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Accueil » Souveraineté économique, régulation des marchés et éthique de la consommation 
NATION mercredi, 25 février, 2026,08:269 Mins Read

Souveraineté économique, régulation des marchés et éthique de la consommation 

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Par Mondher AFI

La préparation du mois de Ramadan constitue, en Tunisie, bien davantage qu’un simple exercice logistique. Elle représente un moment de vérité pour l’État, où se croisent les enjeux de souveraineté économique, de justice sociale, de stabilité des marchés et de rationalisation des comportements collectifs. 

Dans cette perspective, la récente séance d’audition organisée par la commission parlementaire compétente au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, consacrée aux préparatifs du ministère du Commerce et du Développement des exportations, ne peut être réduite à un simple rituel institutionnel. Elle s’inscrit dans une architecture stratégique plus vaste, portée avec constance par le Président Kaïs Saïed, visant à rétablir la centralité régulatrice de l’État, à moraliser les circuits économiques et à garantir la souveraineté effective de la nation sur ses ressources et ses équilibres sociaux.

La vision présidentielle repose sur un principe cardinal : il ne peut y avoir de souveraineté politique sans souveraineté économique. Cette doctrine, qui structure désormais l’action publique, considère que la régulation des marchés et la protection du pouvoir d’achat constituent des dimensions essentielles de la sécurité nationale. Le marché n’est pas conçu comme un espace autonome livré aux seules forces de l’offre et de la demande, mais comme un espace social qui doit être encadré afin de préserver la cohésion collective.

La séance parlementaire du 19 février 2026 illustre concrètement cette orientation. Le ministre a affirmé que les préparatifs ont débuté dès l’été précédent, ce qui révèle une approche anticipative fondée sur la planification et non sur la réaction. Cette anticipation traduit une transformation profonde du rôle de l’État : celui-ci ne se contente plus d’intervenir en situation de crise, mais agit en amont pour prévenir les déséquilibres.

Cette approche se manifeste notamment dans la priorité accordée à la production nationale. Le recours à l’importation n’est envisagé qu’à titre exceptionnel, ce qui correspond à une stratégie claire de réduction de la dépendance extérieure. Cette orientation s’inscrit dans une logique de souveraineté productive, visant à renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs internationaux.

La régulation des approvisionnements : une ingénierie stratégique de la stabilité

Les chiffres présentés lors de l’audition témoignent de l’ampleur de l’effort déployé. Ainsi, 95.000 tonnes de légumes et de fruits saisonniers ont été mobilisées, tandis que les stocks de dattes et de pommes atteignent 120.000 tonnes. La production d’œufs, quant à elle, est estimée à 165 millions d’unités pour les mois de février et mars, avec un stock régulateur supplémentaire de 18 millions d’unités.

Ces données ne constituent pas de simples indicateurs techniques. Elles traduisent une stratégie de sécurisation des flux alimentaires visant à neutraliser les risques de pénurie et à empêcher les phénomènes spéculatifs. La disponibilité de l’offre est en effet le premier rempart contre l’inflation artificielle.

Le secteur des viandes illustre également cette logique. La production de viande blanche atteint 13.500 tonnes de poulet et 6.500 tonnes de dinde, avec des stocks complémentaires de 1.230 tonnes. Dans le domaine du lait, la disponibilité de 12 millions de litres en réserve garantit une capacité d’intervention rapide en cas de tension sur le marché.

Cette architecture logistique reflète une conception stratégique du rôle de l’État. Celui-ci agit comme un stabilisateur systémique, capable d’absorber les fluctuations et de garantir la continuité de l’approvisionnement.

Régulation et légitimité étatique

La politique de contrôle des prix ne peut être appréhendée comme une simple mesure conjoncturelle dictée par les tensions saisonnières du marché. Elle constitue un dispositif structurant inscrit dans une conception renouvelée de l’économie politique en Tunisie. Le gel des prix des produits essentiels, l’encadrement des marges bénéficiaires et le plafonnement ciblé de certains tarifs répondent à une logique de correction des asymétries structurelles qui caractérisent les marchés imparfaits, notamment en période de forte demande. Dans ces contextes, l’auto-régulation spontanée tend à favoriser des comportements opportunistes et spéculatifs, accentuant les inégalités d’accès et fragilisant la cohésion sociale.

La vision défendue par le Président Kaïs Saïed repose sur un postulat clair : la spéculation excessive n’est pas une simple dynamique économique neutre, mais une pratique qui altère le pacte social en transformant la rareté conjoncturelle en rente indue. La régulation des prix devient alors un instrument de justice distributive. Elle vise à garantir que les mécanismes du marché demeurent compatibles avec l’intérêt général et qu’ils ne dérivent pas vers des formes de prédation économique.

D’un point de vue sociologique, cette intervention traduit une redéfinition du rôle de l’État comme instance d’arbitrage normatif. Loin d’entraver l’initiative privée, la régulation crée un cadre stabilisateur réduisant l’incertitude et limitant les comportements déviants. La mise en place de circuits courts — notamment les points de vente directs du producteur au consommateur — participe de cette rationalisation structurelle. En réduisant le nombre d’intermédiaires, ces dispositifs atténuent les phénomènes de surcoûts cumulés, renforcent la transparence des prix et reconfigurent la relation entre production et consommation dans une perspective d’équité.

La surveillance économique s’inscrit dans cette même logique de consolidation institutionnelle. Le déploiement de 150 équipes de contrôle et de 25 cellules permanentes ne relève pas d’une démonstration coercitive, mais d’une stratégie de dissuasion systémique. En étendant la vigilance aux circuits de stockage, de transport et de distribution, l’État agit en amont des distorsions, là où se constituent les pratiques spéculatives.

Cette approche traduit une évolution paradigmatique : l’État n’est plus un arbitre passif observant les fluctuations du marché, mais un acteur structurant capable d’orienter les dynamiques économiques vers des finalités de stabilité et de justice. Dans une perspective prospective, cette régulation renforcée peut constituer le socle d’un modèle de gouvernance économique hybride, conciliant efficacité productive et responsabilité sociale. Elle redonne à l’autorité publique sa fonction première : garantir l’équilibre collectif et préserver la légitimité du système économique aux yeux des citoyens. 

La dimension culturelle : le défi de la rationalité collective

Toutefois, la régulation institutionnelle ne peut suffire à elle seule. Le Ramadan révèle également un paradoxe sociologique majeur : alors même que les prix augmentent, la consommation continue de croître.

La Tunisie figure parmi les pays où le gaspillage alimentaire atteint des niveaux préoccupants. Le pain, notamment, constitue l’un des produits les plus gaspillés. Ce phénomène reflète une contradiction profonde entre les contraintes économiques et les comportements sociaux.

Cette réalité met en évidence une dimension essentielle de la stratégie présidentielle : la souveraineté économique ne dépend pas uniquement des politiques publiques, mais aussi de la conscience collective. La rationalisation de la consommation devient un impératif national.

Vers une transformation structurelle du modèle économique

La vision portée par le Président Kaïs Saïed dépasse largement la gestion conjoncturelle du mois de Ramadan pour s’inscrire dans une dynamique de transformation structurelle du modèle économique en Tunisie. Elle procède d’une refondation conceptuelle articulée autour de la justice sociale, de la souveraineté effective et de la responsabilité collective. Dans cette perspective, l’État retrouve sa centralité stratégique en tant que garant de l’équilibre économique et du lien social, non comme simple régulateur technique, mais comme instance normative orientant les dynamiques du marché vers l’intérêt général. La priorité accordée à la production nationale participe de cette logique : elle vise à réduire la dépendance extérieure et à consolider l’autonomie décisionnelle du pays face aux fluctuations internationales. Parallèlement, la moralisation des pratiques économiques — notamment à travers la lutte contre la spéculation et les rentes indues — est érigée en impératif à la fois éthique et structurel, car un marché qui s’affranchit de toute régulation finit par éroder sa propre légitimité sociale. Enfin, cette vision intègre une dimension essentielle souvent négligée : la responsabilisation des citoyens. La rationalisation de la consommation et la lutte contre le gaspillage ne relèvent pas uniquement d’un comportement individuel vertueux, mais d’une participation active à la souveraineté nationale, puisque la stabilité des équilibres dépend aussi des pratiques collectives. Au-delà des instruments techniques, cette stratégie vise à restaurer la confiance dans la capacité de l’État à protéger l’intérêt commun. Or, la confiance constitue elle-même une ressource stratégique : lorsqu’elle est consolidée, elle renforce la cohésion nationale, stabilise les anticipations économiques et réduit les tensions sociales. Ainsi, se dessine un modèle où la souveraineté ne se limite pas à un discours politique, mais s’incarne dans un pacte renouvelé entre l’État et la société, fondé sur l’équité, la responsabilité et la stabilité durable.

 

La Tunisie face à la refondation stratégique de l’État

La gestion du Ramadan 2026 constitue un tournant significatif dans l’évolution de l’État en Tunisie. Elle met en lumière une transformation qualitative de l’action publique : celle-ci ne se limite plus à traiter les crises a posteriori, mais s’oriente vers une logique anticipative visant à prévenir les déséquilibres structurels. Ce passage d’une gouvernance réactive à une gouvernance proactive témoigne d’un État qui réaffirme sa capacité d’orientation, de régulation et de protection dans un contexte international marqué par l’incertitude et les tensions économiques.

Au centre de cette dynamique se trouve la vision portée par le Président Kaïs Saïed, fondée sur une redéfinition du rôle de l’État comme garant concret de l’équilibre social et de la souveraineté économique. Dans cette perspective, la souveraineté ne relève plus du registre symbolique, elle s’évalue à l’aune de la capacité institutionnelle à sécuriser les chaînes d’approvisionnement, à encadrer les mécanismes de marché et à préserver le pouvoir d’achat. Il s’agit d’une inflexion majeure par rapport aux paradigmes de dérégulation qui ont réduit, ailleurs, la marge d’intervention publique face aux logiques spéculatives.

Le Ramadan agit ainsi comme un révélateur des tensions qui traversent la société contemporaine : tension entre consommation expansive et rationalité des ressources, entre liberté économique et exigence de justice sociale. L’intervention de l’État ne vise pas à contraindre l’activité marchande, mais à en rétablir la finalité collective. La régulation devient un instrument de stabilisation systémique, capable d’anticiper les dérives et de préserver la cohésion nationale.

Au-delà des mesures techniques, l’enjeu réside dans la reconstruction de la confiance. Celle-ci se fonde sur l’efficacité, la prévisibilité et l’équité de l’action publique. En garantissant l’accès aux produits essentiels et en luttant contre la spéculation, l’État consolide sa légitimité et réaffirme sa fonction protectrice. Ainsi, la gestion du Ramadan dépasse la conjoncture pour s’inscrire dans une stratégie de transformation durable, où la puissance publique retrouve sa centralité au service de la stabilité, de la justice et de la résilience nationale.



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