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Accueil » Nos rues parlent politique… et oublient les artistes
tribunes samedi, 21 février, 2026,19:086 Mins Read

Nos rues parlent politique… et oublient les artistes

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Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Dans nos villes, les murs parlent à voix basse. Les plaques de rues, en apparence modestes, posent pourtant une question immense : qui mérite d’être répété chaque jour par les passants, les chauffeurs, les enfants qui apprennent leur quartier comme on apprend une langue ? Car un nom de rue n’est pas seulement un repère, c’est une manière d’écrire l’histoire à hauteur d’homme, dans la poussière du quotidien.

Et lorsqu’on lève les yeux, un constat revient avec insistance : les artistes sont trop souvent les grands absents de cette écriture urbaine, tandis que les politiciens, eux, occupent des boulevards entiers, comme si la mémoire collective devait d’abord s’agenouiller devant le pouvoir.

Il ne s’agit pas de nier la place de la politique dans le récit d’un pays. Mais on s’étonne de voir à quel point la ville, qui devrait être un livre ouvert sur toutes les forces d’une société, se transforme parfois en vitrine presque exclusive de carrières publiques. Le pouvoir se donne des adresses, s’inscrit dans la pierre, se multiplie en avenues, en places, en ronds-points. Pendant ce temps, la création reste cantonnée aux salles, aux musées, aux souvenirs intimes, comme si l’art n’avait droit qu’à des espaces fermés, et non à la rue, cet espace commun par excellence.

Pourtant, quel paradoxe ! Ce sont souvent les artistes qui façonnent l’âme d’un pays avec plus de profondeur et de durée que bien des mandats. Qu’est-ce qui survit le plus longtemps, au fond : une décision de cabinet ou une mélodie qui traverse les générations ? Un slogan électoral ou une toile qui continue à nous regarder ? On prononce sans fin des noms d’hommes de pouvoir, mais combien de fois prononce-t-on, en marchant, les noms de ceux qui ont donné des couleurs à notre regard, une cadence à notre mémoire, une manière d’être au monde ?

Regardons du côté des peintres, par exemple. Notre imaginaire tunisien s’est construit aussi par des mains, des pigments, des ateliers, des expositions, des gestes patients. Ali Bellagha, Zoubeir Turki, Yahia Turki : ces noms ne sont pas des notes de bas de page, mais des repères, des phares, des manières de dire la lumière et les visages d’ici. Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi, Ali Ben Salem, Sofia Farhat, Néjib Belkhodja : chacun porte une part d’histoire sensible, une part de ville intérieure. Les oublier dans la toponymie, c’est comme marcher dans une cité qui aurait honte de ses propres couleurs. C’est réduire la mémoire à un registre administratif, alors qu’elle devrait aussi être une galerie à ciel ouvert.

 

On honore les titres plus que les traces

Et que dire du théâtre ? Le théâtre, c’est la parole vivante d’un peuple, son miroir, son rire, sa blessure, sa lucidité. Il n’est pas un divertissement secondaire, il est souvent un lieu où une société se parle à elle-même, parfois plus honnêtement que dans les discours officiels. Ali Ben Ayed, Slaheddine Belhouane, Zohra Faïza, Hammouda Maâli : ces noms portent des scènes, des générations de spectateurs, des émotions partagées, des nuits où l’on sort d’une salle en se sentant plus libre ou plus inquiet, donc plus vivant. Pourquoi la rue, qui est déjà un théâtre permanent, ne porterait-elle pas davantage les noms de ceux qui ont élevé la parole au rang d’art, de ceux qui ont appris au public à écouter, à réfléchir, à reconnaître ses propres contradictions ?

La musique, elle, est peut-être la preuve la plus éclatante de cette injustice. La chanson ne se contente pas d’illustrer une époque, elle l’imprime dans le cœur. Une voix devient un foyer, un abri, une fierté. Saliha, Oulaya, Ali Riahi, Mohamed Jamoussi, Salah Mehdi… ces noms ont accompagné des mariages, des deuils, des fêtes, des voitures sur la route, des soirs de solitude et des matins d’espoir. Ils ont donné à la langue une vibration, aux mots une chair. Et pourtant, leurs noms restent trop souvent en marge des cartes, comme si la ville n’osait pas reconnaître que sa bande-son, sa mémoire sonore, est aussi importante que ses archives politiques.

On objectera peut-être que la toponymie doit être prudente, qu’elle ne peut pas devenir un palmarès, qu’il faut éviter la polémique. Mais cette prudence est parfois une paresse. Car nommer une rue d’après un politicien n’est pas neutre non plus : la politique divise, parfois davantage que l’art. Simplement, on accorde au pouvoir une respectabilité automatique, et l’on traite la création comme un supplément. La vérité, c’est que l’on confond souvent «importance» et «fonction». On honore les titres plus que les traces. Or, les artistes laissent des traces profondes : ils forment le regard, ils éduquent l’oreille, ils déplacent la pensée, ils rendent une société capable de nuance. 

 

Une ville qui honore aussi ses artistes devient un poème praticable

Et une société qui perd la nuance devient facile à gouverner, certes, mais plus difficile à aimer.

La rue est l’espace le plus démocratique qui soit. Tout le monde la traverse. Tout le monde lit, même sans le vouloir. Offrir un nom d’artiste à une rue, c’est faire entrer la culture dans le trajet le plus ordinaire, c’est permettre qu’un enfant demande : «Qui était Néjib Belkhodja ? Qui était Sofia Farhat ?» Et qu’une conversation naisse, simple, naturelle, comme une passerelle entre générations. C’est aussi rééquilibrer le récit urbain : dire que la nation ne se résume pas à ses gouvernants, qu’elle est faite aussi de ses rêveurs, de ses interprètes, de ses artisans du beau.

Il ne s’agit pas de mener une guerre des noms ni d’effacer ce qui existe. Il s’agit d’élargir. De cesser de laisser la ville parler d’une seule voix. Une ville qui n’honore pas assez ses artistes finit par se raconter comme un dossier, un rapport, un procès-verbal. Une ville qui honore aussi ses artistes devient un poème praticable, une mémoire respirable, un lieu où l’on comprend que le bien commun ne se construit pas seulement par des décisions, mais aussi par des visions, des émotions, des œuvres.

Alors oui, il est temps que nos plaques de rues cessent d’être un couloir presque réservé aux figures politiques. Il est temps que la ville, qui est déjà un musée vivant et une scène ouverte, affiche davantage ces noms qui ont donné à la Tunisie des couleurs, des voix, des personnages, des mélodies. Ali Bellagha, Zoubeir Turki, Yahia Turki, Ammar Farhat, Abdelaziz Gorgi, Ali Ben Salem, Sofia Farhat, Néjib Belkhodja. Ali Ben Ayed, Slaheddine Belhouane, Zohra Faïza, Hammouda Maâli. Saliha, Oulaya, Ali Riahi, Mohamed Jamoussi, Salah Mehdi, Tahar Cheriaâ, Hamda Ben Tijani, Ridha Kalaï, ou bien des voix de la radio, Adel Youssef, Alia Babou, Salah Jegham… Non comme une liste figée, mais comme une invitation : que la ville se souvienne aussi de ceux qui l’ont rendue sensible. Et qu’au détour d’une rue, on puisse entendre, même en silence, la dignité de la création.

 

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