Le Temps News
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Erreur, pas de jeu d’identité publicitaire! Vérifiez votre syntaxe!
Facebook Twitter Instagram
Facebook Twitter Instagram YouTube
Le Temps News
Abonnez-vous
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Le Temps News
Accueil » Le pouvoir d’achat comme horizon social
pouvoir d achat
tribunes vendredi, 20 février, 2026,19:136 Mins Read

Le pouvoir d’achat comme horizon social

Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a une scène qui se répète, presque identique, d’un bout à l’autre du pays : une personne s’arrête devant un étal, regarde, hésite puis repose. Ce geste minuscule dit beaucoup. Il dit le calcul permanent, l’arbitrage discret, la fatigue de devoir choisir entre des choses qui, hier encore, ne demandaient pas de réflexion. Le pouvoir d’achat, en Tunisie, n’est plus un concept réservé aux économistes ou aux bulletins officiels. C’est devenu une sensation quotidienne, un poids sur l’épaule, une conversation qui commence par «tu as vu les prix ?» et se termine par un soupir.

Ce qui inquiète le plus, ce n’est pas uniquement la hausse elle-même, mais sa manière d’installer une insécurité. On ne sait plus vraiment ce qui va coûter combien demain, ni où l’on se situe dans le mois. Les repères se brouillent : un produit peut sembler abordable un jour puis devenir un luxe le lendemain. Et quand les repères se brouillent, la confiance se fissure. Le consommateur a le sentiment d’être pris au piège, le commerçant se justifie, chacun soupçonne l’autre, comme si la vie économique s’était transformée en duel permanent. Au final, c’est la société entière qui se tend, parce qu’une société qui doute de ses prix doute de ses règles.

Dans les foyers, l’adaptation est devenue une seconde nature. On réduit les quantités, on change de marques, on étale les achats, on privilégie le strict nécessaire, on négocie, on compare, on prend la route vers un autre quartier parce qu’on a entendu dire que c’est «un peu moins cher là-bas». On pourrait presque admirer cette capacité d’organisation, cette ingéniosité populaire. Mais à la longue, ce n’est plus de l’ingéniosité, c’est une gymnastique épuisante. Quand faire les courses devient une stratégie, quand chaque sortie se discute, quand un simple imprévu médical menace l’équilibre du mois, la vie perd une part de légèreté, et la légèreté n’est pas un luxe, c’est une condition de dignité.

Le plus cruel est peut-être que la restriction ne se voit pas toujours. Il n’y a pas forcément de cris, pas forcément de rupture spectaculaire. 

Les conséquences négatives du secteur informel

Il y a plutôt un rétrécissement progressif : moins de loisirs, moins de vêtements neufs, moins de projets, moins de marge. Les familles apprennent à vivre plus serré, et ce serrage devient la norme. Or une norme qui serre trop finit par étouffer. Elle abîme les relations, parce que l’argent, quand il manque, devient un sujet omniprésent, une source de tensions, de culpabilités et parfois de honte. Elle abîme aussi l’horizon : comment planifier, comment espérer, comment éduquer dans la sérénité quand tout paraît instable ?

Cette pression sur les ménages finit naturellement par toucher l’économie réelle. Quand les familles réduisent leurs dépenses, les petits commerces vendent moins, les services tournent au ralenti, certains métiers deviennent encore plus fragiles. On oublie trop souvent que la «consommation» dont parlent les chiffres, ce sont des boulangeries, des cafés, des ateliers, des salons, des transporteurs, bref des emplois et des vies. Le cercle est alors cruel : la baisse du pouvoir d’achat réduit l’activité, la baisse d’activité fragilise les revenus, et la fragilisation des revenus accentue la baisse du pouvoir d’achat. Dans ce cercle, l’informel prospère, parce qu’il répond vite, contourne les contraintes, propose parfois moins cher. Mais ce «moins cher» a un coût collectif : il affaiblit l’État, déséquilibre la concurrence et entretient une économie où la règle devient optionnelle.

À cela s’ajoutent les pénuries ponctuelles et les ruptures d’approvisionnement, qui font naître une autre forme d’angoisse : la peur de manquer. Quand un produit disparaît, même temporairement, il devient soudain plus précieux, et chacun se met à acheter «au cas où». La peur se propage plus vite que l’information. Elle transforme le marché en un espace nerveux, où l’on n’achète plus seulement pour répondre à un besoin, mais pour se protéger d’une incertitude. Et l’incertitude, dans un pays déjà traversé par des doutes économiques, agit comme un amplificateur. Elle rend les gens susceptibles, impatients et parfois injustes entre eux.

On entend souvent des réponses simples : contrôler, sanctionner, bloquer, encadrer. Certaines mesures de contrôle peuvent évidemment être nécessaires contre les abus flagrants, la spéculation, les manipulations. Mais le danger, c’est de croire qu’une société se gère comme un tableau d’affichage des prix. 

L’équité et le sens, cœur du sujet

On peut surveiller un marché, on ne peut pas surveiller une économie entière sans produire des effets secondaires : rareté, contournement, marché parallèle, baisse de qualité. Et puis il y a une limite morale : quand l’État intervient, il doit être perçu comme juste, pas comme arbitraire. Or la justice ne se décrète pas, elle se construit par des décisions cohérentes, lisibles et surtout, équitables.

Le cœur du sujet, au fond, n’est pas seulement le prix du panier, mais la question de l’équité et du sens. Qui paie l’ajustement ? Qui bénéficie des protections ? Qui reste exposé ? Quand une partie de la population a le sentiment de porter seule le poids des crises, elle ne demande pas uniquement une baisse de prix, elle demande une reconnaissance et une perspective. La classe moyenne, en particulier, se trouve dans une zone dangereuse : pas assez pauvre pour être systématiquement soutenue, pas assez riche pour se protéger. Si elle se fragilise, c’est toute la stabilité sociale qui tremble, car cette classe est souvent le moteur silencieux de l’école, de la consommation régulière, des petits projets qui maintiennent une société debout.

On peut donc parler d’inflation, de dinar, de budgets, mais la question est plus vaste : quel contrat social voulons-nous préserver ? La solution ne peut pas être uniquement un enchaînement de pansements. Il faudra, tôt ou tard, agir sur les causes profondes : produire davantage, soutenir les filières locales, fluidifier la distribution, réduire les coûts logistiques, combattre sérieusement l’économie parallèle et surtout, restaurer la confiance par des règles stables. Ce sont des chantiers moins spectaculaires qu’une annonce, mais infiniment plus décisifs.

En attendant, la vie continue, et les Tunisiens font ce qu’ils ont toujours su faire : tenir. Mais tenir ne veut pas dire accepter. Derrière les plaisanteries amères, derrière les discussions de marché, derrière les calculs au centime près, il y a une demande claire, presque simple : pouvoir respirer. Respirer, c’est-à-dire vivre sans se sentir constamment menacé par le lendemain, retrouver des repères, croire que l’effort peut être récompensé. À défaut de grandes promesses, il suffirait déjà d’une chose : que le quotidien cesse d’être une bataille.

 

consommation pouvoir d’achat

Articles liés

Entre spiritualité oubliée et frénésie de consommation

jeudi, 19 février, 2026,09:26

A la veille de Ramadan : état des lieux des marchés, des prix et du… contrôle

mercredi, 18 février, 2026,11:36

Prix en hausse continue et pouvoir d’achat en dégradation

mercredi, 18 février, 2026,09:36
Les derniers articles
tribunes
tribunes

Le pouvoir d’achat comme horizon social

vendredi, 20 février, 2026,19:13

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire) Il y a une scène qui se répète, presque identique,…

Greffe de moelle osseuse : le ministère de la Santé lance de nouvelles mesures pour réduire l’attente

vendredi, 20 février, 2026,17:28

La Omra : des coûts plus élevés et des arnaqueurs à éviter 

vendredi, 20 février, 2026,11:26

L’école tunisienne :défi structurel et horizon de transformation

vendredi, 20 février, 2026,10:28

Retour des concours et blocage de la loi relative au recrutement exceptionnel : les diplômés chômeurs protestent

vendredi, 20 février, 2026,09:27
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
———————————————–

Délégataire: MOHAMED BEN SALEM

———————————————–

Journal électronique
Édité par Dar Assabah
Siége : Bd. Mohamed Bouazizi El Menzah
Téléphone  : 71 238 222 (lignes Groupées)
Fax : 71 752 527

Facebook Twitter Instagram YouTube
© 2026      Le temps ALL RIGHT RESERVED

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.