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Accueil »  Pluies extrêmes et inondations : la gouvernance territoriale à l’épreuve
tempête harry
NATION samedi, 24 janvier, 2026,16:007 Mins Read

 Pluies extrêmes et inondations : la gouvernance territoriale à l’épreuve

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 La Tunisie a connu, depuis lundi dernier, un épisode météorologique d’une rare intensité avec le passage de la tempête Harry, qui a provoqué des pluies torrentielles, des crues soudaines et d’importants dégâts matériels et humains. Le bilan provisoire fait état de quatre décès, notamment dans la région de Moknine, touchée de plein fouet par les inondations, ainsi que de nombreux sinistrés dans le Grand Tunis et plusieurs autres régions du pays, dont Bizerte, Hammamet et Nabeul.

 Face à l’ampleur de la catastrophe, le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu personnellement dans certaines zones sinistrées afin de constater les dégâts sur le terrain et présenter ses condoléances aux familles des victimes. À cette occasion, il a donné des instructions fermes pour la mobilisation immédiate de tous les moyens humains, techniques et logistiques disponibles, en vue d’assurer la protection des citoyens, l’assistance aux sinistrés et la remise en état des infrastructures endommagées. Cette intervention directe traduit la volonté des autorités de ne pas se limiter à une gestion conjoncturelle de la crise, mais d’inscrire l’action publique dans une approche plus globale et durable. Cela dit, et si cette tempête a été d’une rare exception et d’une violence jamais vue depuis plusieurs décennies, il n’en reste pas moins que les inondations dues aux crues des oueds, sont en partie les conséquences du manque d’entretien d’une part et d’autre part, des constructions érigées de plus en plus en hauteur ces dernières années, avec des immeubles qui poussent comme des champignons dans des zones qui étaient classées en tant que zones agricoles et qui ont été déclassées pour permettre ces constructions sans aucune étude sérieuse de l’infrastructure. À cela s’ajoute le sous-dimensionnement des réseaux de drainage, souvent obsolètes, incapables d’absorber des volumes d’eau devenus plus importants avec le changement climatique. À la moindre averse intense, les canalisations se bouchent rapidement, aggravées par l’accumulation des déchets et l’absence de maintenance régulière.

Manque d’entretien des infrastructures et absence de suivi

La plupart des inondations qui ont frappé le pays auparavant, aussi bien dans les villes que dans les zones rurales, sont dues à un laisser-aller et à un manque d’entretien. Pourtant, des programmes de réhabilitation avaient été lancés par le passé, notamment dans certains vieux quartiers, à la Médina de Tunis et dans plusieurs grandes villes. Mais ces efforts sont restés insuffisants ou ont été freinés par un manque de suivi, laissant persister une vulnérabilité chronique face aux intempéries. Résultat, des scènes de rues transformées en torrents, de quartiers submergés et de citoyens désemparés se répètent désormais à chaque épisode pluvieux majeur, faisant de ces catastrophes un phénomène récurrent plutôt qu’exceptionnel. Les réseaux d’assainissement dépassés et sous-dimensionnés, et l’urbanisation anarchique augmentant, toutes ces dernières années, ainsi que le ruissellement et le manque d’entretien des infrastructures entraînent un encombrement des canalisations par les déchets, amplifié par le changement climatique. Ces facteurs structurels empêchent l’eau de s’écouler correctement, transformant des pluies intenses, devenues fréquentes, en catastrophes urbaines. Ainsi, les scènes de rues transformées en torrents, de quartiers submergés et de citoyens désemparés ne sont plus des accidents climatiques isolés car elles se répètent désormais à chaque épisode pluvieux intense.

Quelles solutions face aux inondations récurrentes ?

Selon plusieurs experts, dont Abdelbasset Sammari, membre du Groupe de réflexions économiques, sociales et humaines, les causes de ces drames sont multiples. Elles incluent la faiblesse des investissements dans les infrastructures hydrauliques, des conceptions techniques dépassées, l’absence de solutions fondées sur la nature, la mauvaise gestion des terres et l’urbanisation non maîtrisée. Autant de facteurs qui, combinés aux effets du changement climatique, transforment les pluies intenses en véritables crises urbaines. Conscient de ces enjeux, le Président Kaïs Saïed insiste désormais sur la nécessité d’une réponse structurelle, fondée sur la prévention, la planification et la mobilisation durable des ressources de l’État. L’objectif affiché est clair : rompre avec la logique de l’urgence permanente et engager des réformes profondes pour renforcer la résilience des territoires, protéger les citoyens et adapter les infrastructures aux nouvelles réalités climatiques. Face à la multiplication des épisodes pluvieux extrêmes et à leurs conséquences dramatiques, les solutions ne peuvent plus se limiter à des interventions ponctuelles après coup. Elles doivent s’inscrire dans une stratégie nationale globale, articulant prévention, aménagement du territoire et modernisation des infrastructures. Il est nécessaire d’abord de renforcer l’entretien et la maintenance des infrastructures existantes, la priorité immédiate consistant à assurer un entretien régulier et rigoureux des oueds, des canalisations et des réseaux d’assainissement. Le curage périodique, l’élimination des déchets et la surveillance des points noirs doivent devenir des actions permanentes, encadrées par des calendriers précis et des mécanismes de contrôle stricts. Il faut également moderniser et redimensionner les réseaux d’assainissement.

Investir dans la réhabilitation des réseaux urbains

De nombreux réseaux urbains sont aujourd’hui dépassés et sous-dimensionnés. Il est impératif d’investir dans leur réhabilitation et leur extension afin qu’ils puissent absorber des volumes d’eau plus importants, conformément aux nouvelles données climatiques. Cette modernisation doit s’appuyer sur des études techniques actualisées et des normes adaptées aux risques futurs. Ensuite il faut mettre fin, par tous les moyens, à l’urbanisation anarchique. Celle-ci a été, durant plusieurs décennies, la cause de moult pratiques frauduleuses et d’abus de tout genre. La lutte contre les inondations passe aussi par une révision rigoureuse des politiques d’urbanisme. Les constructions dans les zones inondables ou anciennement agricoles doivent être strictement encadrées, voire interdites. Toute autorisation de bâtir doit désormais être conditionnée à des études d’impact hydrologique et environnemental sérieuses. Il importe donc de développer des solutions fondées sur la nature. Selon plusieurs experts urbanistes, outre les infrastructures classiques, des solutions écologiques peuvent jouer un rôle clé : restauration des zones humides, reboisement, création de bassins de rétention naturels, sols perméables et espaces verts urbains capables d’absorber l’eau de pluie. Ces approches contribuent à réduire le ruissellement tout en préservant l’équilibre environnemental.

Prévention, responsabilité et justice territoriale

Par ailleurs, l’action que mène en ce moment Kaïs Saïed, vise à renforcer la coordination institutionnelle et la gouvernance locale. En effet, une meilleure coordination entre les ministères concernés, les municipalités et les structures techniques est indispensable. La clarification des responsabilités et la mise en place de cellules permanentes de gestion des risques permettraient une réaction plus rapide et plus efficace. En outre, il est nécessaire d’investir dans l’alerte précoce et la protection civile. Le développement de systèmes d’alerte météorologique précoce, combiné au renforcement des moyens de la Protection civile, permettrait d’anticiper les risques et de limiter les pertes humaines. L’information rapide des citoyens reste un élément central de la prévention. C’est une action qui s’inscrit dans la vision politique durable du Chef de l’Etat. Comme il l’a souligné récemment, la mobilisation des moyens humains, techniques et logistiques doit s’inscrire dans une vision de long terme, fondée sur la prévention, la responsabilité et la justice territoriale. La lutte contre les inondations ne relève pas uniquement de l’urgence climatique, mais d’un véritable choix de développement et de gouvernance.

Les inondations qui frappent régulièrement la Tunisie ne peuvent plus être considérées comme de simples aléas climatiques. Elles révèlent des fragilités structurelles longtemps négligées et appellent aujourd’hui à une réponse ferme, coordonnée et durable. L’implication directe du Président de la République et les instructions données pour mobiliser tous les moyens de l’État traduisent une prise de conscience au plus haut niveau. Mais au-delà de l’urgence, l’enjeu est désormais d’inscrire l’action publique dans une logique de prévention, de planification et de responsabilité, afin que les pluies, aussi intenses soient-elles, ne se transforment plus en drames humains. C’est à ce prix que la Tunisie pourra renforcer sa résilience face aux changements climatiques et restaurer la confiance des citoyens dans la capacité des institutions à les protéger.

Ahmed NEMLAGHI



gouvernement Tunisie inondations intempéries

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