Internet et les réseaux sociaux sont devenus omniprésents dans notre quotidien avec une grande utilisation d’Internet et le recours aux outils numériques, y compris pour les enfants qui passent plus de temps que d’habitude devant les écrans et sur Internet, pour contacter les amis et familles, suivre des cours à distance, jouer, travailler. Aujourd’hui plus que jamais, nous comprenons l’importance de la sécurité, à la fois en ligne et dans le monde réel.
Un enfant reçoit son premier smartphone vers 11 ans et sa première tablette dès 9 ans. Pourtant, cette tranche d’âge reste peu sensibilisée aux risques du numérique, alors qu’elle représente un enjeu prioritaire : c’est à ce moment que se construisent leurs habitudes. Internet peut fournir un large éventail d’activités amusantes pour les enfants, ainsi que du matériel éducatif. Cependant, comme les enfants dépassent souvent leurs parents en matière de technologie, leurs profils numériques peuvent facilement devenir une cible pour les cybercriminels. On estime que les enfants entre 8 et 18 ans passent environ 45 heures par semaine en ligne.
C’est pourquoi il est utile, voire nécessaire, d’accompagner les enfants, leurs familles et l’ensemble de la communauté éducative vers un usage plus sûr et responsable d’Internet. Mais l’exposition à Internet, bien qu’utile, peut s’avérer dangereuse pour les enfants et les adolescents si son utilisation n’est pas bien maîtrisée. Ce phénomène de harcèlement est amplifié par un volet digital : SMS, photos, vidéos, réseaux sociaux. Hyper-connexion, cyberharcèlement, désinformation sont des exemples de dangers auxquels les enfants peuvent être exposés. C’est pourquoi il est très important d’accompagner les enfants et les adolescents dans leur utilisation d’Internet, pour assurer leur sécurité et donner la priorité à leur bien-être physique et mental.
Ainsi, à l’occasion de la Journée mondiale pour un Internet plus sûr, l’Agence Nationale de la Cybersécurité, avec le soutien de l’UNICEF en Tunisie, a organisé la journée «Kids Cyber Drill», une opportunité de créer un espace d’apprentissage pratique permettant aux enfants de mieux comprendre les menaces cybernétiques de manière concrète, à travers des exercices simulés, ludiques et encadrés par des experts de l’agence. Ce rendez-vous annuel de sensibilisation aux usages du numérique à destination des jeunes, des familles et de la communauté éducative vise à encourager les comportements responsables et positifs en ligne.
Le Safer Internet Day 2026 invite à questionner l’impact du numérique sur le bien-être des jeunes et comment le préserver, aider les jeunes à comprendre comment leurs pratiques numériques, les contenus qu’ils consultent et leurs interactions en ligne affectent leur bien-être, et leur donner des clés d’un rapport plus équilibré et épanouissant face aux écrans. Cet événement offre l’opportunité aussi à la communauté éducative d’organiser des ateliers pédagogiques de sensibilisation avec la mise à disposition de kits clés en main par Internet.
Le rôle des parents dans l’accompagnement et la sensibilisation
Exposés chaque jour aux outils numériques, parfois sans en percevoir les risques, les jeunes peuvent être confrontés au cyberharcèlement, au vol de données personnelles ou encore au piratage de compte. D’où la nécessité de les sensibiliser dès le plus jeune âge. Le Key Cyber Drill met en lumière l’importance de faire de l’internet un espace ludique, créatif, épanouissant et sécurisé pour tout le monde. Tous les acteurs qui travaillent avec les jeunes sont encouragés à organiser des activités pour sensibiliser leur groupe au bon usage des médias numériques et à faire face au cyberharcèlement qui se produit généralement sur les réseaux sociaux, par SMS ou messagerie instantanée, par courriel ou sur toute plateforme utilisée par les enfants et les jeunes pour communiquer.
Contrairement au harcèlement, le cyberharcèlement touche la victime n’importe où, à tout moment. Il peut entraîner des préjudices graves, car il touche rapidement un grand nombre de personnes. Les parents ne peuvent pas toujours surveiller les activités de leur enfant sur ces plateformes, c’est pourquoi il leur est parfois difficile de savoir s’il est harcelé ou auteur de harcèlement. Le harcèlement peut entraîner des conséquences néfastes et durables sur les enfants.
En plus de subir les effets physiques du harcèlement, les enfants peuvent souffrir de problèmes de santé mentale ou de problèmes émotionnels, tels que la dépression, l’anxiété susceptibles de conduire à un mal-être et à une baisse des performances scolaires. Les parents ont un rôle à jouer. Ils doivent expliquer à leurs enfants les bons comportements à adopter en ligne et pendant les appels vidéo et vérifier qu’ils les appliquent bien.
Les enfants passent plus de temps sur Internet et risquent donc d’être davantage exposés à des publicités qui font l’article d’aliments préjudiciables pour la santé, de stéréotypes liés au genre ou de contenus inadaptés à leur âge. Ainsi, il faudrait les aider à reconnaître ces publicités et en profiter pour explorer ensemble ce qui ne va pas dans les messages négatifs qu’elles véhiculent tout en tirant le meilleur parti des outils numériques qui favorisent une activité physique, tels que les vidéos d’exercices en ligne pour les enfants et les jeux vidéo qui les font bouger sans oublier d’instaurer un équilibre entre les divertissements en ligne et les activités hors ligne, notamment à l’extérieur.
Kamel BOUAOUINA
