Le Temps News
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Erreur, pas de jeu d’identité publicitaire! Vérifiez votre syntaxe!
Facebook Twitter Instagram
Facebook Twitter Instagram YouTube
Le Temps News
Abonnez-vous
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Le Temps News
Accueil » Liberté de la presse et souveraineté : repenser l’espace médiatique comme pilier de l’État et de la cohésion sociale
NATION mercredi, 7 janvier, 2026,10:569 Mins Read

Liberté de la presse et souveraineté : repenser l’espace médiatique comme pilier de l’État et de la cohésion sociale

Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Mondher AFI

La réunion tenue le 5 janvier 2026 au Palais de Carthage entre le Président de la République, Kaïs Saïed, et les dirigeants des principales institutions médiatiques publiques tunisiennes ne saurait être réduite à un échange administratif ou à une simple mise au point sectorielle. Elle s’inscrit dans un moment politique dense, où la question de la liberté de la presse est redéployée comme problème central de l’État, de la souveraineté et de la refondation du lien entre pouvoir, information et citoyen.

À travers cette rencontre, se dessine une conception singulière de l’espace médiatique : ni sanctuarisé au nom d’un libéralisme abstrait ni subordonné mécaniquement à l’autorité politique, mais intégré dans une vision globale de l’intérêt général, pensée dans la longue durée historique.

En replaçant la question de la liberté de la presse dans la profondeur historique de la Tunisie, depuis les premières normes journalistiques établies à la fin du XIXᵉ siècle, et en rappelant le rôle structurant des journaux et des intellectuels réformateurs dans le processus d’émancipation nationale, le Président Kaïs Saïed adopte une approche qui dépasse largement le cadre institutionnel ou conjoncturel. Cette perspective ne se limite pas à une simple énumération de textes juridiques, mais souligne un processus de construction sociale de l’espace public, antérieur à l’État moderne et constitutif de sa formation.

Cette lecture s’inscrit dans la continuité de la réflexion d’Alexis de Tocqueville, pour qui la liberté de la presse ne se réduit pas à un mécanisme technique de protection des droits individuels, mais constitue un «fait social total», agissant sur les représentations collectives, les rapports de pouvoir et les formes de participation politique. Lorsque Tocqueville affirme que «la presse est, après le peuple, le premier des pouvoirs», il met en évidence non pas la sacralisation de l’institution médiatique, mais sa capacité à structurer l’opinion publique, à produire du lien social et à rendre visibles les préoccupations qui resteraient autrement fragmentées ou silencieuses.

Dans cette optique, la liberté de la presse n’est pas une concession de l’État ni un privilège octroyé par l’autorité politique, mais une dimension constitutive de la conscience nationale tunisienne. Elle s’est construite dans un contexte où l’État colonial représentait un lieu de domination, et où la presse, loin de se limiter à la transmission de l’information, constituait un espace de résistance symbolique, de production du sens collectif et de mise en commun des aspirations à l’autonomie. La presse précède ainsi l’État moderne non seulement chronologiquement, mais aussi fonctionnellement, en structurant l’espace politique et en façonnant la participation citoyenne.

D’un point de vue sociologique, cette approche rompt avec une vision strictement juridiciste, qui limiterait la liberté de la presse à l’application de textes et de garanties formelles. Elle invite à considérer la presse comme une institution sociale, inscrite dans des rapports historiques de domination et de négociation, dont la légitimité dépend de sa capacité à produire un sens partagé et intelligible du monde social. La liberté de la presse devient ainsi indissociable de la notion d’espace public, conçu non comme un simple lieu d’expression, mais comme un champ symbolique où se définissent l’intérêt général, la hiérarchisation des problèmes collectifs et la reconnaissance des acteurs sociaux.

Cette lecture souligne enfin que la liberté de la presse n’est pas un état figé, mais un processus dynamique, traversé par des tensions permanentes entre autonomie et régulation, pluralisme et cohésion, critique et responsabilité. La question centrale n’est donc pas seulement de savoir si la presse est libre en droit, mais dans quelle mesure elle peut remplir sa fonction sociale fondamentale : rendre la société lisible à elle-même et contribuer à la formation d’une volonté collective éclairée.

Le média public : médiation sociale et enjeu de confiance

L’importance centrale accordée par le Président Kaïs Saïed au média public traduit une vision exigeante et structurée de sa mission. Le média public n’est pas conçu comme un simple prolongement administratif de l’État ou un outil de communication au service du pouvoir, mais comme un véritable instrument de médiation sociale. Il est chargé de rendre visibles les préoccupations concrètes des citoyens, d’organiser leur intelligibilité et de garantir l’accès à une information fiable, contextualisée et socialement utile. Cette approche dépasse la logique de diffusion unilatérale de messages pour viser la construction d’un espace public capable de produire un débat rationnel et éclairé.

Sur le plan théorique, cette conception rejoint l’analyse de Jürgen Habermas, pour qui l’espace public démocratique ne se définit pas par la coexistence de prises de parole, mais par des conditions de communication où les arguments prévalent sur les positions de pouvoir et les intérêts dominants. Dans ce cadre, le média public doit créer les conditions minimales d’un débat fondé sur la raison publique et non sur la persuasion ou l’émotion.

Pour autant, le contexte tunisien partage plusieurs traits avec ceux observés dans d’autres pays arabes : le champ médiatique y fait face à des défis liés à la crédibilité, à la tendance à privilégier le spectaculaire et à la complexité des frontières entre journalisme, engagement et intérêts divers. D’un point de vue sociologique, cette situation traduit certaines limites relatives à l’autonomie du champ médiatique, au sens de Pierre Bourdieu, et se traduit par une confiance parfois fluctuante envers le média public, perçu par une partie des citoyens comme l’un des acteurs participant à la construction des représentations du réel. La vision de Kaïs Saïed propose une réponse à cette tension. Elle appelle à réinventer le média public comme espace de rationalité, de pluralisme maîtrisé et de crédibilité durable, avec des missions clairement définies, une gouvernance transparente et une protection des journalistes contre les pressions externes. Cette impulsion vise à élever le média public tunisien vers un horizon de liberté et de responsabilité accrue, contribuant non seulement à la consolidation d’un débat démocratique sain, mais aussi à la structuration sociale et politique du pays.

Ainsi, la liberté de la presse et le rôle du média public sont perçus comme des leviers essentiels pour une démocratie durable, capable de concilier pluralisme, responsabilité et intérêt général.

Liberté et responsabilité : une relation sociale

La vision du Président Kaïs Saïed sur la liberté d’expression repose sur le rejet d’une conception absolue, détachée de son contexte historique, social et institutionnel. Pour lui, la liberté ne se réduit pas à un droit individuel exercé dans le vide ni à un privilège concédé par l’État, elle constitue une véritable relation sociale et politique, qui ne peut exister que dans un espace commun partagé et intelligible. Cette approche rejoint la réflexion de Hannah Arendt : «La liberté n’existe que dans l’espace public, là où les hommes apparaissent les uns aux autres». La liberté politique et médiatique n’est donc pas un état d’absence de contraintes, mais une capacité à participer à un monde commun, en assumant la responsabilité de ses effets sur autrui.

Dans le champ médiatique, cette logique implique que la liberté de la presse ne peut être dissociée de la responsabilité professionnelle et de la finalité sociale de l’information. Informer ne se limite pas à transmettre des faits, mais consiste à contribuer à la formation d’une compréhension partagée du réel. John Dewey soulignait que «la démocratie commence dans la conversation», insistant sur le rôle des informations fiables et intelligibles dans le dialogue démocratique. La responsabilité n’apparaît donc pas comme une contrainte extérieure, mais comme la condition même de la liberté. Sans elle, la liberté d’expression se fragmente et risque de se retourner contre son propre fondement.

Cette articulation entre liberté et responsabilité soulève toutefois une question centrale : qui définit les limites légitimes de cette responsabilité et selon quels critères objectifs ? En l’absence de mécanismes institutionnels clairs, la responsabilité pourrait être perçue comme un instrument de restriction. La vision du Président Kaïs Saïed préconise donc une institutionnalisation transparente de ces limites, fondée sur des normes professionnelles explicites, des mécanismes indépendants de régulation et une protection contre l’arbitraire. Une telle approche garantit que la régulation serve à consolider la liberté plutôt qu’à la restreindre.

Recomposition des paradigmes médiatiques et souveraineté informationnelle

Lorsque le Président affirme que certaines notions héritées sont «obsolètes», il critique non la liberté acquise, mais l’usage qui en a été fait, parfois au détriment de la confiance collective et de la cohésion sociale. Sur le plan sociologique, cette critique rejoint les analyses de Pierre Bourdieu, pour qui «la télévision fait voir et fait croire ; elle peut faire croire ce qu’elle fait voir». La pluralité formelle des voix ne garantit pas automatiquement un espace public démocratique ; au contraire, le désordre et la spectacularisation peuvent affaiblir la fonction médiatrice de la presse.

En Tunisie, ces pratiques ont souvent confondu pluralisme et anarchie, liberté et absence de règles, critique et déqualification systématique. Le résultat a été une perception croissante des médias comme facteur de polarisation plutôt que comme vecteur de compréhension. Émile Durkheim rappelait que toute société a besoin de cadres normatifs pour produire de la cohésion ; sans ces règles partagées, la liberté elle-même devient vulnérable.

Toute déconstruction des paradigmes anciens nécessite donc une reconstruction conceptuelle et institutionnelle. Sans cadre clair définissant missions, responsabilités et garanties pour les journalistes, le rejet des anciens modèles pourrait créer un vide normatif, propice aux tensions et à la confusion entre médias et pouvoir politique.

Cette vision prend une dimension stratégique dans le contexte contemporain. À l’ère des guerres de l’information, de la manipulation algorithmique et des réseaux numériques, l’information devient un enjeu central de souveraineté symbolique. Michel Foucault rappelait que «chaque société a son régime de vérité, sa politique générale de la vérité». Protéger l’espace informationnel ne signifie pas uniformiser le discours, mais assurer les conditions de fiabilité, de pluralité et de crédibilité. La souveraineté informationnelle, lorsqu’elle est encadrée par des institutions indépendantes et transparentes, n’est pas contraire à la liberté, mais constitue un garant de son exercice effectif et éclairé.

La vision du Président Kaïs Saïed propose une approche exigeante et politique de la liberté de la presse, conciliant responsabilité et intérêt général. Au-delà du libéralisme naïf, elle en fait le baromètre fondamental de la capacité de l’État à harmoniser autorité, vérité et démocratie, tout en préservant confiance et stabilité.

institutions médiatiques Kais Saied médias Président de la République

Articles liés

Le président de la République évalue les fondements du Plan de développement 2026-2030

jeudi, 8 janvier, 2026,07:39

Kaïs Saïed souligne le rôle central des médias publics au service de l’intérêt général

mardi, 6 janvier, 2026,09:05

Le recrutement exceptionnel des diplômés comme moment constitutif de l’État social tunisien

lundi, 5 janvier, 2026,09:26
Les derniers articles
Actualités
Actualités

Marouen Kadri distingué à titre posthume pour sa loyauté et son sacrifice

jeudi, 8 janvier, 2026,20:41

La présidence de la République a attribué à titre posthume l’insigne de la loyauté et…

Tunisie–Corée du Sud : Nafti appelle à renforcer le partenariat dans le numérique et l’investissement

jeudi, 8 janvier, 2026,19:59

Thyro Mobile : une première campagne nationale de sensibilisation et de dépistage des troubles de la thyroïde à Gafsa

jeudi, 8 janvier, 2026,19:11

La ministre des Finances reçoit le président du Conseil d’administration de la Tunisian Saudi Bank (TSB)

jeudi, 8 janvier, 2026,18:35

Ministère de la Famille : plus de 130 décisions de fermeture en 2025 contre les jardins d’enfants anarchiques

jeudi, 8 janvier, 2026,18:07
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
———————————————–

Délégataire: MOHAMED BEN SALEM

———————————————–

Journal électronique
Édité par Dar Assabah
Siége : Bd. Mohamed Bouazizi El Menzah
Téléphone  : 71 238 222 (lignes Groupées)
Fax : 71 752 527

Facebook Twitter Instagram YouTube
© 2026      Le temps ALL RIGHT RESERVED

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.