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Accueil » L’État face à la recomposition africaine : sécurité, autonomie et rationalité stratégique
NATION mercredi, 18 février, 2026,08:329 Mins Read

L’État face à la recomposition africaine : sécurité, autonomie et rationalité stratégique

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Par Mondher AFI

La participation de la Tunisie aux travaux de la 39ᵉ session du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue à Addis-Abeba les 14 et 15 février 2026, sous la conduite du ministre des Affaires étrangères, agissant sur instructions du Président de la République Kaïs Saïed, dépasse largement la dimension protocolaire d’une représentation diplomatique classique. Elle constitue l’expression concrète d’une doctrine présidentielle cohérente, qui inscrit l’action extérieure de la Tunisie dans une perspective stratégique de long terme, articulant souveraineté nationale, responsabilité continentale et autonomie décisionnelle.

Dans cette perspective, la diplomatie n’est plus conçue comme un simple instrument de gestion des relations extérieures, mais comme un prolongement direct de la souveraineté étatique. Cette conception rejoint l’analyse de Raymond Aron, pour qui la politique internationale constitue une projection externe de la rationalité interne de l’État. La présence tunisienne à ce sommet traduit ainsi une volonté claire de repositionner la Tunisie comme un acteur conscient des transformations structurelles qui affectent le continent africain et le système international dans son ensemble.
La doctrine présidentielle repose sur une prémisse fondamentale : la souveraineté nationale ne peut être pleinement garantie dans un environnement régional instable. La sécurité nationale apparaît dès lors indissociable de la sécurité continentale. Cette approche systémique s’inscrit dans la continuité des analyses de Barry Buzan sur les complexes de sécurité régionaux, qui démontrent que les menaces contemporaines transcendent les frontières étatiques et exigent des réponses collectives structurées.

La souveraineté au cœur de l’ancrage stratégique africain de la Tunisie
Au cœur de la doctrine présidentielle se trouve une redéfinition profonde du concept de souveraineté. Celle-ci ne se limite plus à la défense territoriale ou à l’indépendance formelle, mais englobe la capacité effective de l’État à maîtriser ses choix politiques, économiques et stratégiques. Dans un contexte international caractérisé par l’intensification des interdépendances et la recomposition des rapports de puissance, la souveraineté devient une capacité d’autonomie stratégique.
Cette approche rejoint la conception du sociologue Max Weber, selon laquelle l’État se définit par sa capacité à exercer une autorité légitime sur un territoire donné. Mais dans le monde contemporain, cette autorité ne peut être effective que si elle s’inscrit dans un environnement régional stable et coopératif. La participation active de la Tunisie aux mécanismes africains de sécurité et de gouvernance traduit ainsi une volonté de contribuer à la stabilisation de cet environnement stratégique.
Le principe des «solutions africaines aux problèmes africains», réaffirmé par la diplomatie tunisienne lors du sommet, constitue une expression centrale de cette doctrine. Il traduit une volonté de rompre avec les logiques de dépendance structurelle et d’affirmer la capacité du continent à produire ses propres mécanismes de régulation. Cette orientation rejoint les analyses du philosophe Achille Mbembe, qui considère que la souveraineté africaine passe nécessairement par la réappropriation des instruments de décision et de gouvernance.
Dans cette perspective, l’engagement tunisien ne relève pas uniquement d’une solidarité politique, mais d’une rationalité stratégique. Il vise à contribuer à la construction d’un ordre africain fondé sur la responsabilité collective, la stabilité institutionnelle et l’autonomie décisionnelle.

La sécurité continentale comme prolongement de la sécurité nationale
Les débats du sommet ont mis en évidence la centralité de la question sécuritaire dans le devenir du continent africain. La multiplication des conflits, l’instabilité dans plusieurs régions et les défis liés au terrorisme et aux fragilités institutionnelles soulignent la nécessité d’une approche globale et structurée de la sécurité.
Dans ce contexte, la position tunisienne, fidèle à une tradition historique d’engagement en faveur de la paix, reflète une compréhension avancée des enjeux contemporains. Depuis son indépendance, la Tunisie a contribué aux opérations de maintien de la paix, affirmant ainsi sa conception de la sécurité comme un bien collectif.
Cette approche rejoint les analyses d’Ulrich Beck sur la «société du risque», selon lesquelles les menaces contemporaines sont globalisées et nécessitent des réponses collectives. La doctrine présidentielle intègre pleinement cette réalité. Elle considère que la stabilité africaine constitue une condition essentielle de la stabilité tunisienne.
En contribuant aux efforts africains de prévention des conflits et de consolidation de la paix, la Tunisie participe à la construction d’un environnement stratégique favorable à son propre développement. La sécurité apparaît ainsi non comme une contrainte, mais comme une condition préalable à la souveraineté et au progrès.

L’eau, pilier de souveraineté et de stabilité stratégique
Le choix de consacrer l’année 2026, au sein de l’Union africaine, à la question de l’accès durable à l’eau traduit une évolution majeure dans la perception des ressources naturelles, désormais reconnues comme des déterminants centraux de la souveraineté et de la stabilité des États. L’eau ne peut plus être appréhendée comme une simple ressource technique relevant de la gestion sectorielle, elle constitue un enjeu structurel qui conditionne la sécurité alimentaire, l’équilibre social et la continuité du développement. Dans un contexte marqué par les effets conjugués du changement climatique, de la croissance démographique et de la pression accrue sur les écosystèmes, la maîtrise des ressources hydriques devient une composante essentielle de la capacité des États à préserver leur autonomie et à garantir leur résilience.
Les travaux de Karl Wittfogel ont démontré que le contrôle des ressources hydrauliques a historiquement joué un rôle déterminant dans la structuration des systèmes politiques et dans la consolidation de l’autorité institutionnelle. Cette lecture met en évidence que la gestion de l’eau dépasse la dimension matérielle pour s’inscrire dans le champ de la gouvernance et de la souveraineté. La capacité d’un État à organiser, réguler et préserver ses ressources hydriques reflète son aptitude à assurer la cohérence de son action publique et à protéger l’intérêt collectif face aux incertitudes structurelles.
Dans le contexte africain contemporain, cette question acquiert une portée stratégique accrue. La raréfaction relative de l’eau, combinée à l’augmentation des besoins agricoles et urbains, impose une redéfinition des politiques publiques fondée sur l’anticipation, la rationalisation et la durabilité. La gestion de l’eau devient ainsi un indicateur de la solidité institutionnelle et de la capacité prospective des États, appelés à développer des modèles de gouvernance capables de concilier efficacité, équité et préservation des ressources.
Cette dimension est pleinement intégrée dans l’approche du Président Kaïs Saïed, pour qui la souveraineté nationale ne peut être effective sans la maîtrise des ressources stratégiques qui conditionnent l’indépendance réelle de la décision publique. Dans cette perspective, l’eau est conçue comme un bien commun dont la protection relève de la responsabilité fondamentale de l’État. Cette conception confère à la question hydrique une portée qui dépasse les impératifs techniques pour s’inscrire dans une vision globale de consolidation de l’État et de sécurisation de l’avenir national.
La participation active de la Tunisie aux réflexions africaines sur l’accès durable à l’eau traduit une volonté d’inscrire son action dans une dynamique de coopération responsable, fondée sur la reconnaissance de l’interdépendance des États face aux défis communs. Elle reflète également une orientation stratégique tournée vers l’anticipation, la durabilité et le renforcement des capacités nationales, dans la perspective de construire un modèle de développement fondé sur la maîtrise des ressources, la stabilité institutionnelle et la confiance collective dans l’avenir.

La gouvernance institutionnelle comme fondement de la stabilité et de la légitimité
La position tunisienne concernant la réforme institutionnelle de l’Union africaine reflète une approche équilibrée, fondée sur le respect de la souveraineté des États et la nécessité de renforcer l’efficacité des institutions continentales. Cette approche reconnaît que la légitimité institutionnelle constitue une condition essentielle de la stabilité politique.
Comme l’a souligné Pierre Rosanvallon, la légitimité des institutions repose sur leur capacité à inspirer confiance et à produire des résultats. La doctrine présidentielle accorde une importance particulière à cette dimension. Elle considère que la consolidation des institutions africaines constitue une condition essentielle de la stabilité continentale.
La promotion de la bonne gouvernance, du respect des équilibres institutionnels et de la transparence s’inscrit dans cette logique. Elle vise à renforcer la crédibilité des institutions africaines et à consolider leur capacité d’action.
La réaffirmation du soutien tunisien aux droits du peuple palestinien, lors des rencontres diplomatiques en marge du sommet, illustre la cohérence normative de la doctrine présidentielle. Cette position s’inscrit dans une conception principielle des relations internationales fondée sur le respect du droit et de la souveraineté des peuples.
Cette orientation rejoint les analyses d’Emmanuel Levinas, pour qui la responsabilité constitue le fondement de l’éthique politique. En affirmant sa position constante, la Tunisie renforce sa crédibilité et sa légitimité sur la scène internationale.

La Tunisie et l’horizon stratégique africain
La participation de la Tunisie aux sommets de l’Union africaine s’inscrit dans une orientation stratégique réfléchie, fondée sur la volonté de repositionner le pays au cœur des dynamiques continentales émergentes. Cette présence active ne relève pas d’une logique protocolaire, mais traduit une conscience aiguë des mutations profondes qui redéfinissent les équilibres du système international. Dans un contexte marqué par la recomposition des centres de pouvoir et par l’affirmation progressive de l’Afrique en tant qu’espace géopolitique structurant, la Tunisie affirme sa vocation à contribuer à l’élaboration d’un nouvel ordre régional fondé sur la souveraineté, la coopération et la responsabilité collective.
Cette orientation s’inscrit dans une temporalité longue, au sens où l’entend Fernand Braudel, pour qui les transformations décisives s’opèrent à travers des processus historiques durables, façonnés par des continuités profondes plutôt que par des ruptures immédiates. L’approche portée par le Président Kaïs Saïed s’inscrit précisément dans cette perspective structurelle : elle vise à inscrire la Tunisie dans une trajectoire stratégique cohérente, capable d’anticiper les évolutions du continent et de participer activement à la construction de ses équilibres futurs. Il ne s’agit pas seulement de s’adapter aux transformations en cours, mais d’en devenir un acteur conscient et influent.
Cette conception repose sur une lecture renouvelée de l’Afrique, appréhendée non comme un espace de fragilité, mais comme un horizon de possibilités, d’innovation institutionnelle et de redéfinition des rapports de puissance. La consolidation des institutions africaines, le renforcement des mécanismes de coopération et l’affirmation d’une souveraineté collective apparaissent comme les conditions nécessaires à l’émergence d’un continent capable de maîtriser son destin historique.
Dans cette perspective, l’engagement africain de la Tunisie traduit une doctrine fondée sur la souveraineté effective, la responsabilité politique et la projection stratégique. Il exprime une conviction fondamentale : l’avenir de la Tunisie est indissociablement lié à celui de l’Afrique. En participant activement à cette dynamique, la Tunisie affirme sa continuité historique, renforce sa crédibilité institutionnelle et contribue à l’émergence d’un espace africain plus stable, plus autonome et porteur d’un avenir maîtrisé.

Kais Saied ministère des Affaires étrangères - Tunisie Mohamed Ali Nafti Président de la République Union africaine

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