« Le ministère de la Santé œuvre actuellement à l’évaluation des services de traitement et de prévention des addictions au sein d’un réseau organisé par régions, compte tenu de la spécificité des prestations fournies », lit-on dans une réponse écrite du département à une question du député Hatem Labbaoui concernant la possibilité de créer un centre d’addictologie dans le gouvernorat de Kasserine.
Le ministère a indiqué que, dans le cadre des efforts visant à réduire les risques liés à la consommation de drogues, il a conclu depuis avril 2025 des partenariats avec des associations de la société civile actives dans ce domaine, intégrées à des centres répartis dans la majorité des gouvernorats afin de les associer à la stratégie nationale.
Des espaces destinés aux jeunes, opérant au sein des directions régionales de l’Office national de la famille et de la population, contribuent également à ces actions auprès des adolescents.
Il a rappelé que le centre d’addictologie « Amal », situé au complexe sanitaire de Jebel Oust (gouvernorat de Zaghouan) et rouvert en mars 2019, assure annuellement le suivi d’environ 1 300 personnes rétablies, en consultations externes, et plus de 70 personnes rétablies, au sein du complexe sanitaire, considéré comme un modèle de structures de post-cure.
En réponse à la spécificité des besoins et à l’augmentation des demandes de prise en charge, le ministère a créé, en mars 2023, le centre « Tanit », comprenant un hôpital de jour dédié aux femmes souffrant d’addiction à l’hôpital Razi de La Manouba.
Il a également lancé et programmé l’ouverture de nouvelles consultations spécialisées en addictologie, notamment à Sfax le 17 juillet 2025, à Tunis (La Ouardia) le 13 octobre 2025, à Monastir le 1er novembre 2025, à Gafsa le 1er décembre 2025 et à Jendouba le 2 janvier 2026.
Par ailleurs, le ministère de la santé a introduit le traitement par méthadone pour les personnes en rétablissement d’une dépendance à l’héroïne par injection, au sein des centres « Tanit », « Amal » et de La Ouardia, avec un programme d’extension progressive à l’ensemble des régions afin de répondre graduellement aux besoins des bénéficiaires.
Depuis 2021, le ministère met en œuvre la stratégie nationale de prévention de la consommation de substances psychoactives illicites, de réduction de leurs risques et de traitement des troubles liés à l’addiction, tant dans la société que dans les établissements pénitentiaires.
Cette stratégie repose sur six axes principaux : la promotion de la santé et la prévention de la consommation de drogues, la réduction des risques associés, la prise en charge thérapeutique des troubles addictifs, le soutien à l’insertion sociale et professionnelle, la mise en place d’un environnement politique et juridique favorable à l’accès aux soins, ainsi que la production, l’analyse, la diffusion et l’exploitation des données stratégiques.
(D’après TAP)
