Les dispositions de l’article 53 de la loi de finances pour l’année 2026 stipulant l’obligation d’émission, à partir de janvier 2026, des factures électroniques, seront appliquées avec souplesse, a annoncé le ministère des Finances.
L’objectif est d’éviter les difficultés qui pourraient être enregistrées en termes d’accès aux plateformes électroniques notamment pour les Petites et moyennes entreprises (PME) et pour plusieurs autres activités, a expliqué la même source dans un communiqué publié, mardi.
Cette décision vise également à éviter toute perturbation ou confusion ainsi que d’éventuelles conséquences négatives sur l’économie en général, a-t-on ajouté.
Il convient de noter qu’une réunion tenue, le 12 janvier, au palais de Carthage, entre le président de la République, Kaïs Saïed et la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi a été l’occasion de débattre d’une série de questions liées aux équilibres financiers de l’Etat, dont notamment, la facturation électronique.
Dans ce contexte, le chef de l’Etat a fustigé l’absence de plateformes électroniques pour de nombreuses PME et la non-digitalisation de plusieurs activités économiques, appelant à ce propos à un surcroît de souplesse et de flexibilité afin d’éviter d’éventuelles retombées négatives sur la conjoncture économique du pays.
Tout en affirmant que la mise sur pied de ces plateformes est un « préalable nécessaire » à la bonne application de la procédure de facturation électronique dans la pratique, le président de la République a affirmé que la digitalisation des transactions dans les différents secteurs est une démarche qui va certainement contribuer à la réduction de la corruption.
