L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Tunisie a recommandé de retarder, autant que possible, la consommation de tout type de tabac après la rupture du jeûne, suggérant de substituer le besoin de fumer par des activités sportives, culturelles ou de loisirs afin de détourner l’attention de la dépendance à la nicotine, nocive pour la santé.
Dans une publication diffusée, jeudi, sur sa page officielle, l’OMS Tunisie a appelé à boire de l’eau au lieu de fumer, de bien respirer et de se tourner vers d’autres occupations, telles que la lecture, l’activité physique, la marche légère ou encore les échanges avec les membres de la famille, afin de mieux gérer les envies liées au sevrage.
Selon l’OMS, le mois de Ramadan constitue une opportunité propice pour entamer un sevrage tabagique puisque l’abstinence naturelle pendant plusieurs heures contribue à réduire la dépendance à la nicotine et à adopter un mode de vie plus sain.
Par ailleurs, les données de 2021 indiquent que l’usage de la cigarette électronique en Tunisie s’élève à environ 15,2 %, tandis que le tabagisme, de manière générale, touche 48,3 % des hommes. Il serait à l’origine de 15,3 % des décès chez les hommes et de 3,9 % chez les femmes.
D’après le président de l’Alliance tunisienne de lutte contre le tabagisme, Hatem Bouzayène, environ 25 % des élèves scolarisés en Tunisie sont fumeurs.
« Ce phénomène a pris de l’ampleur, notamment avec l’émergence de nouvelles formes de tabagisme, telles que les cigarettes électroniques et le tabac chauffé, souvent proposés avec des arômes variés et présentés par les compagnies de tabac comme des alternatives, malgré des risques sanitaires avérés », ajoute la même source.
(D’après TAP)
