Le Temps News
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Erreur, pas de jeu d’identité publicitaire! Vérifiez votre syntaxe!
Facebook Twitter Instagram
Facebook Twitter Instagram YouTube
Le Temps News
Abonnez-vous
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Le Temps News
Accueil » La Cour des comptes comme pilier de la refondation de l’État :  lecture analytique et stratégique des approches du Président Kaïs Saïed
NATION mercredi, 14 janvier, 2026,08:339 Mins Read

La Cour des comptes comme pilier de la refondation de l’État :  lecture analytique et stratégique des approches du Président Kaïs Saïed

Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Par Mondher AFI

Le Président de la République Kaïs Saïed a reçu le rapport annuel général de la Cour des comptes, accompagné de plusieurs rapports sectoriels, qui lui a été présenté par Fadhila Gargouri, vice-premier président de la Cour, lors de l’audience du 9 janvier 2026 au palais de Carthage. Cet acte dépasse de loin le simple protocole ou la formalité institutionnelle dénuée de portée politique : il s’inscrit dans une temporalité et une dynamique profondément significatives, révélatrices d’une volonté déterminée de réarticuler les fondements mêmes du rapport entre l’État, la gestion des deniers publics et le principe de responsabilité politique.

Cette rencontre intervient dans un contexte national lourd, façonné par des décennies de dérives structurelles, d’accumulation de pratiques prédatrices, d’affaiblissement méthodique des mécanismes de contrôle et de banalisation progressive de l’impunité. Elle traduit ainsi une rupture assumée avec une culture de gouvernance fondée sur la tolérance des dépassements, la dilution des responsabilités et l’absence de redevabilité effective.

Les chiffres mis en lumière par les travaux de la Cour des comptes sont, à cet égard, d’une éloquence implacable. Plus de 1 070 millions de dinars de pertes ont été recensées dans onze structures publiques seulement, révélant l’ampleur du désastre financier ayant affecté des secteurs stratégiques de l’économie nationale. Parmi ces entités, la compagnie nationale Tunisair, avec des pertes estimées à plus de 316 millions de dinars, et l’Office de la marine marchande et des ports, dont les pertes avoisinent 291 millions de dinars, apparaissent comme des symboles particulièrement saisissants d’un mode de gestion défaillant, voire destructeur.

Ces montants colossaux ne sauraient être réduits à de simples accidents de gestion, à des erreurs techniques ou à des contraintes conjoncturelles liées aux aléas économiques. Ils constituent, selon l’analyse portée par le Président de la République lui-même, l’expression d’un processus de dégradation organisée, nourri par des pratiques illégales et répétées, notamment le versement de salaires, de primes et d’indemnités en dehors de tout cadre légal, conjugué à un affaissement préoccupant des dispositifs de contrôle, de suivi et d’évaluation.

Derrière ces chiffres se dessine une réalité plus grave encore, celle d’un État affaibli dans sa capacité à protéger les ressources publiques, et d’un citoyen progressivement dépossédé de ses droits économiques et sociaux. C’est précisément à ce niveau que la portée politique de la rencontre du 9 janvier prend tout son sens, en érigeant les constats financiers de la Cour des comptes en enjeu central de la refondation de l’action publique et de la restauration de la confiance entre l’État et la société.

Cour des comptes : d’une fonction de contrôle à une mission stratégique de refondation de l’État

La première force de l’approche présidentielle réside dans le refus de réduire les rapports de la Cour des comptes à de simples documents descriptifs ou statistiques. Kaïs Saïed opère un glissement conceptuel fondamental : le rapport n’est pas une fin en soi, mais un point de départ. Il ne s’agit pas uniquement de constater les pertes, mais d’en tirer toutes les conséquences juridiques, institutionnelles et politiques. Cette posture rompt avec une longue tradition au cours de laquelle les rapports de contrôle étaient relégués aux archives, neutralisés par l’absence de volonté politique ou par l’existence de réseaux de protection croisée.

Dans cette perspective, la revendication présidentielle apparaît avec clarté : le peuple tunisien a droit à la restitution intégrale de ses fonds. L’argent public n’est pas une abstraction comptable, il constitue la matérialisation concrète des droits sociaux, des politiques publiques avortées et des opportunités de développement sacrifiées. La corruption devient alors non seulement un délit financier, mais une atteinte directe à la souveraineté populaire.

Le rappel, appuyé par le Président de la République Kaïs Saïed, des prérogatives juridiques et fonctionnelles de la Cour des comptes ne relève nullement d’un exercice pédagogique ou formel. Il s’agit d’un acte politique mûrement réfléchi, visant à repositionner cette institution au cœur même de l’architecture de l’État. En insistant sur son rôle juridictionnel — jugement des comptes des comptables publics et sanction des fautes de gestion —, sur sa mission de certification des comptes de l’État, mais également sur sa fonction d’évaluation des politiques publiques, le Président consacre une vision systémique de la gouvernance, dans laquelle le contrôle n’est plus périphérique, mais structurant.

Cette conception rejoint une intuition formulée dès le XVIIIᵉ siècle par Montesquieu, pour qui «c’est une expérience éternelle dont tout homme qui a du pouvoir est porté à abuser». Dès lors, le contrôle institutionnel ne constitue pas une entrave à l’action publique, mais la condition même de sa légitimité. La Cour des comptes apparaît ainsi non comme un organe de surveillance passive, mais comme un acteur stratégique, doté d’une capacité singulière à relier la norme juridique, la réalité financière et l’impact concret des décisions publiques.

Cette approche converge pleinement avec les standards internationaux des Institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC), aujourd’hui reconnues comme des partenaires essentiels des gouvernements. Leur valeur ajoutée ne réside pas uniquement dans la détection des irrégularités, mais dans la connaissance institutionnelle accumulée, la transversalité de l’analyse et la capacité à éclairer les choix stratégiques de long terme. En ce sens, la vision présidentielle inscrit la Cour des comptes tunisienne dans une dynamique universelle de modernisation de l’État.

Gouvernance, données publiques et responsabilité démocratique : la bataille de la vérité chiffrée

Un second axe fondamental de l’approche défendue par le Président Kaïs Saïed concerne la place centrale des données publiques dans la gouvernance contemporaine. À l’ère de l’abondance informationnelle, la question n’est plus tant celle de l’accès aux données que celle de leur fiabilité, de leur cohérence et de leur sincérité. La Cour des comptes se voit ainsi investie d’une mission décisive : garantir que les chiffres produits par l’État correspondent fidèlement à la réalité de la gestion publique.

Cette exigence renvoie à l’analyse de Max Weber, pour qui l’État moderne repose sur une administration rationnelle, fondée sur des règles claires, des procédures vérifiables et une comptabilité rigoureuse. Lorsque les données sont falsifiées, fragmentées ou instrumentalisées, c’est l’ensemble de la rationalité étatique qui s’effondre, laissant place à l’arbitraire et à la défiance.

L’utilisation efficace et transparente des données publiques produit des effets profondément politiques : elle renforce la redevabilité, stimule la participation citoyenne et consolide la confiance dans les institutions. À l’inverse, l’opacité nourrit la désaffection civique et le sentiment d’injustice. En inscrivant la Cour des comptes dans ce combat pour la vérité chiffrée, le Président fait de la transparence non pas un slogan, mais une condition préalable à toute réforme crédible et durable.

Cette conception rejoint également la pensée de Jürgen Habermas, pour qui la légitimité démocratique suppose un espace public fondé sur des informations fiables, accessibles et discutables. La Cour des comptes devient ainsi un maillon essentiel entre la technicité financière et l’exigence d’un débat citoyen éclairé.

Inclusion, justice et refus de l’arbitraire : une éthique publique à portée universelle

La troisième dimension structurante de la vision portée par le Président de la République Kaïs Saïed repose sur une articulation rigoureuse et assumée entre justice financière, inclusion sociale et État de droit, articulation qui constitue aujourd’hui l’un des marqueurs les plus distinctifs de son approche de la réforme de l’État. En insistant sur la nécessité d’évaluer la «capacité d’inclusion» des politiques publiques, le Chef de l’État ne se contente pas d’aligner le discours national sur les cadres normatifs internationaux tels que l’Agenda 2030, il en opère une réappropriation souveraine, en l’inscrivant dans une lecture profondément politique du développement. Le principe universel de «ne laisser personne de côté» cesse ainsi d’être une formule déclarative pour devenir un véritable critère d’analyse, d’évaluation et, in fine, de légitimation de l’action publique.

Cette approche rejoint la réflexion d’Amartya Sen, pour qui le développement authentique ne se mesure ni à l’accumulation de richesses ni à la seule croissance du produit intérieur brut, mais à l’élargissement effectif des libertés réelles dont disposent les individus pour mener la vie qu’ils ont des raisons de valoriser. Appliquée à la gouvernance financière, cette conception implique un renversement méthodologique majeur : la performance d’une politique publique ne peut être appréciée uniquement à l’aune de son équilibre comptable ou de sa conformité réglementaire, mais doit être interrogée à partir de ses effets concrets sur les populations, les territoires et les catégories sociales historiquement marginalisées.

Dans cette perspective, l’audit public acquiert une portée nouvelle. Il ne s’agit plus seulement de vérifier des lignes budgétaires ou de sanctionner des irrégularités formelles, mais d’évaluer la cohérence entre les ressources mobilisées et les finalités sociales poursuivies. La Cour des comptes devient ainsi un instrument de lecture critique des choix collectifs, capable de mettre en lumière les mécanismes par lesquels certaines politiques, bien que juridiquement conformes, peuvent produire de l’exclusion, de l’inégalité ou une répartition inéquitable des efforts et des bénéfices. Elle se voit investie, de ce fait, d’une dimension éthique et sociétale pleinement assumée, en résonance avec une conception de l’État non comme simple gestionnaire, mais comme garant actif de l’intérêt général.

Cette exigence éthique s’articule étroitement avec un autre pilier de la vision présidentielle : le refus explicite de toute «justice de revanche». Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes en matière de reddition des comptes, Kaïs Saïed trace une ligne de démarcation nette entre la justice et l’arbitraire. Il ne s’agit ni d’instaurer des tribunaux d’exception ni de céder à la tentation d’une instrumentalisation politique du judiciaire, mais de restaurer une justice ordinaire, indépendante, efficace et équitable, seule capable d’assurer une responsabilité réelle et durable. Cette posture fait écho à l’avertissement de Hannah Arendt, selon lequel l’arbitraire, même lorsqu’il se revendique de la morale ou de la justice, finit toujours par miner les fondements mêmes de l’État de droit.

À travers la centralité accordée à la Cour des comptes, le Président Kaïs Saïed esquisse ainsi une doctrine cohérente de refondation de l’État, profondément enracinée dans les réalités tunisiennes tout en restant ouverte aux principes universels de bonne gouvernance. La lutte contre la corruption y est pensée non comme une campagne ponctuelle ni comme un slogan mobilisateur, mais comme un projet politique structurant, fondé sur le droit, la rationalité administrative, la transparence et la justice sociale.

 

Cour des comptes Kais Saied Président de la République

Articles liés

Gabès : le président Saïed reçoit le rapport final de la mission environnementale

mercredi, 14 janvier, 2026,10:51

Saïed : la digitalisation des transactions, un levier contre la corruption

mardi, 13 janvier, 2026,10:56

Saïed insiste sur l’urgence de redéfinir le rôle des caisses sociales

mardi, 13 janvier, 2026,10:27
Les derniers articles
NATION
NATION

Gabès : le président Saïed reçoit le rapport final de la mission environnementale

mercredi, 14 janvier, 2026,10:51

Le président de la République, Kais Saïed, a présidé, mardi, après-midi, 13 janvier courant, au…

Raccordement de Bizerte au gaz naturel : état des lieux d’un projet lancé depuis 2021

mercredi, 14 janvier, 2026,10:47

Quand un mur s’effondre, c’est tout un système qui vacille

mercredi, 14 janvier, 2026,10:12

Education : les mathématiques, bête noire de nos élèves

mercredi, 14 janvier, 2026,09:24

La STAR confirme son leadership avec le label « Élu Marque de l’Année » pour la deuxième année consécutive

mercredi, 14 janvier, 2026,08:40
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
———————————————–

Délégataire: MOHAMED BEN SALEM

———————————————–

Journal électronique
Édité par Dar Assabah
Siége : Bd. Mohamed Bouazizi El Menzah
Téléphone  : 71 238 222 (lignes Groupées)
Fax : 71 752 527

Facebook Twitter Instagram YouTube
© 2026      Le temps ALL RIGHT RESERVED

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.