Par Mondher AFI
La quatrième édition de la manifestation «Fawanis – Culture universitaire», organisée au sein du campus Ali Ennouri à Sfax, illustre de manière concrète la vision stratégique et transformatrice du Président Kaïs Saïed pour l’université tunisienne. Loin de se limiter à un simple événement festif ou à un programme artistique ponctuel, cette initiative incarne une refondation profonde de la vie universitaire, pensée comme un levier essentiel pour la souveraineté nationale, l’émancipation culturelle et le développement des compétences citoyennes des étudiants.
La présence active du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, ainsi que des autorités locales, et sa participation au repas de l’iftar avec les étudiants, ainsi que l’attention accordée aux conditions de vie sur le campus traduisent une approche à la fois proximale, politique et pragmatique. Dans cette perspective, l’université ne se limite pas à sa mission académique, mais s’affirme comme un véritable espace de vie et un laboratoire de citoyenneté, où chaque initiative vise à former des individus pleinement conscients de leur rôle dans la société et capables de contribuer de manière responsable et constructive à l’avenir de la Tunisie.
Pour Kaïs Saïed, l’université n’est pas seulement un lieu de transmission de savoirs abstraits, elle est un pilier stratégique de la souveraineté nationale. La connaissance ne doit pas être produite pour elle-même ou pour une insertion professionnelle immédiate, mais orientée vers l’intérêt du pays, intégrée dans une vision globale de développement culturel, économique et social.
Les manifestations culturelles comme «Fawanis» ne sont pas de simples spectacles. Elles sont des outils de formation civique et intellectuelle. Théâtre, musique, arts plastiques, littérature et cinéma deviennent des instruments pour éveiller l’esprit critique des étudiants et développer une conscience civique. L’université se transforme en laboratoire de citoyenneté, où les étudiants expérimentent, s’expriment et s’engagent, développant une responsabilité individuelle et collective face aux enjeux nationaux.
Ce pilier stratégique de la souveraineté inclut également la promotion de la culture locale et nationale, en valorisant le patrimoine culturel tunisien et en encourageant les initiatives créatives enracinées dans le tissu social du pays. Ainsi, chaque campus devient une cellule de résistance symbolique et culturelle, préparant des générations capables de défendre l’indépendance intellectuelle et culturelle de la Tunisie.
Lutte contre les activités superficielles et promotion de la créativité authentique
Une caractéristique centrale et fondatrice de la vision présidentielle développée par Kaïs Saïed consiste à rompre radicalement avec les activités superficielles et artificielles qui ont trop souvent prévalu dans les universités tunisiennes. Trop d’institutions ont privilégié pendant des années des programmes spectaculaires mais déconnectés des besoins réels des étudiants, produisant l’illusion d’une vie culturelle active sans générer de transformations profondes ni développer les compétences essentielles pour former des citoyens responsables et engagés.
La vision présidentielle réoriente l’université en plaçant l’étudiant au cœur de la vie académique et culturelle, non pas comme simple bénéficiaire passif, mais comme acteur principal de sa formation, capable d’initier, concevoir et réaliser des projets qui relient savoir, créativité et identité nationale. Cette approche ne se limite pas à l’enrichissement culturel ou artistique, elle constitue un véritable outil stratégique de formation intégrale, favorisant l’autonomie, la responsabilité, l’esprit critique, la capacité d’organisation et la coopération. La valorisation des talents locaux et des productions enracinées dans le patrimoine tunisien permet de renforcer le lien entre les étudiants et leur environnement socioculturel, de stimuler la fierté nationale et de créer un capital culturel endogène qui dépasse le cadre strictement académique.
Les événements et projets universitaires deviennent ainsi des laboratoires vivants où l’expérience pratique, la créativité et l’expression personnelle se conjuguent avec l’apprentissage théorique, transformant la culture en vecteur de citoyenneté active et de cohésion sociale. Le rejet des programmes artificiels, importés ou standardisés traduit une volonté de souveraineté intellectuelle et culturelle, en évitant les logiques de mimétisme et en inscrivant l’université tunisienne dans une dynamique authentique de transformation sociale et éducative.
Cette refondation permet de concevoir l’université non seulement comme un lieu d’acquisition de savoirs, mais comme un instrument stratégique de justice sociale, d’égalité des chances et de développement humain, où chaque étudiant, indépendamment de son origine sociale ou géographique, peut participer activement à la construction d’une société plus juste, solidaire et créative. Ainsi, la vie universitaire cesse d’être un simple espace de transmission académique pour devenir un espace de formation complète, de production culturelle et de consolidation de l’identité nationale, incarnant pleinement la vision de Kaïs Saïed d’une Tunisie souveraine, innovante et engagée dans le développement durable de ses citoyens et de sa société.
L’étudiant comme acteur central de la transformation universitaire
Au centre de la vision de Kaïs Saïed se trouve l’étudiant, non plus simple réceptacle de savoir académique, mais acteur principal et stratégique de la vie universitaire. L’université tunisienne, selon cette perspective, cesse d’être un espace cloisonné où l’enseignement se limite à la transmission de contenus abstraits et déconnectés de la réalité sociale. Elle devient un écosystème dynamique et intégré, combinant apprentissage intellectuel, engagement citoyen, activités culturelles et développement personnel. La présence active des autorités universitaires et politiques, notamment à travers les visites sur les campus, la participation aux événements et les moments d’échange directs avec les étudiants, traduit une volonté claire d’écoute et de proximité.
Cette approche pragmatique permet d’identifier les besoins réels des étudiants, de mesurer l’efficacité des services universitaires et de concevoir des programmes adaptés, contribuant à l’épanouissement global des étudiants. La création d’un tel environnement transforme la culture et la créativité en véritables instruments pédagogiques, stimulant l’autonomie, le sens critique et la responsabilité individuelle. Les initiatives étudiantes sont encouragées, valorisées et intégrées dans une démarche de formation complète, où chaque projet culturel ou artistique devient un laboratoire d’expérimentation, de réflexion et d’action.
Cette orientation dépasse largement la logique de spectacle ou de programme superficiel, en plaçant l’université dans une dynamique de souveraineté intellectuelle et culturelle, où chaque étudiant est formé pour comprendre son rôle dans la société et contribuer activement à son développement.
Démocratisation culturelle et cohésion sociale
Un autre aspect essentiel de la vision présidentielle repose sur la démocratisation de la culture universitaire. Kaïs Saïed conçoit la culture comme un droit fondamental, accessible à tous les étudiants, indépendamment de leur origine sociale, économique ou géographique. Les activités culturelles programmées dans les campus et les foyers universitaires représentent une politique concrète de réduction des inégalités et de promotion de la cohésion sociale. Elles permettent non seulement de garantir un accès équitable aux ressources académiques et culturelles, mais aussi de renforcer le sentiment d’appartenance à la nation et la fierté d’un héritage culturel partagé.
Cette démarche se distingue clairement par sa rigueur, son organisation et sa clarté, incarnées dans les initiatives de la ministre des Affaires culturelles et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Contrairement à certaines activités dans d’autres secteurs éducatifs qui se caractérisent par le flou, la dispersion et une faible lisibilité, les programmes universitaires sous l’impulsion de Kaïs Saïed se traduisent par des actions concrètes, mesurables et directement bénéfiques pour les étudiants. La culture devient alors un véritable levier de transformation sociale et éducative, où chaque initiative vise à renforcer la citoyenneté, la solidarité et la responsabilité collective. Elle favorise l’émergence de talents locaux, encourage la créativité authentique et contribue à former des individus pleinement conscients de leur rôle dans le développement durable de la société tunisienne.
En plaçant l’étudiant au centre, en valorisant ses initiatives et en rendant la culture accessible et pertinente, la vision présidentielle dépasse la simple organisation événementielle pour instaurer une véritable refondation stratégique de la vie universitaire, cohérente, pragmatique et orientée vers l’avenir.
L’université comme moteur de justice sociale et d’émancipation citoyenne
Dans la vision stratégique développée par Kaïs Saïed, l’université dépasse largement sa fonction traditionnelle de transmission des savoirs pour devenir un instrument central de justice sociale et d’émancipation citoyenne. Loin des programmes superficiels ou artificiels qui ont trop souvent caractérisé certaines initiatives culturelles, chaque campus universitaire est conçu comme un espace vivant où les étudiants sont acteurs de leur formation, de leur culture et de leur identité. L’accès aux ressources académiques, culturelles et artistiques doit être véritablement égalitaire, permettant à des étudiants issus de milieux sociaux, économiques ou géographiques divers de bénéficier d’une expérience universitaire riche, complète et structurante.
Cette approche sociologique repose sur une compréhension fine des inégalités héritées et des mécanismes de reproduction sociale : en plaçant l’étudiant au cœur du dispositif universitaire, l’État favorise la création d’un capital culturel et symbolique partagé, réduisant les écarts sociaux et préparant chaque jeune à participer activement à la société. Par ailleurs, la valorisation des initiatives et projets étudiants, enracinés dans le patrimoine culturel tunisien et dans des pratiques créatives authentiques, transforme l’université en laboratoire de citoyenneté et d’autonomie, où la formation intellectuelle s’accompagne d’une formation morale, civique et culturelle.
Cette dynamique, loin de se limiter à l’individuel, produit des effets collectifs et structurants, renforçant la cohésion sociale, consolidant l’identité nationale et stimulant la participation active des étudiants à la vie publique et au développement durable du pays. L’université devient ainsi un espace stratégique, où la justice sociale se conjugue avec la créativité, la responsabilité et la souveraineté nationale.
Créativité authentique et souveraineté intellectuelle dans la vie universitaire
L’autre dimension essentielle de cette refondation universitaire, telle qu’orientée par Kaïs Saïed, consiste à rompre avec les pratiques superficielles et importées, pour instaurer une culture de créativité authentique et de souveraineté intellectuelle. Les manifestations culturelles, musicales, théâtrales et artistiques organisées sur les campus ne sont pas des événements décoratifs, mais des outils pédagogiques et stratégiques permettant aux étudiants de penser de manière critique, de s’exprimer librement et de développer leurs talents en lien avec leur environnement national. Chaque initiative culturelle et artistique devient ainsi une expérience d’apprentissage pratique, favorisant l’autonomie, la responsabilité et la capacité à agir dans la société. Cette approche traduit une vision où l’université est un laboratoire vivant de production de savoirs et de culture, formant des citoyens capables de relever les défis nationaux et internationaux.
En valorisant les productions locales et les initiatives étudiantes, l’État tunisien soutient non seulement la créativité, mais garantit également la souveraineté intellectuelle du pays, en évitant la dépendance à des modèles culturels ou académiques étrangers. L’université, ainsi pensée et organisée, constitue un véritable moteur de transformation sociale, combinant justice sociale, égalité des chances, engagement citoyen et innovation culturelle, et se positionne comme un pilier central dans la stratégie nationale de développement et de consolidation de l’identité tunisienne.
