En mode ibérique, mais la pensée fixée presque entièrement sur les contrées
rwandaises qui accueilleront bientôt la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le
Sept national entame, ce soir (19h30), sa participation au célèbre tournoi
international d’Espagne, en croisant le fer avec son homologue de Slovaquie.
Célèbre, disions-nous, et c’est vrai puisque ce vieux tournoi, qui est à sa 49 e
édition, s’est toujours distingué par son high standing, au vu de la renommée
des nations qu’il réunit, comme en atteste la présence, cette année, du
Portugal (4 e mondial), de l’Égypte (7 e mondial) et, bien sûr, de l’Espagne, triple
champion du monde et une des quatre meilleures écoles de handball de la
planète. Tout cela pour dire que la direction technique de la fédération a bien
fait de solliciter la participation, pour la première fois, à cette édition des plus
prometteuses.
Retour en force de la Slovaquie
Notre Sept national qui ne rêvait pas d’un si joli cadeau, devra
«obligatoirement» en profiter pour booster une préparation jugée, jusqu’ici,
peu consistante, voire approximative. Un début d’amélioration est à espérer,
dès ce soir, face à la Slovaquie qui est à créditer d’un retour en force sur la
scène internationale, au terme de décennies de vaches maigres. La nouvelle
génération, composée de grands joueurs, tels que Zarnovic, Lukacin et Petrzela,
qui évoluent dans les championnats européens huppés, entend redonner, un
jour, son aura au handball d’un pays qui était considéré, dans les années 60-70,
comme le plus puissant au monde, à l’époque du «Bloc de l’Est» (URSS,
Yougoslavie et Tchécoslovaquie), au temps où le reste de l’Europe était à ses
premières dents de lait avec le handball. En face, il est fort probable que le
sélectionneur Mohamed Ali Sghir, en foulant tout à l’heure le parquet de
l’immense temple du Navarra Arena, compte opter pour une revue d’effectif
qui s’impose, afin de mieux se fixer sur les dispositifs techniques et tactiques
d’un groupe qui sera au complet, aucune blessure n’ayant été signalée jusqu’à
présent. Une belle répétition avant le grand match de demain contre
l’Espagne.
Mohsen ZRIBI
