la manière dont un État traite ses diplômés durablement exclus du marché du travail constitue un révélateur fondamental de sa nature profonde, de ses priorités réelles et de son rapport au social. Il ne s’agit pas d’un simple indicateur économique, mais d’un marqueur politique, institutionnel et symbolique. Comme l’a démontré Karl Polanyi, dès lors que le travail est réduit à une marchandise soumise aux seules lois de l’offre et de la demande, la société entre mécaniquement dans un processus de désagrégation : rupture des solidarités, affaiblissement du lien civique, montée de la défiance et fragilisation de la légitimité étatique.

Le chômage prolongé des diplômés ne peut, dans cette perspective, être interprété comme une fatalité technique ou un dysfonctionnement conjoncturel. Il est toujours le produit d’un arbitrage politique, explicite ou implicite, entre les exigences du marché et la responsabilité sociale de l’État. En Tunisie, cet arbitrage a longtemps penché en faveur d’une gestion différée du social, au prix d’une marginalisation silencieuse mais massive de générations entières de diplômés.

C’est précisément à partir de cette grille de lecture qu’il convient d’appréhender la loi relative au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage prolongé, récemment publiée au Journal officiel de la République tunisienne. Loin d’être une mesure administrative parmi d’autres ou une concession ponctuelle à la pression sociale, cette loi s’inscrit dans une vision politique structurée, portée et assumée par le Président de la République, Kaïs Saïed, et visant à réhabiliter la fonction intégratrice de l’État dans un contexte de désarticulation avancée du lien social.

Le chômage prolongé des diplômés : d’un déséquilibre économique à une pathologie sociale

Pendant plus d’une décennie, la Tunisie a consenti des investissements soutenus et continus dans l’enseignement supérieur, faisant le choix stratégique — du moins en apparence — de miser sur la formation universitaire comme levier de modernisation sociale et de mobilité. Ce choix a permis l’émergence d’un capital humain quantitativement significatif, mais il est demeuré largement sous-valorisé sur le plan institutionnel, faute d’une articulation cohérente entre politiques de formation, stratégies de développement économique et capacités d’absorption du marché du travail. Cette disjonction structurelle n’est pas un simple dysfonctionnement technique, elle constitue une contradiction systémique qui a progressivement fragilisé le pacte implicite entre l’État et ses citoyens diplômés.

Dans cette configuration, la situation décrite par Robert Castel comme une « zone de vulnérabilité » s’est durablement installée : un espace social intermédiaire où l’individu conserve l’ensemble de ses droits formels de citoyen, mais se trouve privé des conditions matérielles et symboliques de leur effectivité. Le diplômé chômeur n’est ni pleinement intégré ni totalement exclu, il est maintenu dans une attente prolongée, socialement coûteuse, psychologiquement déstabilisante et politiquement dangereuse. La précarité qui en résulte n’est pas seulement économique, elle affecte la reconnaissance sociale, la projection dans l’avenir et le sentiment d’appartenance à la communauté nationale.

Progressivement, le chômage prolongé des diplômés a cessé d’être perçu comme une anomalie pour devenir une norme silencieuse, intériorisée à la fois par les individus concernés et par les institutions elles-mêmes. Les politiques publiques successives ont accompagné, voire institutionnalisé, cette normalisation à travers une prolifération de dispositifs temporaires : stages à répétition, contrats précaires, programmes dits « actifs » de l’emploi, souvent conçus comme des outils de gestion sociale plus que comme des mécanismes d’intégration durable. Cette gouvernance de l’attente a eu pour effet majeur de dépolitiser la question du chômage des diplômés, en la réduisant à un problème de « transition » individuelle plutôt qu’à une responsabilité structurelle de l’État.

C’est précisément cette dépolitisation que la loi relative au recrutement exceptionnel des diplômés chômeurs vient de rompre. En assumant une intervention directe et structurée de l’État dans l’intégration professionnelle de diplômés durablement marginalisés, le législateur opère une reconnaissance politique implicite mais fondamentale : le chômage prolongé des diplômés n’est ni une fatalité économique ni une défaillance individuelle, mais une anomalie sociale et institutionnelle incompatible avec les fondements d’un État qui se revendique à la fois souverain et social.

Cette inflexion s’inscrit de manière cohérente dans la vision portée par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui réintroduit le politique comme instance de régulation lorsque les mécanismes du marché échouent à préserver la cohésion sociale. Sa lecture du rôle de l’État ne se limite pas à une gestion technocratique des déséquilibres, mais repose sur une conception substantielle de la souveraineté : une souveraineté qui s’évalue à la capacité des institutions publiques à protéger la dignité, à garantir l’égalité réelle et à transformer le droit formel au travail en opportunités concrètes d’intégration.

En ce sens, la loi ne se contente pas de corriger une situation sociale devenue intenable, elle requalifie le rapport entre formation, emploi et citoyenneté. Elle marque le passage d’une logique d’accompagnement de la précarité à une logique de reconstruction du lien social par le travail. En réaffirmant la responsabilité directe de l’État dans l’absorption du capital humain qu’il a contribué à produire, l’approche impulsée par le Président Kaïs Saïed rompt avec l’orthodoxie d’un marché supposé autorégulateur et redonne au politique sa fonction première : arbitrer en faveur de la cohésion sociale lorsque l’équilibre économique menace de se transformer en fracture durable.

 L’exception juridique comme norme réparatrice

Le caractère « exceptionnel » du recrutement ne saurait être interprété comme un signe d’improvisation, encore moins comme l’indice d’une fragilité normative de l’action publique. Il relève au contraire d’une construction juridique assumée, pensée comme un instrument de correction structurelle face aux effets cumulatifs de politiques fragmentaires, de renoncements prolongés et de différés successifs. L’exception ne suspend pas la norme, elle la restaure. Elle permet de rétablir un principe fondamental trop longtemps affaibli, celui de la responsabilité directe de l’État dans l’intégration professionnelle des compétences qu’il a lui-même contribué à former et à certifier.

Dans cette perspective, le recrutement exceptionnel ne constitue pas une entorse au droit commun, mais une modalité transitoire de régulation destinée à réparer une anomalie devenue systémique. Il marque la reconnaissance explicite que l’accumulation de diplômés durablement exclus de l’emploi ne relève ni de la conjoncture ni de la responsabilité individuelle, mais d’un dysfonctionnement institutionnel. L’État assume alors son rôle d’arbitre ultime, capable d’intervenir lorsque les mécanismes ordinaires échouent à produire de l’intégration et génèrent, au contraire, de la vulnérabilité sociale.

La centralisation du dispositif sous l’autorité du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, appuyée par une plateforme numérique unique, traduit une rupture méthodologique majeure. Elle rompt avec la dispersion décisionnelle, l’opacité procédurale et les médiations informelles qui ont longtemps structuré l’accès à l’emploi public. Les critères d’éligibilité – ancienneté du chômage, situation sociale, âge, absence de bénéfices antérieurs de dispositifs de régularisation – forment une architecture normative cohérente, visant à objectiver la décision administrative et à limiter les interférences extra-institutionnelles.

En ce sens, le dispositif agit comme un mécanisme de neutralisation des logiques clientélistes et des formes différenciées de capital social décrites par Pierre Bourdieu. Il tend à substituer à la logique de l’interconnaissance et de l’arbitrage partisan une logique de droit, de traçabilité et d’égalité procédurale. L’exception devient ainsi un levier de normalisation institutionnelle et non une suspension arbitraire des règles.

 Kaïs Saïed et le réencastrement politique du social

Cette réforme ne peut être dissociée de la lecture que le Président de la République, Kaïs Saïed, propose du rôle de l’État dans un capitalisme mondialisé marqué par la financiarisation, la dérégulation et l’érosion des souverainetés nationales. En reprenant, souvent de manière implicite, une approche proche de celle de Karl Polanyi, le Chef de l’État affirme que le politique doit reprendre ses droits lorsque l’économie cesse de produire de la cohésion et menace l’équilibre social.

La centralité accordée à la question de l’emploi, plus particulièrement à celle des diplômés chômeurs, révèle une conception substantielle de la souveraineté. Celle-ci ne se limite ni aux symboles institutionnels ni aux discours identitaires, mais se mesure à la capacité effective de l’État à garantir la dignité par le travail. Dans cette perspective, l’intervention publique n’est pas conçue comme une correction marginale des défaillances du marché, mais comme une réaffirmation du primat du politique dans l’organisation du social.

L’intégration durable des diplômés dans les structures publiques ne répond donc pas uniquement à une logique réparatrice ou compassionnelle. Elle participe au renforcement des capacités administratives, éducatives et sociales de l’État, en réinjectant des compétences formées dans des secteurs stratégiques souvent fragilisés par des années de sous-investissement humain. Le travail devient ainsi un vecteur de citoyenneté active et un instrument de consolidation institutionnelle.

Cette approche rompt avec l’orthodoxie d’un marché supposé autorégulateur et avec une vision minimaliste de l’État cantonné à des fonctions d’accompagnement. Elle inscrit l’action publique dans une temporalité longue, où la cohésion sociale est conçue comme une condition de la stabilité politique et non comme une variable d’ajustement.

Reconstruction de l’État social et horizon citoyen

La loi relative au recrutement exceptionnel des diplômés chômeurs s’inscrit dans une séquence plus large et cohérente de décisions publiques : intégration des enseignants suppléants, recrutement des chercheurs et des docteurs, régularisation de situations professionnelles dans les secteurs de la santé, de l’enfance et d’autres domaines stratégiques. Loin d’être dispersées, ces mesures dessinent une dynamique cumulative de refondation du lien entre formation, emploi et service public.

Cette dynamique rompt avec les politiques palliatives et les dispositifs de gestion de l’attente qui ont longtemps prévalu. Elle contribue à revitaliser l’administration, à renforcer les secteurs essentiels et à restaurer la confiance dans l’institution publique, profondément érodée par des décennies de favoritisme, d’opacité et de promesses non tenues. En ce sens, la reconstruction de l’État social apparaît comme un processus graduel, fondé sur l’articulation entre justice sociale et efficacité institutionnelle.

Qualifier cette orientation de populiste relève d’un contresens analytique. Le populisme se caractérise par la promesse sans cadre, la redistribution sans réforme et l’émotion sans institution. Or, la politique de l’emploi impulsée par le Président Kaïs Saïed repose sur des instruments juridiques précis, des procédures définies, une temporalité encadrée et des mécanismes de contrôle administratif. Elle procède d’un choix souverain assumé : reconstruire l’État par le social plutôt que sacrifier le social à une rationalité économique abstraite.

La loi ne constitue ni une fin en soi ni une solution miracle. Elle représente un moment structurant dans la redéfinition du rapport entre l’État, le travail et la citoyenneté.

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