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Accueil » La présence de l’État sur le terrain : l’autorité à l’écoute des citoyens
NATION samedi, 31 janvier, 2026,10:319 Mins Read

La présence de l’État sur le terrain : l’autorité à l’écoute des citoyens

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Par Mondher AFI

Les événements survenus à Bhar Lazreg, dans la délégation de La Marsa, à la suite des fortes précipitations enregistrées à la fin du mois de janvier 2026, ne peuvent être appréhendés comme de simples aléas climatiques ni comme des incidents techniques ponctuels. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus profonde, révélatrice d’une crise structurelle de la gestion publique, de la planification urbaine et, plus largement, du rapport entre l’État, le territoire et les citoyens.

La persistance des eaux stagnantes dans plusieurs artères du quartier, plusieurs jours après les intempéries, met en lumière une accumulation de dysfonctionnements anciens : réseaux de drainage inadaptés, infrastructures sous-dimensionnées, absence de vision intégrée de l’aménagement urbain et, surtout, banalisation administrative de l’inefficacité. La catastrophe agit ici comme un révélateur social, au sens durkheimien du terme : elle rend visibles des déséquilibres latents que le fonctionnement ordinaire tend à dissimuler.

C’est dans ce cadre précis que s’inscrit la visite du Président de la République, Kaïs Saïed, effectuée le mercredi 28 janvier 2026. Cette visite ne s’est pas limitée au quartier de Bhar Lazreg, à La Marsa : le Président s’est également rendu, le même jour et pour les mêmes raisons, dans d’autres zones touchées de La Marsa, ainsi qu’à Sidi Bou Saïd, afin de constater directement l’ampleur des dégâts, de s’enquérir des conditions de vie des habitants affectés et d’écouter, sans médiation, leurs doléances et leurs préoccupations.

Cette présence multisite, dans des espaces urbains aux profils sociaux et symboliques différents, traduit une volonté claire : considérer la crise non pas comme un événement localisé, mais comme une problématique structurelle engageant l’ensemble de l’action publique et interrogeant la capacité de l’État à remplir ses fonctions fondamentales de protection, de régulation et de justice.

Sur le plan environnemental, les précipitations exceptionnelles observées s’inscrivent indéniablement dans la dynamique globale du changement climatique, caractérisée par l’intensification et l’irrégularité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes. Cette réalité, largement documentée par les sciences du climat, ne saurait être niée. Toutefois, s’y limiter reviendrait à adopter une lecture réductrice, voire dépolitisante, de la crise. Une telle approche tend à naturaliser l’événement, à le présenter comme une fatalité exogène et à exonérer, de manière implicite mais réelle, les acteurs institutionnels de toute responsabilité.

Or, comme l’a magistralement démontré Ulrich Beck dans sa théorie de la «société du risque», les catastrophes contemporaines ne relèvent plus exclusivement de la nature, elles sont profondément imbriquées dans les structures sociales, les choix politiques et les modes de gouvernance. Le risque n’est pas seulement subi, il est produit, distribué et amplifié par des décisions humaines, par des systèmes d’organisation défaillants et par des logiques institutionnelles qui tolèrent l’inefficacité, voire la reproduisent.

Dans le cas présent, la pluie ne constitue qu’un facteur déclencheur. Elle agit comme un révélateur, mettant à nu des vulnérabilités préexistantes. 

De l’événement climatique à la responsabilité institutionnelle

Ce qui transforme un aléa climatique en crise durable et socialement coûteuse, ce sont des choix humains accumulés sur le temps long : infrastructures de drainage sous-dimensionnées ou mal conçues, absence de planification urbaine intégrée, incapacité à anticiper les mutations environnementales et fragmentation des responsabilités administratives qui dilue la redevabilité et neutralise toute possibilité de sanction effective.

À cela s’ajoute l’absence, ou la faiblesse, de mécanismes de contrôle et de reddition des comptes, qui permet la validation d’ouvrages manifestement défaillants sans que leurs concepteurs, exécutants ou superviseurs, aient à répondre des conséquences concrètes de leurs actes. Cette situation révèle moins une défaillance technique qu’une crise de la rationalité gouvernante elle-même, au sens wébérien du terme : une rupture entre la décision, l’exécution et la responsabilité.

C’est précisément à ce niveau que s’inscrit la lecture du Président Kaïs Saïed, dont l’approche rompt avec les discours technocratiques neutralisants. En refusant de réduire la crise à un simple événement climatique, il réintroduit la question centrale de la responsabilité politique et administrative. Sa vision repose sur une idée forte : l’État ne peut se retrancher derrière la nature pour masquer ses propres carences. Là où certains invoquent l’exceptionnalité des pluies, il interroge la normalisation de l’échec institutionnel.

En ce sens, la vulnérabilité récurrente de certains quartiers urbains ne traduit pas une fatalité climatique, mais bien une crise de la gouvernance publique. Elle révèle un mode de gestion qui a longtemps dissocié l’action de ses effets, la décision de ses conséquences sociales, et la compétence technique de la responsabilité morale et juridique. En réinscrivant la crise dans ce cadre analytique, le Président Kaïs Saïed propose une relecture profondément politique de l’événement : une relecture qui fait de la catastrophe non pas une excuse, mais une épreuve de vérité pour l’État.

Cette posture, à la fois sociologique et normative, confère à la crise une fonction critique : elle devient un moment de dévoilement des failles structurelles de l’action publique et, simultanément, une opportunité de refondation de la gouvernance sur des bases de rigueur, d’anticipation et de responsabilité. Loin d’un fatalisme climatique ou d’un discours compassionnel, cette approche s’inscrit dans une logique de transformation, où la reconnaissance des risques devient le point de départ d’une exigence accrue envers l’État et ses institutions.

Une conception incarnée de l’État : gouverner par le terrain

La démarche du Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une conception exigeante et incarnée de l’autorité publique, qui rompt délibérément avec les formes abstraites, distantes et technocratiques de la gouvernance contemporaine. Loin d’un exercice du pouvoir médiatisé exclusivement par des rapports d’expertise, des tableaux de bord ou des commissions interminables, cette approche repose sur l’exposition directe de l’État à l’épreuve du terrain. Le déplacement présidentiel ne relève donc ni du symbolisme creux ni de la communication politique conjoncturelle, mais constitue un acte politique à forte charge normative : il engage l’autorité publique dans une confrontation directe avec les effets concrets de ses propres décisions.

En ce sens, la présence du Président sur les lieux affectés par la crise réduit la distance structurelle entre le centre décisionnel et les territoires. Elle transforme l’espace touché par les dysfonctionnements en un lieu d’évaluation immédiate de l’action publique, où la parole politique ne peut plus se dissocier des réalités vécues par les citoyens. Cette logique d’incarnation confère à l’État une visibilité nouvelle, non pas comme instance lointaine de prescription, mais comme acteur responsable, exposé et redevable. Elle s’oppose ainsi frontalement à ce que Pierre Bourdieu analysait comme la tendance de l’État bureaucratique à se protéger derrière l’épaisseur des procédures, au risque d’oublier sa fonction sociale première. Ici, l’autorité ne se retranche pas derrière les normes, elle s’y engage et en assume les conséquences.

Cette posture ouvre nécessairement sur une interrogation plus fondamentale, celle du pacte civique qui lie l’État et les citoyens. Il n’existe, en effet, aucune cohérence politique ni légitimité démocratique à invoquer les devoirs du citoyen ou le «droit de l’État» sur celui-ci sans que cette exigence soit corrélée avec un engagement réel, effectif et vérifiable de l’autorité publique à garantir les droits et les libertés fondamentales. Les droits sociaux, politiques, économiques et culturels ne sauraient être conditionnés par l’origine ethnique, le genre, la nationalité ou la religion. Ils procèdent d’un principe fondateur de toute communauté politique moderne : le partage d’un territoire, d’une histoire, d’un espace de vie commun et d’un destin collectif.

Cette communauté d’appartenance fonde une réciprocité stricte des droits et des devoirs. De même que la citoyenneté implique des obligations envers la collectivité, l’exercice du pouvoir implique des responsabilités envers ceux qui sont gouvernés. À ce titre, l’un des devoirs essentiels de l’État est celui de la protection : protection des personnes, des biens et de l’environnement de vie. À cette obligation s’ajoutent la garantie de la sécurité, de la stabilité et de la tranquillité publique, la défense des citoyens et du territoire, ainsi que l’assurance effective des libertés fondamentales, qu’il s’agisse du droit au logement, à la propriété, au travail, à la circulation ou à l’expression.

L’État est également tenu d’assurer l’accès équitable aux services publics essentiels, tels que l’éducation, la santé, la protection sociale, les infrastructures de transport et de communication, l’eau, l’électricité et l’information. Il lui incombe de garantir la justice entre les citoyens, de mettre en place des mécanismes de solidarité face à la vieillesse, à la maladie ou au handicap, et de veiller à ce que chaque citoyen puisse accéder à un logement décent. Ces obligations ne relèvent ni de la bienveillance politique ni de la conjoncture, elles constituent le fondement même de la légitimité de l’autorité publique et la condition indispensable de la confiance entre l’État et la société.

Citoyenneté active et refondation du pacte civique

La citoyenneté, loin de se réduire à un statut juridique abstrait, implique un ensemble de devoirs concrets qui fondent la participation active de l’individu à la vie collective. En contrepartie des droits garantis par l’État, le citoyen est tenu de préserver les biens publics — écoles, hôpitaux, routes, ponts, jardins, bibliothèques — qui constituent le patrimoine commun et matérialisent l’effort collectif. Le respect des lois, des règlements et des institutions ne relève pas d’une contrainte formelle, mais d’un engagement civique essentiel à la stabilité sociale et à la cohésion nationale. À cela s’ajoutent le devoir de coopération avec les autres membres de la société, ainsi que la contribution à la diffusion d’une culture fondée sur le respect mutuel, la solidarité, la tolérance et le vivre-ensemble.

La citoyenneté implique également une participation active au développement du pays. Soutenir les produits nationaux, valoriser le travail local et encourager les initiatives économiques endogènes relèvent d’une logique de responsabilité partagée. Dans ce cadre, le rôle du secteur privé est déterminant : l’implication des entrepreneurs dans l’investissement productif et dans l’emploi des jeunes constitue un levier majeur de cohésion sociale et de stabilité économique. La citoyenneté n’est donc ni passive ni occasionnelle, elle s’exerce au quotidien, à travers des pratiques, des choix et des comportements qui contribuent à renforcer le lien social.

Dans cette perspective, la présence présidentielle à Bhar Lazreg, dans la délégation de La Marsa, ainsi qu’à Sidi Bou Saïd, dépasse largement le cadre d’un événement conjoncturel. Elle s’impose comme un moment de vérité politique, au cours duquel se redéfinit le pacte civique entre l’État et la société.

Kais Saied Président de la République

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