La qualification au Tour principal assurée depuis jeudi dernier, le Sept national n’aura qu’une simple formalité à accomplir, cet après-midi, devant son homologue du Kenya. «On va gagner, c’est juré», se serait écrié le sélectionneur Mohamed Ali Sghir, si on lui avait tendu un micro dans un point de presse. Et pour cause, s’agissant du match des deux extrêmes entre le leader et la lanterne rouge de la poule, quasiment entre David et Goliath.
SOS bobos
Or, dans une rencontre si déséquilibrée, l’important n’est pas seulement d’empocher les points de la victoire, mais aussi et surtout de s’en sortir avec le minimum de dégâts. En effet, face à un adversaire au handball à l’état embryonnaire, il est coutumier de voir des joueurs incapables de différencier entre engagement physique et jeu dur, d’où un taux ascendant de risques de blessures dans le camp d’en face. La Tunisie, faut-il le rappeler, en a fait l’amère expérience, par le passé, en perdant des éléments de base, en cours de route et, plus révoltant encore, lors de matchs ne revêtant aucune espèce d’importance. Il est donc vivement recommandé de saisir, tout à l’heure, toute l’étendue d’une exigence ayant pour nom «prévention».
Et le Kenya ? Certes, il s’agit du dernier de la classe, avec deux défaites (28-24 contre le Cameroun et 36-27 devant la Guinée), toujours est-il que l’équipe entraînée par Peter Mwati se distingue par la fougue de ses petits léopards, dont William Matui et Julius Chiundi qui constituent la principale force de frappe d’un groupe jeune et plein d’envie.
Mohsen ZRIBI
