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Accueil » Le changement comme refondation de l’État : le discours du pouvoir à l’épreuve de la crise historique
NATION jeudi, 12 février, 2026,10:349 Mins Read

Le changement comme refondation de l’État : le discours du pouvoir à l’épreuve de la crise historique

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Par Mondher AFI

Le discours politique n’est jamais neutre, et encore moins lorsqu’il émane du sommet de l’État dans une conjoncture marquée par l’épuisement des médiations institutionnelles, la fragmentation du lien social et l’érosion durable de la confiance entre la société et ses structures de représentation. Dans ce contexte, la rencontre du Président de la République, Kaïs Saïed, avec la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le 9 février au Palais de Carthage, ne saurait être réduite à une simple séquence protocolaire ou à un exercice routinier de coordination exécutive.

Elle s’inscrit dans une temporalité politique plus longue, celle d’une crise organique de l’État, au sens gramscien du terme, où les anciennes formes de gouvernance ont perdu leur capacité à produire du consentement et de l’efficacité. Cette rencontre révèle, au-delà des déclarations officielles, une cohérence doctrinale qui traverse la pensée politique du Président Kaïs Saïed depuis son émergence sur la scène publique. Le changement, tel qu’il est formulé, ne relève ni d’une posture communicationnelle ni d’un ajustement conjoncturel destiné à répondre à des urgences passagères. Il s’agit d’un changement pensé comme une nécessité historique, imposée par l’accumulation de déséquilibres structurels ayant affecté les fondements mêmes de l’État tunisien, tant dans ses dimensions institutionnelles que dans ses fonctions sociales.

L’un des ressorts les plus structurants du discours présidentiel réside dans la critique rigoureuse de ce que l’on peut désigner, sur le plan sociologique, comme un fétichisme juridique, c’est-à-dire la croyance selon laquelle la multiplication des normes suffirait, en soi, à produire de l’ordre, de la justice et de l’efficacité institutionnelle. En affirmant avec insistance que le peuple tunisien n’a pas tant besoin de nouveaux textes que de responsables capables de les incarner, de les faire vivre et de les appliquer avec intégrité, le Président Kaïs Saïed opère un déplacement analytique majeur : il déplace le centre de gravité de la réforme de l’État du registre normatif vers celui de l’éthique publique et de la responsabilité politique.

Cette posture ne relève ni du moralisme abstrait ni d’une dénonciation simpliste des dysfonctionnements administratifs. Elle s’inscrit dans une lecture profondément weberienne de l’exercice du pouvoir, où la légitimité ne peut être réduite à la seule conformité légale, mais suppose une articulation constante entre légalité formelle et éthique de la responsabilité. Chez Weber, l’autorité moderne ne tient que si les détenteurs du pouvoir assument les conséquences concrètes de leurs décisions et inscrivent leur action dans une finalité collective intelligible.

C’est précisément cette exigence que le Président remet au cœur du débat public, en soulignant que l’État ne se délite pas tant par absence de lois que par défaillance de ceux chargés de les mettre en œuvre. Dans cette perspective, la prolifération des lois, décrets et dispositifs réglementaires n’apparaît plus comme un signe de consolidation de l’État de droit, mais comme le symptôme paradoxal d’une incapacité structurelle à faire respecter les normes existantes.

Loin de renforcer l’autorité publique, cette inflation normative produit un effet inverse : elle fragmente la responsabilité, multiplie les zones d’interprétation et ouvre des espaces d’arbitrage informel propices aux pratiques de contournement. Comme l’a montré Pierre Bourdieu, la bureaucratie peut devenir un lieu de violence symbolique lorsque le droit, au lieu de clarifier les rapports sociaux, se transforme en instrument de domination opaque, réservé à ceux qui maîtrisent ses codes et ses détours. Le discours présidentiel met ainsi en lumière un mécanisme central de l’inefficacité étatique : plus l’État accumule des textes sans capacité réelle d’exécution, plus il affaiblit sa propre crédibilité. La norme cesse alors d’être un repère collectif pour devenir un écran, voire un alibi, masquant l’absence de volonté politique et l’érosion de l’éthique publique.

Cette situation engendre une dissociation dangereuse entre le droit proclamé et le droit vécu, nourrissant le sentiment d’injustice et la défiance citoyenne à l’égard des institutions. En insistant sur la nécessité de «nouveaux responsables» plutôt que de «nouveaux textes», le Président Kaïs Saïed propose une relecture exigeante du rôle de l’État : un État qui ne se définit pas par l’accumulation de règles, mais par sa capacité à garantir leur effectivité au service de l’intérêt général.

Cette approche rompt avec une tradition réformiste purement procédurale et engage une réflexion plus profonde sur la qualité morale et politique des élites administratives. Elle établit un lien direct, rarement formulé avec autant de clarté, entre la crise de l’éthique publique et la crise de l’efficacité de l’action étatique, montrant que l’une ne peut être résolue sans l’autre. Ainsi comprise, la critique présidentielle du légalisme formel ne vise pas à affaiblir l’État de droit, mais au contraire à le sauver de sa propre dénaturation. Elle appelle à un État capable de réconcilier norme et action, droit et responsabilité, légalité et légitimité.

En ce sens, la vision portée par le Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une démarche de refondation, où le droit retrouve sa fonction première : non pas dissimuler l’impuissance de l’État, mais en exprimer la capacité réelle à agir, à protéger et à transformer.

État, efficacité et souveraineté sociale

Le diagnostic formulé par le Président Kaïs Saïed ne se limite ni à la critique du cadre juridique existant ni à la dénonciation du formalisme normatif, il s’étend, de manière plus profonde, aux structures mêmes de l’appareil étatique et à ses modes de fonctionnement internes. Le gonflement continu des institutions, la prolifération des organismes publics et la dispersion des compétences apparaissent, dans cette lecture, comme les manifestations d’un État progressivement alourdi, coûteux et de moins en moins capable de produire une action publique efficace.

Loin de renforcer la gouvernance, cette inflation institutionnelle a contribué à fragmenter la décision, à diluer les responsabilités et à installer une culture administrative marquée par l’inertie et la reproduction des équilibres établis. Cette analyse s’inscrit dans le prolongement des travaux de la sociologie des organisations, notamment ceux de Michel Crozier, qui ont mis en évidence les effets pervers de la bureaucratisation excessive. Lorsque les règles se multiplient et que les structures s’empilent, l’administration tend à produire des cercles vicieux de blocage et de non-décision, dans lesquels chaque acteur trouve dans la complexité du système un refuge contre la prise de responsabilité.

Dans un tel contexte, l’État cesse d’être un instrument de transformation sociale pour devenir un espace de gestion routinière, dominé par la préservation des positions acquises plutôt que par la recherche de l’efficacité collective. C’est précisément dans ce cadre que s’inscrit la critique présidentielle des «structures vides». Celle-ci ne relève ni d’une logique de réduction budgétaire aveugle ni d’un discours technocratique axé sur la compression des dépenses publiques, mais d’une volonté affirmée de restaurer la rationalité de l’action publique. Il s’agit de rompre avec une gestion administrative fondée sur l’accumulation des dispositifs et la perpétuation des privilèges organisationnels, pour recentrer l’État sur ses fonctions essentielles et sur des finalités sociales clairement identifiées.

Le changement est ainsi conçu comme un processus structuré de désarticulation des mécanismes d’inefficacité hérités et de réarticulation des fonctions stratégiques de l’État autour de l’intérêt général. Cette même cohérence traverse la vision présidentielle en matière économique et sociale. La question du pouvoir d’achat et de la hausse des prix est abordée non comme un déséquilibre conjoncturel appelant des correctifs techniques ponctuels, mais comme l’expression d’options structurelles ayant progressivement subordonné la société aux logiques du marché.

En refusant de dissocier l’économique du politique, le Président inscrit la lutte contre la cherté de la vie dans une réflexion globale sur la souveraineté nationale, rejoignant ainsi les analyses de Karl Polanyi sur la nécessité d’une réappropriation politique de l’économie face aux déséquilibres sociaux engendrés par la marchandisation. La lutte contre la spéculation, la rationalisation des importations et la protection du marché intérieur s’inscrivent dès lors dans un projet cohérent visant à rompre avec un modèle économique fondé sur la dépendance et la vulnérabilité externe. Dans cette perspective, la justice sociale ne constitue pas un supplément moral périphérique, mais un principe structurant de l’action économique et un critère central de la légitimité de l’État.

L’investissement entre textes formels et pratiques prédatrices

Le constat d’échec des politiques d’investissement occupe une place centrale dans l’analyse présidentielle. Loin d’imputer cette situation à une insuffisance des dispositifs juridiques, le Président pointe la responsabilité d’un environnement institutionnel miné par la corruption et les réseaux de rente. Cette analyse s’inscrit dans la lignée des travaux sur l’État rentier et les économies de prédation, où l’administration cesse d’être un instrument de régulation pour devenir un espace de captation des ressources publiques.

Dans ce cadre, la réforme de l’investissement ne peut se limiter à la révision des codes ou à l’octroi d’incitations fiscales. Elle suppose, au contraire, une transformation profonde des rapports entre l’État, l’administration et les acteurs économiques, afin de rompre avec les logiques clientélistes et de restaurer la primauté de l’intérêt général. L’insistance du Président Kaïs Saïed sur le caractère non arbitraire du changement à venir constitue l’un des points nodaux de sa vision politique. Contrairement aux discours de rupture brutale ou aux promesses de transformation instantanée, ce changement est conçu comme un processus graduel, rationnel et structuré, visant à reconstruire l’État sur des bases fonctionnelles et éthiques renouvelées.

Cette approche s’inscrit dans une temporalité longue, attentive aux résistances sociales et institutionnelles, mais déterminée à dépasser les blocages hérités. La refondation envisagée concerne des secteurs clés de la reproduction sociale et politique. Les institutions dédiées à la jeunesse sont appelées à devenir de véritables espaces de participation citoyenne, capables de produire de nouveaux acteurs publics affranchis des logiques d’exclusion. Le système éducatif est pensé comme un lieu central de formation du citoyen, et non comme un simple dispositif de production de diplômes, rejoignant ainsi les analyses d’Émile Durkheim sur la fonction morale de l’éducation.

La recherche scientifique, enfin, est appelée à jouer un rôle stratégique dans l’élaboration des politiques publiques, en fournissant à l’État des outils d’analyse et d’anticipation fondés sur la connaissance et non sur l’improvisation. Ainsi conçu, le changement tel que conceptualisé par le Président Kaïs Saïed ne relève ni de l’arbitraire ni de l’idéologie abstraite. Il s’inscrit dans une lecture sociologique des crises de l’État tunisien et dans une tentative de dépassement des impasses structurelles accumulées.

chef - cheffe du gouvernement Kais Saied Président de la République Sarra Zaafrani Zenzeri

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