La Ligue nationale de handball (LNHB) statuera, demain mercredi, sur l’affaire du match entre l’Espérance Sportive de Tunis et l’Étoile Sportive du Sahel, disputé vendredi dernier à la salle Zouaoui et qui avait été arrêté à la 20’51 », alors que les visiteurs menaient au score (8-6). Depuis, que n’a-t-on vu et entendu sur la Toile, sur fond d’échanges d’accusations entre les supporters des deux clubs, d’une part, et entre les responsables des deux équipes, d’autre part. Contacté, le président de ladite ligue, Hazem Mansouri, nous a indiqué que son instance va se pencher, mercredi, sur ce dossier qu’il a qualifié de brûlant, «en se basant, insiste-t-il, sur les rapports des arbitres et délégués du match, avant de rendre le verdict en toute neutralité et donc conformément aux règlements en vigueur. Et je n’en dirai pas plus».
Qui croire ?
Pour le patron de la section handball de l’Etoile Sportive du Sahel, Kamel Gana, «la rencontre avait déjà débuté dans des conditions difficiles, avant de devenir insoutenables». Énumérant les faits, notre interlocuteur a révélé que, «outre les slogans obscènes dont nous fûmes l’objet de la part de la galerie locale, nous avons constaté des jets de projectiles et de pétards visant notre banc. En signe de protestation, nous avons dû nous réfugier dans les vestiaires. Après quoi, nous sommes revenus sur le parquet après avoir été rassurés par l’intervention des arbitres et des délégués, ainsi que par le service d’ordre. Malheureusement, les jets de projectiles et des pétards n’ont pas tardé à reprendre de plus belle. N’en pouvant plus, surtout que les responsables de la sécurité n’ont pas voulu accéder à notre demande d’évacuation des gradins, nous avons alors décidé, à notre corps défendant, de quitter le terrain».
Par ailleurs, Kamel Gana fait état de «la blessure de deux de ses joueurs, la feuille du match faisant foi».
Pour sa part, le président de la section handball de l’EST, Kaïs Attia, s’est empressé de rendre l’ascenseur, allant jusqu’à parler de tempête dans un verre d’eau. «Si on faitd’un jet de pétards une affaire, un drame, nos amis de l’Etoile semblent avoir oublié que ce n’est rien devant les traitements beaucoup plus graves et dangereux que nous avions subis, à plusieurs reprises, à la salle de Sousse». Et d’ajouter : «Le joueur de l’Etoile qui aurait été blessé ne figurait même pas sur la feuille de match».
Du pain sur la planche pour la Ligue nationale de handball qui n’est pas au bout de ses peines, face à l’accumulation des litiges entre les clubs.
Mohsen ZRIBI
