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Accueil » Sécurité nationale et souveraineté : l’État tunisien face à la criminalité
NATION dimanche, 15 février, 2026,10:299 Mins Read

Sécurité nationale et souveraineté : l’État tunisien face à la criminalité

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Par Mondher AFI

La question de la criminalité organisée en Tunisie ne peut être appréhendée comme une simple problématique sécuritaire relevant de la technique policière ou de l’efficacité répressive. Elle constitue un révélateur profond des transformations sociales, des fragilités économiques, des recompositions géopolitiques et des tensions symboliques qui traversent l’État et la société.

À cet égard, la lutte contre les réseaux criminels, les trafics transfrontaliers, les circuits de blanchiment et les formes hybrides d’économie informelle violente s’inscrit dans une réflexion plus large sur la souveraineté, l’autorité légitime et la capacité de l’État à incarner l’intérêt général.

Dans le contexte tunisien, cette problématique prend une dimension particulière. Située au carrefour de l’Afrique, du monde arabe et de la Méditerranée, la Tunisie se trouve insérée dans des flux régionaux complexes où circulent marchandises, capitaux, armes, idéologies et migrations. La criminalité organisée n’y est pas un phénomène exogène importé mécaniquement de l’extérieur, elle est le produit d’interactions entre vulnérabilités internes et dynamiques transnationales. Comprendre cette réalité exige une approche sociologique rigoureuse, attentive aux logiques structurelles autant qu’aux représentations collectives. C’est dans ce cadre qu’il convient d’inscrire la vision du Président Kaïs Saïed. Sa lecture de la criminalité ne se limite pas à la gestion conjoncturelle d’un trouble à l’ordre public, elle s’articule à une conception globale de l’État, fondée sur la centralité de la souveraineté, la primauté de la loi et la restauration de la confiance entre institutions et citoyens. Loin d’un discours purement sécuritaire, cette approche repose sur un raisonnement normatif : il ne peut y avoir ni développement, ni justice sociale, ni dignité nationale sans un État capable d’imposer l’égalité devant la loi et de neutraliser les réseaux qui sapent l’économie légale et la cohésion sociale.

La criminalité en Tunisie : un phénomène social total

La criminalité en Tunisie doit être comprise comme un «fait social total» au sens maussien, engageant à la fois des dimensions économiques, culturelles, territoriales et politiques. Elle dépasse le cadre d’actes isolés pour s’inscrire dans des dynamiques structurelles. Les réseaux de trafic, stupéfiants, contrebande, traite ou circuits financiers occultes, prospèrent dans les failles créées par les inégalités régionales, le chômage structurel, la fragilité institutionnelle et l’intensification des échanges liée à la mondialisation. Sociologiquement, ces réseaux reposent sur des logiques d’appartenance, de loyauté et de hiérarchie qui reproduisent parfois, de manière parallèle, certaines fonctions de l’État. Ils établissent leurs propres normes, mécanismes de sanction et formes de redistribution. Dans des espaces marqués par la marginalisation, ils peuvent occuper un vide institutionnel en offrant protection ou ressources, ce qui instaure une concurrence implicite avec l’autorité légitime.

La mondialisation a accentué ce phénomène. L’ouverture des marchés et l’usage des technologies numériques ont facilité l’intégration de ces réseaux dans des circuits transnationaux souples et difficiles à tracer. La Tunisie, en tant qu’espace de connexion régionale, se trouve exposée à ces recompositions, notamment dans les zones frontalières où se croisent enjeux sécuritaires et économiques. Néanmoins, réduire la criminalité à des influences extérieures serait réducteur. Elle s’ancre aussi dans des déséquilibres internes : sentiment d’injustice, perte de confiance et perception d’une application inégale de la loi. Lorsque la norme juridique semble sélective, la frontière entre légalité et illégalité se brouille, ouvrant la voie à l’expansion des activités criminelles dans les zones grises du système.

Souveraineté, État et primauté du droit : la cohérence de la vision présidentielle

La spécificité conceptuelle de la vision du Président Kaïs Saïed réside dans son articulation constante entre la question sécuritaire et la question de la souveraineté. Dans son discours, la lutte contre la criminalité organisée n’est pas un volet sectoriel de l’action publique, elle constitue un acte de réaffirmation de l’État en tant qu’incarnation de la volonté populaire. Cette approche s’appuie sur une conception exigeante de la légalité. L’État ne doit pas être capturé par des intérêts particuliers, ni infiltré par des réseaux d’influence économique ou criminelle. La primauté du droit implique que nul ne soit au-dessus de la loi et que les institutions fonctionnent selon des principes clairs, transparents et non négociables. Dans cette perspective, la lutte contre les trafics et la corruption n’est pas seulement une opération de police, elle est une entreprise de moralisation de la vie publique.

Sur le plan politique, cette vision repose sur un postulat central : la sécurité est une condition de la liberté, non son contraire. La protection des citoyens contre la violence, l’extorsion et les réseaux criminels constitue un droit fondamental. Mais cette protection doit s’inscrire dans le respect des droits humains et de la dignité des personnes. Le discours présidentiel insiste sur cette dialectique entre autorité et justice, entre fermeté et légalité. La cohérence de cette posture tient également à son refus d’une dépendance sécuritaire excessive à l’égard d’acteurs extérieurs. Si la coopération internationale est nécessaire dans la lutte contre les réseaux transnationaux, elle ne saurait se substituer à la responsabilité première de l’État tunisien. La souveraineté n’est pas conçue comme un repli, mais comme la capacité de décider et d’agir selon les priorités nationales, en partenariat mais sans subordination.

Criminalité, développement et cohésion sociale : vers une approche intégrée

Une des dimensions les plus pertinentes de la vision défendue par le Président réside dans l’idée que la réponse sécuritaire, à elle seule, est insuffisante. La criminalité organisée prospère là où se conjuguent précarité économique, désaffiliation sociale et sentiment d’abandon. Par conséquent, la stratégie nationale doit intégrer des politiques de développement régional, d’inclusion sociale et de renforcement des services publics. Dans cette optique, la sécurité devient le pilier d’un projet de refondation plus large. Le redéploiement de l’État dans les régions marginalisées, la lutte contre les circuits économiques parallèles et la régulation des marchés informels participent d’un même objectif : restaurer l’autorité publique tout en offrant des alternatives légales et dignes aux populations vulnérables.

La sociologie de la déviance nous enseigne que la criminalité n’est pas uniquement le produit d’une disposition individuelle, mais le résultat d’un environnement structurel. Lorsque les opportunités légales sont limitées et que les modèles de réussite sociale valorisent la richesse rapide sans considération pour les moyens employés, les réseaux criminels acquièrent une attractivité symbolique. La réponse doit donc être aussi culturelle et éducative. Dans le discours présidentiel, l’école, la famille, les médias et la société civile sont appelés à jouer un rôle central dans la prévention. Il s’agit de reconstruire un imaginaire collectif fondé sur le mérite, la légalité et le service de l’intérêt général. Cette dimension normative est essentielle : la lutte contre la criminalité organisée ne peut réussir durablement sans une adhésion morale de la société aux principes de l’État de droit.

Souveraineté active et coopération maîtrisée

La situation géostratégique de la Tunisie, à l’intersection des espaces maghrébin, africain et méditerranéen, impose une réflexion stratégique où la lutte contre la criminalité organisée dépasse le cadre strictement national. Les réseaux criminels exploitent les discontinuités juridiques, les asymétries économiques et les fragilités institutionnelles pour déployer des activités transfrontalières qui défient les souverainetés classiques. Dans ce contexte, la coopération internationale n’est ni un choix idéologique ni une concession diplomatique, mais une nécessité structurelle. Elle implique des mécanismes sophistiqués de coordination policière, d’entraide judiciaire, d’échange d’informations et d’harmonisation normative. Cependant, la vision défendue par le Président Kaïs Saïed introduit une distinction fondamentale entre coopération et dépendance. La Tunisie ne peut être conçue comme un simple maillon périphérique d’architectures sécuritaires conçues ailleurs. Elle ne saurait être réduite à une zone de filtrage ou à un espace de délégation fonctionnelle des politiques de contrôle migratoire et criminel d’autres puissances. La coopération, dans cette perspective, doit être symétrique, respectueuse des choix souverains et fondée sur la reconnaissance du rôle central de l’État tunisien dans la définition de ses priorités.

Cette approche traduit une conception exigeante de la souveraineté, entendue non comme isolement, mais comme capacité décisionnelle autonome dans un environnement interdépendant. Elle repose sur l’idée que l’efficacité des partenariats internationaux dépend de la solidité interne des institutions nationales. Autrement dit, plus l’État tunisien affirme sa cohérence normative et sa légitimité démocratique, plus il peut négocier d’égal à égal avec ses partenaires. La souveraineté devient ainsi une condition de l’efficacité coopérative. Les flux financiers illicites, les circuits de blanchiment et certaines formes de trafic trouvent souvent leurs racines dans des architectures économiques mondiales marquées par l’inégalité et l’opacité. La criminalité transnationale ne prospère pas dans le vide, elle s’insère dans des interstices produits par la dérégulation et par la fragmentation des responsabilités. En ce sens, la lutte contre ces phénomènes exige non seulement des instruments répressifs, mais également une réflexion sur la justice économique internationale et la régulation des marchés. La Tunisie, en défendant ses intérêts nationaux, contribue à une redéfinition plus équitable des règles du jeu global.

Refondation étatique et projection vers l’avenir

La lutte contre la criminalité organisée, dans le cadre tunisien, ne peut être dissociée d’un projet de refondation de l’État. Le Président Kaïs Saïed inscrit cette lutte dans une dynamique plus large visant à restaurer l’autorité publique, à consolider la primauté du droit et à rétablir la confiance citoyenne. L’action sécuritaire n’est pas envisagée comme une réponse ponctuelle à des épisodes de violence, mais comme un processus continu de réaffirmation de l’État dans ses fonctions protectrice, régulatrice et symbolique.

Les opérations menées sur le terrain par les forces de sécurité traduisent concrètement cette orientation. Elles témoignent d’une volonté de reprendre l’initiative face aux réseaux criminels, de démanteler les circuits de trafic et de neutraliser les logiques d’impunité. Au-delà de leur dimension opérationnelle, ces actions possèdent une portée normative : l’espace public n’est pas abandonné aux acteurs illégaux et la loi demeure la référence ultime. Cette réaffirmation de l’autorité légitime contribue à restaurer le sentiment de sécurité, condition indispensable à l’investissement, à la stabilité sociale et à la cohésion nationale. Toutefois, la perspective présidentielle insiste sur un point essentiel : la sécurité durable ne peut être réduite à la seule dimension coercitive.

Elle suppose une articulation avec les politiques de développement, d’inclusion sociale et de réforme institutionnelle. La criminalité organisée prospère là où se combinent marginalisation économique, fragilité des services publics et déficit de confiance. En renforçant l’État de droit et en luttant contre les inégalités structurelles, la Tunisie se dote des moyens de prévenir la reproduction des réseaux criminels.

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