Les examens trimestriels qui coïncident avec le mois sacré du Ramadan revêtent un caractère particulier, puisque les élèves doivent faire face à un stress grandissant, s’adapter au jeûne et réviser les leçons. Pour les élèves du primaire, les épreuves écrites se tiennent du 23 février au 7 mars. Pendant cette période, les cours seront maintenus. La période de correction et de saisie des notes sur la plateforme numérique s’étend du 9 au 14 mars. Les bulletins de notes seront remis entre le 12 et le 14 mars.
Pour les élèves des collèges et les lycéens, les devoirs de synthèse se poursuivent jusqu’au 7 mars 2026. Ils s’étendent du 23 au 28 février avec le maintien des cours, tandis que la semaine bloquée aura lieu du 2 au 7 mars avec suspension des cours. La correction et la restitution des devoirs débuteront le 9 mars et se poursuivront jusqu’au 14 du même mois.
Les élèves seront amenés, encore une fois, à passer leurs examens en plein Ramadan. Un défi qui n’est pas toujours évident à relever, compte tenu de plusieurs facteurs. Au-delà du changement des habitudes alimentaires ou encore de la sensation de soif ou de faim pendant la journée, le mois sacré du Ramadan est associé à plusieurs aspects physiques. Il s’agit notamment de fatigue tout au long de la journée, de manque de sommeil, de maux de tête ou encore de problèmes digestifs. C’est pourquoi les élèves essaient de bien gérer les examens en période de Ramadan. Samir, élève en troisième année maths, essaie de réviser ses leçons tôt le matin après le repas des premières lueurs de l’aube (Shour). «J’arrive à me concentrer plus sur ce que j’étudie, tandis que l’après-midi, je me repose pour pouvoir poursuivre mes révisions le soir», a-t-il expliqué. Nadia a du mal à passer son examen. «Je trouve des difficultés à me lever le matin, car je me couche tard le soir. Ce système ne me permet de réviser qu’après la rupture du jeûne», a-t-elle confié. Ahmed, élève en quatrième année Lettres, lui aussi, va encore plus loin. Pour lui, le Ramadan, c’est avant tout un atout : «Honnêtement, ça ne change strictement rien. Au contraire, c’est psychologiquement motivant. À aucun moment je ne me suis senti affaibli du fait de ne pas manger ou de ne pas boire». Jamila, élève en deuxième année Economie, estime que les examens sont difficiles à surmonter durant Ramadan car la faim et la fatigue sont plus présentes. «Il faut habituer son organisme, les premiers jours sont les plus durs, après, tout s’enchaîne le plus naturellement», raconte-t-elle.
Maintenir un rythme de sommeil et d’alimentation équilibré
Il est vrai que pour bien passer les examens en période de Ramadan, il faudrait maintenir un rythme de sommeil et d’alimentation équilibré. Veiller toute la nuit jusqu’au shour est d’ailleurs une mauvaise habitude à bannir absolument, surtout en cette période. Plusieurs études ont prouvé que le manque de sommeil est une source de déconcentration et de fatigue. Il faut absolument dormir 8 heures, même si c’est 4 heures la nuit et 4 heures la journée, assurent les spécialistes. En effet, en période d’examen, un sommeil de qualité est primordial.
Le manque de sommeil est une source de déconcentration et de fatigue, explique Héla, institutrice qui appelle les jeunes à s’organiser, dormir assez et manger équilibré pour bien se concentrer sur les examens. «Il est également important d’apprendre à gérer son énergie durant la journée. Il s’agit là de diriger son énergie vers un objectif précis qui est celui de préparer et de bien passer ses devoirs», dit-elle. Bien dormir permet ainsi à notre cerveau de mieux gérer les informations récemment acquises. Des révisions régulières et studieuses, une bonne gestion du sommeil, une alimentation saine et équilibrée seront les bons atouts pour les diplômes tout en ayant jeûné.
Kamel BOUAOUINA
