La chorale «Dhikra» a animé, lundi 2 mars à Dar Sebastian à Hammamet, un concert interprétant des morceaux du répertoire traditionnel tunisien et arabe classique, au grand bonheur des amoureux des musiques et chants de la région . Le concert a été un véritable succès. Venus nombreux,famille ,amis, invités ont partagé et apprécié ces moments forts. Au menu de cette soirée, des œuvres du patrimoine musical , des chants soufis ainsi que des «mouachahate».
« La chorale «Dhikra», précise Badiaa Turki, la directrice, est née de la volonté d’un groupe de femmes de faire vivre le patrimoine musical tunisien et oriental, de le préserver et de transmettre aux jeunes générations, comme l’explique celle qui est à l’origine de sa création. Je suis tellement heureuse de faire partie de cette chorale qui regroupe des femmes actives dans différents domaines et unies par leur amour de la musique. C’est une très belle initiative en faveur du public hammamettois, particulièrement friand de musique et de chants traditionnels», indique-t-elle
Cette chorale était, le temps d’une soirée, l’ambassadrice de la hadhra. Ce rituel se pratique dans le contexte spirituel des assemblées des confréries religieuses rattachées au soufisme. L’ensemble a chanté des invocations, des louanges et des prières sous la conduite du maestro Hichem Ben Amor au luth, Seifeddine Khemir au violon, Rached Ben Khir au kanoun, Sami Zarouk au nay, Amar Raies, Hédi Boutiti et Moeness Mamouri au percussion. Mieux encore, elles y ont rajouté une part de créativité et d’originalité. Un demi-siècle après sa disparition, l’astre d’Orient Oum Kalthoum continue de briller au firmament des grandes voix du XXᵉ siècle. À elle seule, Oum Kalthoum représente une époque, une langue, une intensité musicale presque mystique. La réinterpréter est un acte exigeant ; vouloir la réorchestrer relève d’un geste artistique fort. À travers ces voix féminines, ce sont les mots et la musique d’Oum Kalthoum qui reprennent vie. Non pas dans l’imitation, mais dans la transmission. Cette chorale a réussi ce soir à emballer le public en interprétant des œuvres d’Oum Kalthoum dont « El galb yaachik Koli Jamil » et « Ya Msaherni »
Hichem Ben Amor et son équipe féminine n’ont pas cherché à reconstituer le mythe. Ils ont cherché à en capter l’essence, à en transmettre la beauté, à en réinventer la vibration. Et c’est peut-être cela, aujourd’hui, l’hommage le plus juste : faire entendre Oum Kalthoum dans le langage du présent, pour qu’elle continue à parler aux cœurs de demain.L’ensemble vocal a enchanté ensuite le public en puisant dans le répertoire de chansons tunisiennes.Les choristes ont revisité le répertoire musical tunisien , interprétant «« Souda Guettala » « Fah Al Anbar Fah » « Ya Nhar el Bareh Yalil Al Youm » « Aziz Guelbi ».Le public est émerveillé,des applaudissements fusent de partout. . Un cocktail délicieux et bien dosé
Photos Berrazagua





