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Accueil » La santé mentale à l’école et la gouvernance du temps scolaire : vers une refondation stratégique de l’éducation
Éducation lundi, 16 mars, 2026,08:309 Mins Read

La santé mentale à l’école et la gouvernance du temps scolaire : vers une refondation stratégique de l’éducation

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Par Mondher AFI

Dans toute société qui aspire à construire son avenir sur des bases solides, l’école demeure l’institution centrale où se forgent les consciences, se structurent les savoirs et se façonnent les valeurs collectives. En Tunisie, l’éducation a toujours occupé une place stratégique dans la construction de l’État moderne depuis l’indépendance. Pourtant, les transformations sociales, économiques et culturelles des dernières décennies ont profondément bouleversé l’environnement scolaire, révélant de nouvelles fragilités dont la plus préoccupante concerne la santé mentale des élèves et des enseignants.

La récente séance d’audition organisée par la Commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et du sport à l’Assemblée des représentants du peuple, consacrée à l’examen de deux propositions de loi, l’une relative au droit à la santé mentale scolaire et l’autre à l’organisation du système de la journée scolaire unique et à la gouvernance du temps scolaire, constitue à cet égard un moment particulièrement significatif. Elle témoigne d’une prise de conscience croissante de la nécessité d’inscrire la question du bien-être psychologique au cœur de la réforme éducative.
Cependant, au-delà du débat technique ou juridique, ces initiatives renvoient à une question beaucoup plus profonde, celle du modèle éducatif que la Tunisie souhaite construire pour les générations futures. Elles s’inscrivent également, de manière implicite, dans une réflexion plus large portée au plus haut niveau de l’État sur la nécessité de repenser l’école tunisienne dans une perspective de souveraineté intellectuelle, de justice sociale et de cohésion nationale.
Sans céder à une logique de glorification politique, il convient néanmoins de reconnaître que la réflexion actuelle autour de la réforme éducative s’inscrit dans un horizon stratégique qui correspond à la vision défendue par le Président Kaïs Saïed : un État qui considère l’éducation non pas comme un simple service administratif, mais comme un pilier fondamental de la dignité nationale et de la construction citoyenne.

L’école tunisienne : héritage historique et transformations sociales
Pour appréhender les enjeux contemporains de l’éducation en Tunisie, il est essentiel de revisiter brièvement son histoire. Au lendemain de l’indépendance en 1956, les fondateurs de l’État national ont érigé l’école en principal vecteur de modernisation sociale. La réforme éducative initiée dès 1958 sous l’impulsion du ministre et homme de lettres Mahmoud Messadi a profondément structuré le système éducatif tunisien, en instituant la gratuité et l’obligation scolaire et en orientant l’enseignement vers un modèle moderne. Cette période a été marquée par une expansion significative de la scolarisation, faisant de la Tunisie un modèle dans le monde arabe et africain.
Cependant, comme le soulignait Pierre Bourdieu, «toute institution éducative porte en elle les traces de l’ordre social qui l’a produite». Le système hérité répondait aux besoins d’une société naissante, s’inscrivant dans un chemin de croissance et de consolidation nationale. Aujourd’hui, la société tunisienne a profondément évolu : explosion démographique scolaire, mutations familiales, révolution numérique et nouvelles exigences du marché du travail créent un décalage entre héritage éducatif et réalités actuelles.
C’est dans ce contexte que la vision stratégique du Président Kaïs Saïed trouve toute sa pertinence. Ses orientations ne se limitent pas à des réformes administratives superficielles, elles exigent un management éducatif profond, compétent et sérieux, où les responsables ne sont pas de simples fonctionnaires mais des acteurs capables de porter une véritable vision, de prendre des décisions réfléchies et de transformer l’école en levier de développement humain et social. L’éducation devient ainsi un projet national intégrant les dimensions psychosociales, culturelles et humanistes, garantissant que l’institution scolaire soit à la fois un espace de connaissance, de protection psychologique et de préparation des jeunes générations aux défis du XXIᵉ siècle.

Le temps scolaire : une dimension invisible mais décisive de la réforme éducative
Le temps scolaire, souvent réduit à une question logistique de répartition des matières, constitue en réalité un élément central de la philosophie éducative et reflète la conception sociale de l’enfance et du savoir, comme le souligne Philippe Meirieu. En Tunisie, le système de la double séance a été instauré pour répondre à l’augmentation rapide du nombre d’élèves et aux contraintes matérielles, mais il a progressivement engendré fatigue cognitive, surcharge des programmes et réduction des activités culturelles et sportives. Les recherches en sociologie de l’éducation montrent que cette densité excessive peut affecter profondément la santé mentale des élèves, surtout dans un environnement marqué par des mutations sociales et numériques rapides. Edgar Morin rappelait que «l’éducation doit apprendre à vivre, et non seulement à accumuler des savoirs».
La vision du Président Kaïs Saïed souligne que toute réforme éducative ambitieuse exige un pilotage profond, sérieux et stratégique, assuré par des cadres compétents et non par de simples fonctionnaires sans vision. L’objectif n’est pas seulement l’efficacité administrative, mais la construction d’une école capable de concilier connaissances solides, épanouissement personnel et préparation aux défis du XXIᵉ siècle. Ainsi, la question du temps scolaire devient un levier essentiel pour inscrire le système éducatif tunisien dans une perspective humaniste, équilibrée et durable, au service de l’élève et de la société dans son ensemble.

Un enjeu majeur du XXIᵉ siècle
Parallèlement à la question du temps scolaire, la santé mentale s’affirme comme un enjeu central des politiques éducatives contemporaines. Près de 50% des troubles psychiques apparaissent avant 1 ans et 75% avant 2 ans, révélant le rôle crucial de l’école pour détecter précocement les difficultés et instaurer des dispositifs de prévention efficaces. Les organisations internationales, telles que l’UNESCO, l’UNICEF et l’OMS, insistent sur l’intégration de la dimension psychosociale dans les programmes éducatifs. Cette responsabilité concerne également les enseignants, soumis à des pressions croissantes, à la surcharge administrative et aux tensions sociales. Comme le soulignait Paulo Freire : «Il n’existe pas d’éducation neutr ; toute éducation est un acte humain qui implique des relations émotionnelles et sociales profondes». La montée de la violence et du décrochage en Tunisie illustre une crise sociale silencieuse, que la réforme éducative, guidée par une vision stratégique et responsable comme l’évoque Hannah Arendt, peut transformer en une véritable opportunité de renouveau scolaire.
L’intégration de la santé mentale dans les politiques éducatives et la réflexion sur le temps scolaire doivent être envisagées comme deux dimensions complémentaires d’un même projet. Une telle approche invite à dépasser la vision strictement administrative de l’organisation scolaire pour entrer dans une compréhension plus large de la mission éducative, envisagée comme un processus global de formation de la personne humaine. Dans cette perspective, une école équilibrée doit permettre aux élèves d’acquérir des connaissances solides tout en développant leurs compétences sociales, émotionnelles et créatives, car l’intelligence humaine ne se limite pas à l’accumulation de savoirs abstraits mais s’épanouit également dans la capacité à comprendre autrui, à maîtriser ses émotions et à s’inscrire harmonieusement dans la vie collective.
Cette conception de l’éducation suppose une transformation progressive des pratiques institutionnelles et pédagogiques, transformation qui implique notamment le renforcement de la présence de psychologues et de conseillers scolaires dans les établissements, la formation des enseignants aux approches psychosociales de l’éducation, la réorganisation du temps scolaire afin de réduire la surcharge cognitive qui pèse souvent sur les élèves, l’intégration d’activités culturelles, artistiques et sportives dans le parcours éducatif ainsi que le développement de partenariats entre l’école, la famille et la communauté, car l’éducation n’est jamais l’œuvre d’une institution isolée mais le résultat d’une dynamique sociale plus vaste dans laquelle interagissent les différentes composantes de la société.

Pour une école tunisienne protectrice et émancipatrice
Cette orientation rejoint profondément une conception humaniste de l’éducation qui a marqué la pensée intellectuelle tunisienne contemporaine.
Le pédagogue brésilien Paulo Freire affirmait : «L’éducation n’est pas seulement la transmission de savoirs, elle est formation de l’être humain dans sa totalité». Cette affirmation, à la fois simple et profonde, rappelle que l’école ne peut être réduite à une machine de production de diplômes ou à un dispositif technique de certification académique. Elle est avant tout un espace où se construit l’individu dans sa dimension intellectuelle, morale et sociale, un lieu où se façonnent les dispositions fondamentales qui permettront à l’élève de devenir un citoyen conscient de ses responsabilités et capable de contribuer à la vie collective.
Dans le contexte actuel, marqué par des transformations sociales rapides, par l’intensification des rythmes de vie et par l’apparition de nouvelles formes de vulnérabilité psychologique chez les jeunes, cette conception humaniste de l’éducation demeure aujourd’hui plus pertinente que jamais.
Il n’est donc guère surprenant que la santé mentale des élèves et la gouvernance du temps scolaire s’imposent progressivement comme des sujets centraux dans les débats publics et institutionnels tunisiens. Cette réflexion dépasse le simple cadre éducatif et interroge la manière dont la société envisage l’avenir de son système scolaire, ainsi que les valeurs qu’elle souhaite transmettre aux générations futures. Dans ce cadre, les orientations proposées s’inscrivent pleinement dans la vision du Président Kaïs Saïed, qui insiste sur la primauté de l’être humain dans l’action publique et sur la nécessité d’élaborer des politiques nationales fondées sur la dignité, la justice et la responsabilité collective. Une lecture sociologique approfondie montre que l’attention portée à ces dimensions révèle la limite des modèles disciplinaires et productivistes traditionnels et souligne que la réussite scolaire dépend autant des facteurs émotionnels, relationnels et environnementaux que des savoirs eux-mêmes, engageant ainsi la totalité de la personne humaine.
Dans cette perspective, la réflexion sur le renforcement de l’accompagnement psychologique, la formation des enseignants aux approches psychosociales et la réorganisation du temps scolaire acquiert une portée stratégique. Cette perspective s’inscrit pleinement dans la vision du Président Kaïs Saïed, qui met l’accent sur la centralité de l’être humain et sur la nécessité d’un pilotage éducatif sérieux et réfléchi, dépassant la simple gestion administrative. Comme le rappelait Ibn Khaldoun : «L’éducation est l’art de former les hommes pour construire la civilisation». Cette affirmation souligne que l’école ne se limite pas à transmettre des connaissances, mais vise à développer l’individu dans ses dimensions intellectuelles, morales et sociales. L’établissement scolaire doit devenir un espace structurant où l’élève acquiert des compétences, une conscience citoyenne et un équilibre personnel. Une attention particulière à la santé mentale et à l’organisation du temps scolaire permet de prévenir la violence, le décrochage et les tensions psychologiques, tout en renforçant la cohésion sociale. Ainsi, l’institution éducative se transforme en levier stratégique du projet national, préparant les jeunes générations à relever les défis contemporains et à participer activement à la construction d’une société plus juste et équilibrée.

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