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Accueil » Mokhtar Rassaâ : «J’ai commencé ma carrière à la TV en tant que journaliste et je l’ai terminée en tant que PDG, ce n’est pas mal non ?»
Médias dimanche, 22 février, 2026,19:1117 Mins Read

Mokhtar Rassaâ : «J’ai commencé ma carrière à la TV en tant que journaliste et je l’ai terminée en tant que PDG, ce n’est pas mal non ?»

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L’invité de ce dimanche est un journaliste hors pair. Il s’agit de Mokhtar Rassaâ. Un Monsieur qui a occupé plusieurs postes de responsabilité. Il a commencé sa carrière comme rédacteur et journaliste du Journal télévisé en langue française en 1969 et a terminé sa carrière en tant que PDG de la Télévision. A travers la présente interview, nous avons cherché à faire découvrir son itinéraire à nos lecteurs, même si le faire en une seule page est plutôt réducteur d’un parcours aussi riche que varié. Nous avons l’intime conviction que ce qui a été dit n’est qu’une partie infime de ce qui aurait pu être relaté. Entretien.

– Pour commencer, vos premiers pas, votre parcours scolaire et universitaire…
– Pour l’école primaire, on voulait pour moi une école où on n’enseigne pas uniquement le français. A l’époque, et c’était en 1956, on habitait El Omrane à la Rue El Farabi et l’école de Franceville enseignait seulement le français. Alors, on a cherché une école franco-arabe et j’ai atterri à l’avenue Garros qui est maintenant la Rue Hédi Chaker où jai obtenu le certificat d’études primaires. Ensuite, j’ai fait le lycée du Bardo ou Khaznadar pendant une année et par la suite, j’ai été au lycée Alaoui. J’ai fait également une année dans un lycée privé avant de terminer le secondaire au lycée Carnot où j’ai eu mon bac. Pour les études supérieures, j’ai fait une année de philosophie avant d’opter pour des études de droit au campus où j’ai fait la connaissance de mon épouse.

– Je sais que vous avez très vite commencé à travailler…
– Effectivement, attendu que mon père est décédé en février 1969. Comme j’étais fils unique et que ma mère était infirme, je me suis retrouvé soutien de famille, j’ai cherché à travailler et je fus admis au nouveau journal télévisé en langue française qui était chapeauté par Si Nabil Ben Khelil. Il m’a recruté et ainsi, j’ai commencé à travailler tout en continuant mes études de droit. Par la suite, tout s’est enchaîné. Très rapidement, je me suis retrouvé à présenter le journal et devenir journaliste. J’ai pu travailler avec Kamel Cherif, Moncef Chelli et Nabila Hamza. Nous étions les quatre présentateurs du JTF. Je dois préciser qu’avant nous, il y avait Nabil Ben Khelil et Moncef Dlimi. C’était, en quelque sorte, mes premiers pas dans le monde du travail et du journalisme.

– Vous êtes co-fondateur du premier syndicat des journalistes. Pouvez-vous nous en dire plus ?
– C’était avec Néji Chaâri. Et cela m’a coûté une mutation à la radio. C’est pour vous donner une idée sur la mentalité de l’époque. Les responsables ne savaient pas que j’étais fasciné par le monde de la radio. Cela m’a permis de faire deux années au Journal parlé en langue française (JPF) avant de réintégrer, de nouveau, la télévision. En quelque sorte, on m’a rendu service.

– Votre père vous a quitté alors que vous étiez encore étudiant. Quel fut le rôle de votre famille dans votre carrière ?
– Disons que ma mère ne m’a pas poussé à faire de la télé et encore moins, de la radio. C’est venu comme ça. Comme je viens de le dire, j’étais fasciné par le monde des médias et c’est le regretté Nabil Ben Khelil qui m’a tendu la perche. J’ai tout de suite saisi l’occasion.

– Que retenez-vous de votre passage à la télé et à la radio ?
– Je commencerai par le magazine «La semaine» qui a été initié par Nabil Ben khelil, où j’ai fait mes premiers reportages. Ce magazine est l’ancêtre du fameux «El Mindhar». C’est un magazine qu’on diffusait le mardi et dans lequel on traitait de trois ou quatre sujets d’une manière un peu plus étendue que ceux traités durant le journal télévisé. Je me rappelle de mon premier reportage qui parlait de la grande Oulaya, laquelle avait un problème de santé. Un autre reportage dont je suis fier, c’était suite à une augmentation de salaire de 40 dinars pour les instituteurs décidée par Hédi Nouira. C’était une augmentation considérable et je me rappelle que j’avais intitulé ce reportage « Ked el mouaalem an yakouna rassoul»(Le prof aurait pu être un prophète). Je me rappelle avoir fait ce reportage avec les instituteurs qui travaillent dans les campagnes pour voir les conditions de leur travail. C’était pour justifier cette augmentation. Et cela n’a pas plu à certains.
J’ai également initié le club de la presse au sein duquel on invitait une personnalité politique ou autre. On était trois à quatre journalistes à mener cette interview au cours de laquelle on revenait sur l’actualité de l’époque.

Mokhtar Rassaâ lors de la conférence du Festival international de Carthage 2019 qu’il avait présidé

– Parmi les reportages que vous faisiez, on se rappelle tous de ceux qui traitaient d’hippisme. Comment vous est venue l’idée d’en faire ?
– C’était le défunt Raouf Ben Ali qui m’avait demandé d’en faire pour l’émission Dimanche Sport après avoir vu un reportage que j’avais fait sur l’élevage des chevaux en Tunisie. Et ça a duré une dizaine d’années.

– Tant qu’on y est, votre expérience en tant que présentateur de Dimanche Sport, quel souvenir en gardez-vous ?
– C’était en 1980, avec Moncef Ben Mahmoud qui était le PDG de l’ERTT de l’époque, que je suis devenu producteur de ce programme. A l’époque, nos moyens étaient dérisoires. Avec mon expérience journalistique et celle du journal télévisé, j’ai fait de Dimanche Sport un magazine d’informations sportives. Je l’ai conçu comme ça, avec des rubriques et je pouvais compter sur les compétences de Mohamed Ben Khelifa, Abdelhamid Rguez, Mohamed Kilani, Hichem Khalsi et la liste est longue et chacun avait une rubrique et un travail à faire. Ça a duré une année car après, j’ai été nommé au ministère de l’Intérieur.

– C’est un détail que je ne connaissais pas de votre parcours professionnel. C’était en quelle année ?
– En 1980. J’ai été choisi par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Driss Guiga, pour être Chargé de mission de la direction des affaires politiques. Le ministre ne voulait pas d’une direction des affaires politiques qui pourrait faire de l’ombre au ministère, mais d’un chargé de mission qui aura à s’occuper de ces services et de la direction. Pour être plus clair, se charger des relations avec les associations, les syndicats, les journalistes et la société civile et cela m’a permis de vivre, pendant trois ans et demi, une expérience très enrichissante. Je me rappelle qu’au départ, j’avais peur d’y aller, mais je tiens à préciser que ce n’est pas seulement un ministère de la police, mais il fallait aussi compter la Direction Générale des Affaires Régionales et Locales. On s’occupait des municipalités et des gouvernorats. Je me suis déployé d’une façon remarquable car j’ai contribué à l’apparition d’associations comme celle du droit constitutionnel accordé à Mohamed Charfi. Des revues ont vu le jour comme celles de Lotfi Ben Aïssa «Thèses» et «15/21» de Hamid Ennaïfer, Zied Krichen et Slaheddine Jourchi. C’était un courant islamiste progressiste et modéré qui voulait s’exprimer par un organe qui soit reconnu et on leur a donné la possibilité de le faire. Pour faire bref, ce fut une belle expérience avec un ministre cultivé et humaniste qui m’avait permis de me déployer au sein de ce spectre de la direction politique, du reste très varié. J’ai eu de bonnes relations avec la centrale syndicale grâce à mon expérience dans le domaine du syndicalisme et avec les journalistes dont je suis issu, sans oublier les partis politiques, ainsi que la société civile. En somme, j’en suis satisfait !

– Et puis, ce fut le retour à la télévision…
– Absolument, après le ministère de l’Intérieur, j’ai réintégré l’ERTT en tant que rédacteur en chef du Journal télévisé en langue française.

– Déjà un riche parcours avant d’aborder le monde du tourisme…
– En fait, comme j’ai été directeur général de la télévision et puis directeur général des chaînes TV et pour m’éloigner de ce monde, on m’a nommé au ministère des Affaires culturelles. En ces temps-là, je ne m’entendais pas trop avec le ministre en place. Et comme le gouvernement était dans l’embarras, je lui ai donné l’idée de me nommer au ministère du Tourisme car je savais qu’il y avait une direction générale des loisirs. Et au début de 2002, j’ai commencé ma nouvelle fonction au ministère du Tourisme où je suis resté quatre ans. Malheureusement, je ne me suis pas entendu avec les ministres de l’époque, à savoir Mondher Znaïdi, Abderrahim Zouari et Tijani Haddef, à propos d’un budget qu’il fallait allouer à cette direction générale. J’avais commencé à imaginer un secteur des loisirs qui pouvait être intéressant pour le pays. Je voulais faire voter par l’assemblée nationale un budget pour les divertissements, sans succès. Après quatre ans d’attente, j’ai demandé à réintégrer le domaine de l’information.

– On passe à autre chose. Entre le festival de Carthage et celui de la Médina, on va commencer par ce dernier. Comment vous est venue l’idée d’initier ce rendez-vous devenu incontournable ?
– C’était du temps où j’étais au ministère de l’Intérieur. J’ai eu une sorte d’illumination et je m’étais dit pourquoi pas un festival de la Médina. J’ai profité de ma position au ministère de l’Intérieur pour fonder en 1983 l’association du festival de la Médina avec quelques amis et membres de la commission. J’en citerai feu Zoubeïr Lasram, Slaheddine Ben Abid, Abdelhamid Jabnouni et bien d’autres. On avait organisé la première édition en 1984.

– Le succès fut-il immédiat ?
– Absolument. Il faut rappeler que ce festival est une expérience unique dans le domaine de la culture. Le but était, d’abord, d’attirer l’attention sur l’état de la Médina et ensuite de la valoriser par des spectacles de qualité dans les lieux restaurés par les soins de l’Association de la sauvegarde de la Médina ou l’Institut national du patrimoine. Ainsi, on a pu voir des spectacles à Dar Lasram, la Medersa Achouria, Dar Hassine ou le patio de la Bibliothèque nationale. C’était également une occasion pour faire connaître ces lieux au grand public. Enfin, on a pu animer cette médina qui était presque sans vie. Pour conclure, ce festival a eu des répercussions positives et il a promu la Médina à telle enseigne que l’hôtel Abdelkéfi est devenu Dar El Jeld et à l’occasion de son inauguration, on a organisé quatorze soirées avec Anouar Brahem. On a organisé cinq récitals de Mounir Béchir au Diwan Dar El Jeld qui est juste à côté de Dar El Jeld. Inutile de rappeler que l’engouement du public et des mécènes fut extraordinaire.

– Votre avis sur le festival de ces dernières années, d’aujourd’hui, de 2026 ?
– Au départ, on faisait des spectacles intra-muros dans les Medersas, les palais et les patios de grands monuments. Par la suite, on a approché le Théâtre municipal de Tunis qui nous permettait d’organiser des spectacles plus importants. Aujourd’hui, je ne me retrouve pas dans ce qui se fait. Il faut, d’abord, savoir qu’on m’a demandé de m’éloigner du festival. On m’avait demandé de le faire à l’occasion de l’anniversaire de Leïla Ben Ali. Et depuis, je ne m’y intéresse plus. Il continue son chemin, mais l’âme et la vision que j’avais pour ce festival n’y sont plus. De toutes les façons, il a redynamisé la Médina, ramené des investisseurs pour y faire des galeries de peinture et des restaurants de haut standing et autres. Tout cela a été fait après la réussite du festival…

– Après la retraite, vous êtes revenu à la télé en tant que PDG par intérim. Je sais que vous n’avez pas accepté tout de suite cette nomination. Pourquoi ?
– Comme vous le dites, j’étais déjà à la retraite et j’ai été contacté par le directeur de cabinet de l’ex-premier ministre Mohamed Ghannouchi. Au début, j’ai refusé mais le 27 février 2011, j’ai reçu un appel du président de la République Foued Mbazaâ m’intimant l’ordre d’accepter le poste de PDG de la Télévisé tunisienne. Il m’a explicitement dit : «Je ne veux pas de votre appui, c’est un devoir national». C’était le même jour où Mohamed Ghannouchi avait démissionné et Béji Caïd Essebsi était pressenti pour lui succéder.

– J’imagine que ce ne fut pas facile avec des dossiers des plus chauds ?
– Cela a duré entre dix et onze mois et c’est vrai que c’était chaud, mais j’estime m’en être bien sorti. Le pays était en ébullition et la télé n’avait plus de programmes. J’ai réussi à la restructurer avec des programmes variés et des débats politiques avec comme consigne qu’ils soient équitables car les partis étaient nombreux. Quand j’ai quitté la télé, je n’ai pas été critiqué et personne ne m’en a voulu. Cela veut dire que j’ai bien fait mon travail.

– Il était question d’irrégularités dans la confection de certains programmes du temps de Ben Ali. Comment avez-vous géré ces dossiers ?
– Nous avons initié des procès contre «Cactus» et ramené le matériel qui nous revenait de droit d’Utique. Il fallait qu’il y ait une instruction et on l’a fait. Entre-temps, j’ai quitté mon poste après avoir assuré cet intérim.
– On revient aux festivals. Après celui de la Médina, vous vous êtes retrouvé à la tête du festival de Carthage. Encore une lourde responsabilité…
– C’est arrivé suite à ma nomination par le ministre de la Culture Abdelbaki Hermassi. Le festival était moribond et on voulait le relancer. J’ai été chargé de le faire. J’estime avoir réussi dans ma mission avec en ouverture, le spectacle «Hannibal» de Ghassène Rahabani. Une comédie musicale et de grands noms de la chanson arabe tels que Kadhem Essaher, Mejda Erroumi et Najoua Karam. Le ballet national de l’opéra de Lyon et les années twist. C’était une belle édition. Mais, malheureusement, le succès ne fut pas, également, financier car les prix des spectacles n’étaient pas à la hauteur des spectacles. Sur ce plan, je n’étais pas d’accord avec le ministre car c’était le prix à payer pour faire revivre le festival. Je me rappelle qu’avant de quitter mon poste de directeur du festival, je lui avais proposé des idées des plus intéressantes pour «Tunis capitale culturelle». Sans les énumérer et elles sont quatre, il n’en a pas voulu. Il a pris note sans plus. Je sais que plus tard, il n’en a plus voulu et de moi et de mes idées.
Tout cela était en 1997. En 2017, je suis revenu après un malentendu entre la directrice Amel Moussa et Mohamed Zine El Abidine que je connaissais car je l’avais programmé au festival de la Médina en tant que luthiste. On avait des affinités et il a fait appel à moi et j’ai accepté. Je me rappelle avoir pris le train en marche avec un programme comprenant des spectacles déjà programmés par Amel Moussa.

– Vos impressions sur le Festival de Carthage d’aujourd’hui et a-t-il changé en le comparant à celui des dernières années ?
– Je ne pense pas. C’est un festival qui dépend de l’inspiration du directeur et personne ne peut se vanter d’avoir été derrière la meilleure édition. Il y a eu de très bons directeurs. Carthage n’est pas seulement un festival culturel. C’est un festival généraliste et de divertissement. Et, depuis les années 90, c’est devenu un festival de grandes variétés. Et au milieu de ces spectacles, il y a des spectacles culturels.

– Les spectacles que vous gardez en tête des deux festivals, de la Médina et de Carthage ?
– Pour Carthage, c’est le Lac des Cygnes, l’histoire du tango et le gospel. Pour le festival de la Médina, comme je l’ai présidé pendant 26 ans, les spectacles qui sont restés imprégnés dans ma tête sont nombreux. Même les petits spectacles peuvent laisser des souvenirs inoubliables comme le groupe espagnol Calamus qui a déchiffré les notes du Malouf de la musique andalouse. Bien sûr, il ne faut pas oublier Cesaria Evora, Georges Moustaki… Il faut rappeler que les spectacles au festival de la Médina se comptent par centaines et on ne peut pas tous les citer. C’est, surtout, un festival qui a lancé plusieurs jeunes talents en herbe et les plus illustres sont indéniablement Anouar Brahem, Mohamed Zine El Abidine, Amina Srarfi et bien d’autres noms.

– On dit de vous que vous n’avez pas votre langue dans votre poche. Est-ce essentiel quand on est journaliste ou haut responsable ?
– Je suis très pointilleux sur l’organisation sinon, je n’aurais pas réussi à faire quoi que ce soit de bon. J’estime avoir réussi à faire d’un petit festival un grand événement. J’ai toujours cherché la perfection et à bien faire mon travail et pour y arriver, il faut être intransigeant. L’organisation est très difficile et si on n’est pas rigoureux, on ne peut pas réussir.

– Vous avez eu des expériences tant à la radio qu’à la télé. Si vous deviez choisir entre ces deux médias, pour lequel opteriez-vous?
– Pendant toute ma carrière, je n’ai fait que deux ans de radio. A la télé, j’ai été acteur, mais la radio demeure toujours ce moyen très proche de nous. A tout instant…
Sinon, à la télé, il y a beaucoup de travail à faire. Personnellement, je n’ai pas tout fait. J’ai encouragé la fiction et les émissions culturelles importantes car la télévision a un rôle, celui de cultiver les masses et de mettre à leur portée des concerts importants. Pour faire bref, on a peu fait et tout reste à faire.

– Avez-vous un mentor, quelqu’un qui a cru en vous et vous a aidé dans votre carrière ?
– Dans le domaine journalistique, c’est indéniablement le regretté Nebil Ben Khelil. C’est lui qui noud a initiés, moi et ceux de ma génération, au journalisme qui est une mission et une confession. Dans la vie, c’est Ali Aïssaoui qui était un de mes maîtres à penser. Évidemment, il y a aussi mon père qui m’a initié à l’amour pour l’histoire. C’est lui qui m’a transmis ce virus. Il faut savoir que j’ai un DEUG d’histoire et mon père me contait les choses et j’ai eu à vérifier ce qu’il me contait dans mes lectures et dans des œuvres assez pointues.

– Beaucoup de choses ont changé depuis 2011. Quelle est votre évaluation de ces quinze ans ?
– Je pense qu’on a raté le coche. Il s’est présenté à nous quelque chose dont nous ne sommes pas responsables. La chute de Ben Ali est combinée et j’estime que les Tunisiens qui ont vécu ces événements, entre le 17 décembre et le 14 janvier, avaient une opportunité unique pour concevoir, imaginer et pratiquer une démocratie à la tunisienne, mais la classe politique a échoué lamentablement et c’est malheureux !

– Actuellement, l’intelligence artificielle tend à remplacer l’humain. Est-ce une bonne chose ?
– Cette intelligence a toujours existé. Ce sont les portables, les avions, le TGV et plein d’autres choses. L’être humain doit, tout simplement, avoir la prééminence sur ce progrès. Il ne doit pas avoir peur et doit utiliser cette intelligence à bon escient.

– La notoriété, elle ne vous a pas joué de mauvais tours ?
– Personnellement, ça me gênait un peu. Quand on est tout le temps à la télé, dans la vie de tous les jours, on est vite repéré. Je pense que quand on est un personnage connu, on doit se comporter d’une manière correcte.

– S’il y avait possibilité de remonter le temps, referiez-vous les mêmes choses et les mêmes choix ?
– Les mêmes, certainement pas car certaines sont venues vers moi par contingence. J’aurais peut-être fait une carrière d’enseignant et j’aurais enseigné la philosophie. Comme je l’ai mentionné plus haut, j’ai connu des moments difficiles, certainement parce que je ne caressais pas dans le sens du poil. D’ailleurs, je n’ai jamais eu la moindre décoration et j’en suis fier. Même très fier !

– Vos souhaits pour 2026…
– Ce que je souhaite pour ce pays, c’est un peu d’imagination dans la gestion des affaires publiques. Nous avons un pays qui est merveilleux. J’ai une très haute idée de mon pays et j’estime qu’on ne fait pas assez pour progresser.

Propos recueillis par Mourad AYARI

journaliste Mokhtar Rassaâ télévision

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