Le World Happiness Report 2026 (Le rapport mondial sur le bonheur) vient de paraître. Ce rapport mondial sur le bonheur est publié par le Centre de recherche sur le bien-être de l’université d’Oxford, en partenariat avec Gallup, le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies, et un comité de rédaction indépendant.
Ce rapport, mettant également en lumière qu’une utilisation des réseaux sociaux élevée donne un bien-être moindre, se veut être une référence sur le bien-être mondial et les moyens de l’améliorer, combinant des données sur le bien-être provenant de plus de 140 pays avec des analyses réalisées par des chercheurs de renommée mondiale issus de diverses disciplines universitaires.
Dans cette nouvelle édition, notre pays est loin de la mélodie du bonheur. Il se retrouve classé à la 105e place avec une note moyenne sur 10 de 4,798.
Ce classement général a été obtenu suite à différents autres classements par facteurs. Ainsi, au niveau du soutien social, notre pays se retrouve à la 107e place. Pour le PIB par habitant, il est à la 80e, pour les facteurs «Espérance de vie en bonne santé» à la 62e, «Liberté» à la 96e, «Générosité» à la 136e, suite à la question «Avez-vous fait un don à une association caritative au cours du dernier mois ?» et «Perceptions de la corruption» à la 94e.
Le rapport stipule que l’utilisation des réseaux sociaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord figure parmi les plus élevées au monde. L’utilisation intensive y est plus courante que dans d’autres régions : entre 20% et 40% des utilisateurs ont déclaré passer plus de cinq heures par jour sur ces plateformes en 2023-2024.
L’utilisation intensive des réseaux sociaux est associée à un bien-être moindre
D’ailleurs, une grande partie des personnes interrogées s’informent via les réseaux sociaux, le taux pour notre pays étant de 35%.
Le rapport note que l’utilisation des réseaux sociaux est plus intensive au sein de certains groupes sociaux. La génération Z (née entre 1997 et 2012), les hommes, les personnes célibataires, les répondants moins religieux et plus aisés, ainsi que ceux ayant fait des études supérieures, sont beaucoup plus susceptibles d’être de grands utilisateurs.
Selon le document, en moyenne, une utilisation intensive des réseaux sociaux (plus de cinq heures par jour) est associée à un bien-être moindre. Les utilisateurs intensifs sont nettement plus susceptibles de signaler un niveau de stress plus élevé et des symptômes dépressifs, et de considérer que leur situation est moins bonne que celle de leurs parents, par rapport aux utilisateurs non réguliers ou modérés.
L’impact d’une utilisation intensive des réseaux sociaux sur le bien-être dépend de la manière dont ils sont utilisés. Le fait d’être actif sur plusieurs plateformes, de se fier aux réseaux sociaux comme principale source d’information et de suivre des influenceurs est associé à un niveau de stress plus élevé, à une aggravation des symptômes dépressifs et à des comparaisons plus négatives avec la qualité de vie des parents.
Zouhour HARBAOUI
