La FAO a publié, en février dernier, une fiche pays Tunisie concernant la sécurité alimentaire, d’après son Système mondial d’information et d’alerte précoce (SMIAR), ainsi que son Rapport mondial triennal n°1, mars 2026.
La fiche pays Tunisie et le Rapport mondial triennal n°1 de la FAO indiquent que l’inflation alimentaire annuelle a augmenté en janvier dernier, le taux s’étant établi à 6% sous l’effet de la hausse des prix de la viande ovine et bovine, du poisson frais et des fruits frais, tandis que les prix des huiles comestibles ont baissé.
Il est indiqué que le retard des pluies a affecté l’implantation précoce des cultures. S’appuyant sur notre bulletin climatique officiel, la fiche pays indique que les précipitations dans les principales régions productrices du Nord, notamment Bizerte et Tabarka, ont été inférieures à la moyenne en décembre 2025, ce qui a, donc, freiné l’implantation et le développement précoces des cultures. Les conditions météorologiques se sont améliorées en janvier de cette année grâce à des pluies abondantes qui ont compensé le déficit hydrique initial.
Seuls 60% de nos besoins annuels sont couverts
De ce fait, au cours de la première décade de février, les indicateurs de végétation ont indiqué des conditions favorables aux cultures, en particulier dans les principales régions productrices, tandis que les conditions de végétation dans l’Est de notre pays restent inférieures à la moyenne.
Les semis des céréales d’hiver 2026 ont, donc, débuté dans des conditions météorologiques sèches, entre octobre 2024 et février 2025. La production de blé est estimée supérieure à la moyenne en 2025 grâce à l’amélioration des conditions météorologiques en milieu de saison (entre avril et mai).
Cela a permis de réduire les besoins d’importation de blé pour la campagne 2025/26 (juillet/juin) d’environ 3% de moins que la moyenne. Ces besoins sont estimés à environ 2 millions de tonnes.
Il est rappelé que notre production céréalière en 2025 est estimée à environ 1,7 million de tonnes, soit près de 18% de plus que la moyenne quinquennale.
Cependant, bien qu’ayant augmenté ces deux dernières années, la production locale ne couvre qu’environ 60% des besoins annuels nationaux et notre pays continue de dépendre des marchés internationaux pour garantir un approvisionnement suffisant en blé pour la consommation intérieure.
Zouhour HARBAOUI
