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Accueil » La souveraineté en acte : le retour de l’État incarné au cœur des espaces économiques et sociaux
NATION vendredi, 27 février, 2026,08:509 Mins Read

La souveraineté en acte : le retour de l’État incarné au cœur des espaces économiques et sociaux

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Par Mondher AFI

Le mardi 24 février 2026, le Président de la République, Kaïs Saïed, a effectué une visite inopinée à la société Ellouhoum à El Ouardia, institution publique fondée en 1961 et occupant une place centrale dans la régulation du marché des viandes rouges en Tunisie. Cette visite s’est prolongée par un déplacement au marché de Bab El Fella, au cœur de la capitale, où le Chef de l’État a échangé directement avec les citoyens et les commerçants.

Loin de constituer un simple acte protocolaire, cette séquence présidentielle s’inscrit dans une logique politique et sociologique profonde : une reconquête de la présence de l’État dans les espaces économiques stratégiques et une reconfiguration du lien entre le pouvoir exécutif et la société.
Cette démarche, analysée dans une perspective de sociologie politique de l’État, révèle une transformation significative des modes d’exercice de la fonction présidentielle, fondée non sur la médiation bureaucratique exclusive, mais sur l’observation directe, l’écoute active et l’intervention symbolique et institutionnelle dans les lieux où se cristallisent les tensions sociales.
La société Ellouhoum occupe une position singulière dans l’architecture institutionnelle et économique de la Tunisie, en ce qu’elle ne relève pas uniquement d’une fonction technique de production ou de distribution, mais constitue un instrument stratégique de régulation publique. Sa création en 1961 s’inscrivait dans une conception souveraine de l’économie, caractéristique des États postcoloniaux soucieux de consolider leur autonomie et de garantir la sécurité alimentaire de leur population. Dès lors, cette institution ne peut être réduite à un simple opérateur commercial, elle incarne une modalité d’intervention de l’État visant à encadrer les mécanismes du marché, à prévenir les déséquilibres structurels et à protéger le pouvoir d’achat des citoyens face aux fluctuations spéculatives.
Dans ce contexte, la visite effectuée le 24 février 2026 par le Président de la République, Kaïs Saïed, revêt une portée qui dépasse largement le cadre d’une inspection administrative ordinaire. Elle traduit une démarche fondée sur la réaffirmation de la présence effective de l’État dans un secteur où les mécanismes de régulation ont été fragilisés par des pratiques déviantes, des logiques d’intermédiation parasitaire et des formes de captation de la fonction publique à des fins privées. Cette présence directe du Chef de l’État participe d’une stratégie de réactivation de la capacité institutionnelle, entendue comme la faculté de l’autorité publique à intervenir concrètement pour corriger les dysfonctionnements et restaurer l’ordre économique.

La visite présidentielle comme réactivation de la présence de l’État dans les institutions économiques
D’un point de vue sociologique, l’État ne se définit pas uniquement par son existence juridique ou normative, mais par sa capacité à produire des effets réels dans la société. Max Weber soulignait que l’État repose sur le monopole de la violence légitime, mais cette notion doit être comprise dans une acception élargie incluant la capacité à imposer des règles économiques justes et à protéger la collectivité contre les formes de domination illégitimes. Lorsque des pratiques de corruption, des réseaux informels ou des défaillances administratives entravent le fonctionnement d’une institution publique, ce n’est pas seulement l’efficacité technique qui est affectée, mais la légitimité même de l’État en tant qu’instance de régulation et de protection.
L’intervention présidentielle s’inscrit précisément dans une logique de restauration de cette légitimité. En mettant en lumière l’existence de pratiques illégales et en dénonçant les mécanismes de corruption, l’autorité politique contribue à rétablir la transparence comme principe fondamental de l’action publique. Cette démarche correspond à ce que Pierre Bourdieu conceptualisait comme la fonction régulatrice de l’État, c’est-à-dire sa capacité à imposer des règles communes et à protéger l’intérêt général contre les formes d’appropriation privée des ressources collectives.
Au-delà de sa dimension institutionnelle, cette visite possède également une portée symbolique majeure. Elle témoigne d’une conception du pouvoir fondée sur la responsabilité directe et sur la nécessité d’une connaissance empirique des réalités sociales. En se rendant sur place, le Président ne se limite pas à une posture formelle, il réaffirme la centralité de l’État comme garant de la justice économique et de l’équilibre social. Cette présence contribue à restaurer la confiance des citoyens dans la capacité des institutions à remplir leur mission, en démontrant que l’autorité publique demeure attentive aux dysfonctionnements et déterminée à y remédier.
Ainsi, cette démarche s’inscrit dans un processus plus large de reconstruction de la souveraineté institutionnelle, entendue non comme un principe abstrait, mais comme une capacité concrète à réguler, à protéger et à assurer la primauté de l’intérêt général. Elle illustre une conception exigeante de l’action publique, fondée sur la vigilance, la responsabilité et la réaffirmation du rôle central de l’État dans la structuration des équilibres économiques et sociaux.

Une pratique présidentielle fondée sur l’observation directe et la désintermédiation administrative
L’un des aspects les plus significatifs de cette visite réside dans sa dimension méthodologique. En se déplaçant personnellement sur le terrain, le Président contourne les filtres bureaucratiques qui structurent habituellement la circulation de l’information au sein de l’appareil d’État.
La sociologie des organisations a montré que les structures administratives produisent souvent des effets de distorsion informationnelle. Les rapports officiels, les statistiques et les synthèses administratives peuvent atténuer la gravité des dysfonctionnements ou masquer certaines réalités. Ce phénomène, que Michel Crozier a analysé comme une caractéristique structurelle des bureaucraties, conduit à une forme d’opacité organisationnelle.
La visite présidentielle constitue ainsi une forme de désintermédiation. Elle permet au Chef de l’État d’accéder à une connaissance directe des situations, fondée sur l’observation et le dialogue avec les acteurs concernés.
Cette démarche se distingue nettement des pratiques administratives routinières. Elle repose sur une logique empirique : voir, écouter, comprendre et agir.
Contrairement à certaines formes d’action gouvernementale qui privilégient la communication institutionnelle et la mise en scène symbolique, l’approche adoptée ici se caractérise par une immersion dans les espaces réels où se produisent les dysfonctionnements.

Reconnaissance politique et légitimation sociale
La seconde étape de la visite, au marché de Bab El Fella, revêt une importance sociologique majeure. En s’adressant directement aux citoyens, le Président établit une relation politique fondée sur la reconnaissance.
Dans la théorie politique contemporaine, la reconnaissance constitue un élément fondamental de la légitimité. Le philosophe Axel Honneth a montré que les individus ont besoin d’être reconnus comme sujets de droit et comme membres à part entière de la communauté politique.
L’écoute directe des citoyens produit plusieurs effets structurants :
Premièrement, elle réduit la distance symbolique entre le pouvoir et la société. L’État cesse d’apparaître comme une entité distante et abstraite, il devient une présence visible et accessible.
Deuxièmement, elle renforce la confiance institutionnelle. Lorsque les citoyens constatent que leurs préoccupations sont entendues au plus haut niveau de l’État, leur perception de la légitimité politique se transforme.
Troisièmement, elle permet une meilleure compréhension des réalités sociales. Les citoyens expriment des expériences vécues qui échappent souvent aux indicateurs statistiques.
Dans le contexte de la hausse des prix des viandes rouges, cette écoute directe revêt une dimension particulière. Elle traduit la reconnaissance du pouvoir d’achat comme enjeu politique central et non comme simple variable économique.

Une redéfinition du rôle présidentiel face aux limites de l’action gouvernementale
L’analyse comparative des pratiques institutionnelles permet de mettre en évidence une distinction fondamentale entre deux modèles d’exercice du pouvoir.
Le premier modèle repose sur la médiation administrative : il privilégie les réunions, les rapports et les procédures formelles, et s’inscrit dans une logique de régulation indirecte.
Le second modèle repose, à l’inverse, sur l’intervention directe, l’observation empirique et l’interaction immédiate avec la réalité sociale. Il implique une réduction des intermédiaires et une inscription du pouvoir dans le champ des pratiques effectives.
La pratique présidentielle observée s’inscrit clairement dans ce second modèle. Elle traduit une conception active de la fonction présidentielle, fondée sur la responsabilité directe dans la protection de l’intérêt général et sur la capacité d’agir au contact des réalités concrètes. Cette orientation contraste avec certaines formes d’action ministérielle caractérisées par une dépendance excessive à l’égard des structures bureaucratiques et par une distance relative vis-à-vis des situations vécues.
Dans cette perspective, la présence du Président sur le terrain produit un effet institutionnel structurant. Elle rappelle aux responsables administratifs leur obligation de résultat et contribue à réactiver les mécanismes de responsabilité organisationnelle. Par ce biais, elle réintroduit également une dimension morale dans l’exercice de la fonction publique : l’État cesse d’être perçu comme une simple structure administrative abstraite et redevient une autorité responsable devant la société.
Cette réinscription de l’autorité dans le réel trouve une illustration concrète dans la question des prix des viandes rouges. Celle-ci ne relève pas uniquement de l’économie, mais touche à des dimensions plus larges, telles que la souveraineté alimentaire, la justice sociale et la dignité des citoyens. En effet, la souveraineté ne se limite pas à l’indépendance politique formelle, elle implique également la capacité effective de l’État à garantir des conditions de vie dignes à sa population et à prévenir les déséquilibres susceptibles d’affecter la cohésion sociale.
En intervenant dans ce secteur, le Président réaffirme ainsi la responsabilité régulatrice de l’État dans le fonctionnement du marché. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de l’État social, fondée sur l’idée que les institutions publiques doivent protéger les citoyens contre les effets déstabilisateurs des dérégulations économiques et des pratiques spéculatives. Elle traduit, en outre, une volonté de restaurer la rationalité administrative et de renforcer l’efficacité institutionnelle, en rétablissant le lien entre décision publique et réalité empirique.
L’un des aspects les plus structurants de cette séquence réside, précisément, dans la perception de cohérence entre la parole présidentielle et l’intervention effective sur le terrain. En sociologie politique, la crédibilité ne relève pas d’une qualité morale abstraite, mais d’une ressource institutionnelle construite à travers la vérifiabilité empirique de l’action publique. Elle émerge lorsque les acteurs sociaux constatent que les énoncés politiques ne demeurent pas à l’état déclaratif, mais se traduisent par des pratiques observables, susceptibles de produire des effets concrets sur le fonctionnement des institutions.
La présence physique du Président de la République, Kaïs Saïed, dans un espace caractérisé par des dysfonctionnements signalés, introduit précisément cette dimension de vérification empirique. Elle contribue à réduire l’asymétrie informationnelle entre le sommet de l’État et les réalités administratives, tout en produisant un effet de responsabilisation organisationnelle. Dans cette perspective, l’incarnation de l’autorité ne relève pas d’une logique symbolique autonome, mais constitue un mécanisme de réinscription du pouvoir dans le champ des pratiques effectives et observables.

Kais Saied Président de la République société Ellouhoum

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