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Accueil » Quand l’école se loue à l’heure : le piège des «études»
tribunes mercredi, 4 mars, 2026,19:226 Mins Read

Quand l’école se loue à l’heure : le piège des «études»

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par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a des mots qui, à force d’être prononcés dans les foyers, finissent par devenir des évidences. «L’étude», par exemple. On la dit comme on dirait «le pain» ou «la facture», avec cette résignation tranquille qui accompagne les dépenses supposées inévitables. 

Dans beaucoup de familles, l’étude n’est plus un choix pédagogique ni un simple soutien ponctuel : elle est devenue une étape quasi obligatoire du parcours scolaire, surtout au collège et au lycée. Et ce qui devrait être l’exception, une aide pour surmonter une difficulté, se transforme en système parallèle, une seconde école payante, qui s’étend à mesure que l’école publique s’essouffle et que la compétition s’intensifie.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend aujourd’hui une ampleur qui interroge. Il faut entendre ce que cela signifie, concrètement : des parents qui calculent au dinar près le nombre d’heures possibles par semaine, des adolescents qui finissent leurs journées en courant d’un cours à un autre, des fratries où l’on arbitre entre l’aîné «qui passe le bac» et le cadet «qui peut attendre». Il faut aussi voir l’effet psychologique : l’idée sourde que l’école, seule, ne suffit plus, que l’on doit «acheter» la réussite ou, du moins, une chance décente d’y accéder. Quand une société en arrive là, ce n’est pas seulement l’éducation qui vacille, c’est la confiance collective dans l’égalité des chances.

Pourquoi l’étude prospère-t-elle ainsi ? Parce qu’elle s’adosse à une hiérarchie implicite des matières, constamment renforcée par les pratiques d’évaluation et par les discours ambiants. Certains enseignements sont «nobles», «sérieux», «décisifs», les mathématiques, la physique-chimie, parfois les sciences, tandis que d’autres, comme les lettres, l’histoire-géographie, la philosophie, l’éducation civique ou même les arts, sont relégués au rang d’ornements. On les juge utiles, oui, mais pas «rentables» dans la course aux moyennes. On finit par parler de l’école comme d’un marché : quelles matières rapportent le plus de points ? Où investir ? Quel coefficient «vaut» un mois de salaire ? Et l’étude se nourrit exactement de cette logique : elle s’installe là où la pression est maximale, là où le coefficient est perçu comme un levier décisif, là où une note peut faire basculer une orientation.

L’école repose sur un pacte moral

Cette hiérarchie a un effet pervers : elle rétrécit l’idée même d’éducation. À force d’élever certaines disciplines au statut de sésame, on réduit l’élève à une machine à points. On oublie qu’avant vingt ans, le rôle de l’école n’est pas d’étiqueter des gagnants et des perdants, mais d’ouvrir les esprits, de structurer la pensée, d’apprendre à écrire, à comprendre, à argumenter, à douter, à coopérer, à vivre avec les autres. Former un citoyen ne se fait pas uniquement avec des équations et des expériences, aussi essentielles soient-elles. Cela exige une culture générale, une maîtrise de la langue, une conscience historique, une capacité à lire le monde et à y prendre part. Or, dans un système où tout s’organise autour de quelques matières «phares», cette ambition s’étiole.

Il y a aussi, disons-le sans détour, un soupçon qui empoisonne le climat scolaire : l’idée que certains enseignants, volontairement ou non, deviennent moins engagés en classe pour préserver leur énergie, leur enthousiasme, leur «plus-value» pour les heures privées. Même si ce jugement général est injuste pour de nombreux professeurs qui se dévouent sincèrement, le simple fait qu’il circule suffit à dégrader la relation. L’école repose sur un pacte moral : l’enseignant donne le meilleur en classe, l’élève s’investit, la famille soutient. Quand l’étude devient structurelle, ce pacte se fissure. On ne voit plus le cours comme le cœur de l’apprentissage, mais comme une introduction, parfois un tri, avant «le vrai travail» ailleurs, payé.

Alors comment casser ce cercle ? On évoque souvent des solutions techniques : augmenter les heures de soutien gratuites, réduire le nombre d’élèves par classe, moderniser les programmes, encadrer les cours privés. Tout cela peut aider, mais il manque un geste simple, lisible, qui touche la racine du problème : la hiérarchie des matières, institutionnalisée par les coefficients. Car tant que certaines disciplines pèsent lourd et d’autres presque rien, on continuera à investir massivement là où «ça compte», et donc à alimenter le marché des leçons particulières.

L’étude, symptôme d’un déséquilibre

Uniformiser les coefficients, voilà une proposition qui peut sembler radicale, mais qui a la force des idées justes : elle remet toutes les matières sur un pied d’égalité, non pas en niant leurs différences, mais en affirmant qu’elles participent toutes à la formation d’un jeune. Avant la spécialisation, qui viendra naturellement au fil des choix d’orientation, il est raisonnable de dire qu’aucune discipline ne doit écraser les autres. L’élève n’est pas seulement un futur ingénieur, ou un futur médecin, ou un futur juriste ; il est d’abord un futur adulte, et l’adulte a besoin de science, de langage, de mémoire, de sens critique, d’éthique, de créativité. L’égalité des coefficients serait un signal : l’école ne hiérarchise pas l’intelligence, elle la déploie.

Bien sûr, uniformiser ne suffira pas à lui seul. Certains chercheront toujours un avantage, et l’étude ne disparaîtra pas comme par magie. Mais l’effet serait immédiat : la pression se répartirait, l’obsession de «la matière qui décide tout» reculeraitet avec elle l’idée qu’il faut impérativement payer pour survivre dans deux ou trois disciplines dominantes. Les familles respireraient un peu. Les élèves comprendraient qu’on ne peut pas négliger la langue au profit des chiffres, ni la pensée au profit des recettes. Et l’école, surtout, retrouverait une cohérence, celle d’un lieu où l’on apprend à être, pas seulement à réussir.

On a tout le temps, après vingt ans, de se consacrer à des domaines précis, de se spécialiser, de creuser une voie. Mais, avant cet âge, la société a une responsabilité : former des êtres complets, capables de comprendre leurs droits et leurs devoirs, de lire un texte comme un budget, d’écouter un argument comme une preuve, d’aimer leur pays sans aveuglement, de critiquer sans mépris. L’étude, telle qu’elle s’impose aujourd’hui, est le symptôme d’un déséquilibre. Si l’on veut la réduire, il ne suffit pas de blâmer les familles ou les professeurs : il faut réapprendre à dire, dans les règles mêmes de l’évaluation, que toutes les matières comptent, parce que l’être humain compte tout entier.

 

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