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Accueil » Souveraineté économique, justice sociale et renaissance éducative au cœur d’un nouveau modèle de développement : planifier l’avenir pour refonder la nation
NATION vendredi, 13 mars, 2026,08:429 Mins Read

Souveraineté économique, justice sociale et renaissance éducative au cœur d’un nouveau modèle de développement : planifier l’avenir pour refonder la nation

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Par Mondher AFI

La rencontre tenue au Palais de Carthage le 10 mars entre le Président de la République, Kaïs Saïed, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, s’inscrit dans un moment charnière pour la Tunisie. Il ne s’agit pas simplement d’une réunion technique consacrée à la préparation du plan de développement 2026-2030, mais d’un moment politique et stratégique révélateur d’une vision plus large : une refondation du modèle de développement tunisien à partir de la volonté populaire, de la justice sociale et de la souveraineté nationale.

À travers les orientations exprimées lors de cette rencontre, se dessine une approche renouvelée du développement, rompant avec les modèles centralisés et technocratiques qui ont longtemps dominé la planification économique. Le projet du futur plan quinquennal apparaît ainsi comme l’expression d’un changement de paradigme : passer d’un développement conçu par le sommet de l’État vers un développement construit à partir de la base sociale, des territoires et des aspirations des citoyens.

Dans cette perspective, la réflexion sur la planification économique ne peut être dissociée d’une interrogation plus profonde sur la nature de l’État, le rôle des institutions publiques et la place de l’être humain au cœur du processus de développement.

L’un des aspects les plus significatifs de la vision présidentielle réside dans la transformation de la logique même de la planification. Pendant des décennies, les politiques de développement ont été élaborées selon une approche verticale où les décisions étaient prises au niveau central avant d’être appliquées aux régions.

Or, la démarche évoquée par le Chef de l’État introduit une rupture importante. Le futur plan de développement devrait être élaboré à partir des propositions émanant des citoyens eux-mêmes, structurées à travers les conseils locaux, régionaux et les conseils des régions et des districts.

Cette orientation traduit une volonté de donner un contenu réel au principe de participation citoyenne dans la décision publique. La planification devient alors un processus collectif où les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les organisations sociales et les citoyens contribuent à définir les priorités de développement.

Cette approche s’inscrit dans une gouvernance territoriale fondée sur la participation citoyenne, la transparence et l’intégration des politiques publiques. Elle vise à identifier les besoins réels des populations et à renforcer la confiance entre l’État et la société. Dans cette perspective, la décentralisation devient un levier stratégique pour réduire les inégalités territoriales.

L’État social comme fondement du développement

Au-delà de la dimension institutionnelle, le discours présidentiel met en lumière une question fondamentale qui touche au cœur même de la philosophie de l’action publique, celle du rôle de l’État dans la protection sociale et dans la garantie effective des droits fondamentaux des citoyens. Cette problématique renvoie à un débat central dans l’économie politique contemporaine, à savoir l’équilibre entre les mécanismes du marché, les exigences de la justice sociale et la responsabilité régulatrice de l’État.

Depuis plusieurs décennies, de nombreuses politiques économiques ont été influencées par des approches libérales qui ont privilégié la réduction de l’intervention publique au profit des dynamiques du marché. Dans ce contexte, plusieurs secteurs stratégiques, tels que l’éducation, la santé, les transports publics ou encore les politiques du logement, ont été progressivement fragilisés par des formes de désengagement de l’État ou par des logiques de privatisation plus ou moins explicites. Or ces secteurs ne constituent pas de simples domaines de gestion administrative, ils représentent les fondements mêmes de la cohésion sociale et du développement humain.

La réflexion portée par le Président de la République, Kaïs Saïed, s’inscrit précisément dans une volonté de réhabiliter la fonction sociale de l’État comme pilier du projet national. Dans cette perspective, le développement ne saurait être réduit à des indicateurs macro-économiques abstraits ou à des taux de croissance statistiques. La véritable signification du progrès réside dans sa capacité à transformer concrètement les conditions de vie des citoyens et à améliorer leur dignité sociale.

Autrement dit, la performance économique ne prend tout son sens que lorsqu’elle se traduit par une amélioration tangible du quotidien de la population. Une croissance qui ne réduit pas les inégalités, qui ne garantit pas l’accès équitable aux services publics essentiels ou qui ne renforce pas les opportunités sociales demeure structurellement incomplète. C’est pourquoi la consolidation des services publics, la réduction des disparités régionales et la garantie du droit au travail dans des conditions dignes apparaissent comme des dimensions indissociables d’un véritable projet de développement.

Dans cette vision, la question de la redistribution des richesses occupe également une place centrale. Une économie nationale ne peut être durable que si les fruits de la croissance sont répartis de manière plus équilibrée entre les différentes catégories sociales et entre les territoires. Ainsi, la justice sociale ne constitue pas un objectif secondaire du développement économique, elle en représente au contraire l’une des conditions fondamentales de stabilité, de cohésion et de durabilité.

L’éducation comme fondement du renouveau national et du nouveau modèle de développement

Parmi les secteurs évoqués lors de cette rencontre au Palais de Carthage, l’éducation apparaît comme l’un des axes les plus décisifs du projet de transformation nationale porté par le Président de la République, Kaïs Saïed. La place centrale accordée à l’école et à l’université dans la réflexion sur le plan de développement 2026-2030 ne relève pas d’un simple choix sectoriel, elle renvoie à une vision plus globale selon laquelle aucune stratégie économique durable ne peut se construire sans un socle éducatif solide, capable de former des citoyens éclairés et des compétences capables d’innover dans un monde en mutation rapide.

Le système éducatif tunisien a longtemps constitué l’un des piliers de la modernité nationale. Depuis l’indépendance, l’école publique a été perçue comme un instrument majeur d’ascension sociale et de cohésion nationale. Elle a contribué à la formation d’une élite intellectuelle et administrative qui a largement participé à la construction de l’État moderne. Pourtant, au fil des décennies, plusieurs déséquilibres structurels ont progressivement fragilisé cet héritage. Les infrastructures éducatives se sont détériorées dans certaines régions, les programmes n’ont pas toujours suivi le rythme des transformations technologiques et économiques, et l’écart entre la formation académique et les besoins réels du marché du travail s’est progressivement creusé. Cette situation a engendré une crise de confiance entre l’institution scolaire et la société, perceptible notamment dans la montée du décrochage scolaire et dans le sentiment croissant d’incertitude quant à la capacité du système éducatif à garantir l’intégration professionnelle des jeunes générations.

Mais ces dysfonctionnements ne constituent en réalité que les manifestations visibles d’une crise plus profonde, celle du rapport entre l’éducation et le projet de société. L’école n’est pas seulement un lieu de transmission de connaissances, elle est aussi l’espace où se construit la conscience civique, où se forgent les valeurs collectives et où se prépare l’avenir économique et culturel d’une nation. Comme l’écrivait le philosophe français Edgar Morin : «La mission de l’éducation pour l’ère planétaire est de former des citoyens capables de comprendre la complexité du monde». Cette idée rejoint profondément la vision selon laquelle l’école doit redevenir le cœur du projet national et le principal moteur de transformation sociale.

Dans la perspective d’un nouveau modèle de développement, l’éducation ne peut se réduire à la délivrance de diplômes ni à l’accumulation de savoirs abstraits. Elle doit former des citoyens capables de pensée critique, d’innovation et de responsabilité sociale. Comme l’a montré Amartya Sen à travers la «capability approach», le développement repose avant tout sur l’expansion des capacités humaines. Dès lors, la réforme du système éducatif tunisien exige une vision globale intégrant qualité pédagogique, technologies numériques, recherche scientifique et articulation entre université et économie. Replacer l’école au cœur du développement revient à reconnaître, dans la lignée de Pierre Bourdieu, que le capital culturel constitue l’un des fondements essentiels de la justice et de la mobilité sociales.

Souveraineté économique, financement du développement et reconstruction de la confiance collective

La réflexion présidentielle sur le futur plan de développement ne se limite toutefois pas à la question éducative. Elle s’inscrit également dans une interrogation plus large sur la souveraineté économique et sur la capacité de la Tunisie à construire un modèle de développement plus autonome dans un environnement international marqué par de fortes interdépendances. Lors de cette rencontre, le Président de la République a évoqué les choix économiques du passé qui, dans certains cas, auraient été influencés par des orientations extérieures ou par des logiques de dépendance financière. Cette observation renvoie à un débat classique dans la théorie du développement : la capacité des États à préserver leur autonomie stratégique dans un système économique mondialisé.

Dans ce contexte, la recherche d’un modèle de développement fondé sur la valorisation des ressources nationales apparaît comme une orientation essentielle. L’objectif n’est pas de se replier sur soi ni de rompre avec les échanges internationaux, mais plutôt de construire une économie capable de décider de ses priorités et de mobiliser ses propres atouts. L’économiste et historien Fernand Braudel rappelait à cet égard que les grandes puissances économiques ont toujours su articuler ouverture commerciale et consolidation de leurs structures productives internes. Autrement dit, la souveraineté économique ne s’oppose pas à l’intégration dans l’économie mondiale, elle en constitue au contraire une condition.

Pour la Tunisie, cette orientation suppose de valoriser pleinement ses ressources humaines hautement qualifiées, de soutenir les secteurs à forte valeur ajoutée, d’encourager l’innovation technologique et de mobiliser le potentiel considérable de la diaspora tunisienne dans les projets d’investissement et de transfert de compétences. Dans un monde où la compétition économique repose de plus en plus sur la connaissance et la créativité, la capacité d’un pays à mobiliser ses talents devient un facteur décisif de développement.

La concrétisation des ambitions de développement se heurte à la contrainte majeure du financement, dans un contexte d’endettement élevé et de ressources limitées. Cela nécessite la mobilisation de mécanismes innovants tels que les partenariats public-privé, le financement participatif, les fonds régionaux et l’implication active de la diaspora. Au-delà de la technique, la gouvernance et la confiance institutionnelle restent décisives. Comme l’a souligné Douglass North, des institutions solides conditionnent performance et cohésion. Ainsi, le plan 2026-2030 incarne la vision présidentielle : participation citoyenne, justice sociale et souveraineté économique pour un développement durable et inclusif.



Kais Saied Ministère de l'Economie et de la Planification Sarra Zaafrani Zanzari

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