A deux jours du derby de la capitale, l’heure est à la veillée d’armes au sein des deux équipes où les joueurs sont soumis à d’interminables séances d’entraînement, de visionnage et de suivi médical, sous l’œil attentif du staff technique. Tout autour, les dirigeants, plus présents que d’habitude, veillent au grain, prompts à intervenir pour aplanir la moindre difficulté, pourvu que le moral de la troupe reste au beau fixe. Au point qu’à titre d’exemple, les responsables du Club Africain ont enfin débloqué, avant-hier, une tranche des arriérés de salaires des joueurs et du cadre technique qui n’ont plus reçu leurs dus depuis cinq mois !
Pour des raisons sécuritaires
Pour les supporters des deux clubs qui s’apprêtaient à marcher, ce samedi, sur la salle de Radès, il va falloir, par contre, déchanter. En effet, pour des raisons exclusivement sécuritaires, il a été décidé que seule la galerie de l’équipe recevante, en l’occurrence l’Espérance Sportive de Tunis, aura droit d’accès à la salle. Et, par-dessus le marché, en nombre limité, voire insignifiant : 2500 personnes en tout et pour tout. Une poussière d’individus, se serait écrié Bourguiba, quand on sait que le temple de Radès est conçu pour accueillir jusqu’à 15 mille spectateurs.
Course contre la montre
Condamnée à une course contre la montre dans le but de dénicher une paire arbitrale étrangère pour ce derby, la fédération continue, en parallèle, de maintenir la pression sur les responsables de l’Espérance pour qu’ils acceptent que la rencontre soit dirigée par des arbitres tunisiens. Signalons que, jusqu’à hier matin, rien d’officiel n’a filtré à propos de cette «énigme».
Mohsen ZRIBI
