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Accueil » Souveraineté lucide et cohérence stratégique : refonder l’État tunisien dans un monde en recomposition
NATION jeudi, 26 mars, 2026,08:309 Mins Read

Souveraineté lucide et cohérence stratégique : refonder l’État tunisien dans un monde en recomposition

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Par Mondher AFI

 

À l’occasion de la réunion tenue le 23 mars 2026 au Palais de Carthage, sous l’impulsion du Président Kaïs Saïed, la Tunisie s’inscrit dans une dynamique politique charnière, où l’enjeu dépasse désormais les ajustements ponctuels pour s’inscrire dans une refondation intégrale des fondements de l’État. Cet instant, à la fois symbolique et opérationnel, illustre la volonté d’un repositionnement stratégique qui dépasse les logiques bureaucratiques traditionnelles, trop longtemps marquées par l’inertie, la fragmentation des responsabilités et l’absence de vision systémique.

 

Dans un contexte international instable et en mutation rapide, l’État tunisien ne peut plus se limiter à des réponses réactives, il doit redevenir un acteur stratégique capable d’anticiper, de planifier et de coordonner ses actions avec cohérence.

Le diagnostic politique et administratif mis en lumière lors de cette séquence révèle des dysfonctionnements structurels anciens et persistants. L’accumulation de choix inefficaces, parfois contraires à l’intérêt général, la persistance de réseaux d’influence opaques et la reproduction de pratiques bureaucratiques inadaptées ont profondément fragilisé la capacité de l’État à répondre aux attentes citoyennes. Cette situation n’est pas seulement conjoncturelle, elle traduit une défaillance systémique dans l’architecture administrative et dans la gouvernance des politiques publiques. Les analyses de Max Weber sur l’autonomisation des bureaucraties et celles de Pierre Bourdieu sur la reproduction des structures de pouvoir offrent un cadre conceptuel pertinent pour comprendre ces dysfonctionnements : lorsque les institutions deviennent des fins en elles-mêmes, elles cessent d’être des instruments d’efficacité et de transformation sociale.

Les résistances internes ne se limitent pas à des oppositions manifestes, elles prennent des formes plus subtiles, comme la lenteur dans l’exécution, la dilution des responsabilités et la tendance à privilégier les logiques sectorielles au détriment d’une vision d’ensemble. Cette inertie a particulièrement affecté certains secteurs stratégiques, dont ceux de l’éducation et de la formation. Le retard dans l’adaptation des programmes pédagogiques aux besoins économiques et sociaux contemporains reflète une incapacité à transformer les structures existantes et à créer un environnement éducatif capable de préparer les jeunes générations à un monde en mutation. Cette faiblesse met en lumière la nécessité d’un leadership plus audacieux, capable d’insuffler la culture de l’innovation et de la responsabilité, tout en instaurant une coordination horizontale entre les différents niveaux de l’administration.

En outre, le décrochage entre la vision stratégique du sommet de l’État et la mise en œuvre opérationnelle traduit une tension classique analysée par Antonio Gramsci : toute tentative de transformation profonde rencontre des résistances diffuses, enracinées dans des structures existantes qui cherchent à préserver leurs équilibres et privilèges internes. Dans ce cadre, la réussite de la refondation dépendra de la capacité à créer une cohérence systémique, où chaque acteur, chaque ministère et chaque direction générale participe de manière active à la réalisation d’un projet commun. Il ne s’agit pas seulement de directives hiérarchiques, mais d’une intégration réelle de la vision présidentielle dans toutes les strates de l’administration.

 

Développement intégré et centralité du capital humain

La vision du Président  se distingue par son approche intégratrice, visant à articuler simultanément les dimensions économique, sociale et territoriale du développement. Elle rompt avec les logiques fragmentées qui ont trop longtemps caractérisé l’action publique tunisienne, où chaque ministère agit isolément, parfois en contradiction avec les objectifs des autres secteurs. La cohérence, l’interdépendance et la planification à long terme deviennent ainsi des principes directeurs essentiels.

Les mesures annoncées lors de la réunion, portant notamment sur l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé et la revalorisation des pensions pour les années 2026 à 2028, témoignent d’une volonté de corriger les déséquilibres sociaux tout en renforçant la justice distributive. Cette orientation traduit la reconnaissance que le développement économique ne peut se concevoir indépendamment des questions de bien-être social et de cohésion nationale. Dans cette perspective, l’État ne se contente pas de réguler ou de redistribuer, il structure les conditions d’un développement inclusif, capable de renforcer l’égalité des chances et la mobilité sociale.

La territorialisation des politiques publiques et l’approche ascendante participative constituent un autre levier stratégique. En impliquant les gouvernorats, les municipalités et les structures locales dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, l’État cherche à corriger les déséquilibres historiques et à valoriser les potentialités locales. Cette approche est conforme aux travaux de Jürgen Habermas sur l’importance de la délibération dans la légitimation politique, qui souligne que la participation citoyenne active est essentielle pour garantir la crédibilité des décisions.

Cependant, l’orientation vers un développement intégré se heurte encore à des limites institutionnelles et sectorielles. Le secteur éducatif, par exemple, continue de souffrir d’un déficit de pilotage et d’innovation. Les programmes demeurent souvent théoriques et déconnectés des besoins du marché du travail et des exigences technologiques contemporaines. Le retard dans la formation aux compétences transversales, au raisonnement critique et à l’innovation met en évidence un écart entre l’ambition stratégique et la réalité opérationnelle. Comme le souligne Edgar Morin, sans une pensée capable de traiter la complexité et d’anticiper les mutations, les réformes risquent de rester superficielles. La refondation du capital humain est donc un préalable incontournable pour assurer la durabilité des politiques économiques et sociales.

Par ailleurs, l’investissement dans le capital humain ne se limite pas à l’éducation initiale, il englobe également la formation continue, la reconversion professionnelle et l’adaptation des compétences aux mutations technologiques et économiques. La Tunisie, pour s’inscrire dans un contexte mondial compétitif, doit créer un système éducatif et professionnel intégré, capable de produire des talents polyvalents et innovants, tout en réduisant les disparités territoriales. Le succès de cette approche dépendra de la capacité de l’État à mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation rigoureux, afin de transformer les intentions stratégiques en résultats tangibles.

 

Souveraineté stratégique et éthique de la responsabilité

La souveraineté stratégique constitue le troisième pilier de cette refondation. Elle ne se limite pas à l’indépendance politique, mais englobe la capacité de l’État à définir et mettre en œuvre un projet national dans un environnement international en constante recomposition. La mobilisation de lignes de financement, la réorganisation des priorités et l’exécution rigoureuse des engagements démontrent la volonté de traduire la parole en actes. L’insistance sur le respect des promesses et la reddition de comptes place la responsabilité au centre du projet national.

L’éthique de la responsabilité dépasse le cadre moral classique. Elle impose que chaque décision publique soit pensée en termes d’impact réel sur la société et sur les générations futures. Les analyses de Hannah Arendt sur la responsabilité individuelle dans l’espace public et celles de Paul Ricœur sur la cohérence entre engagement et action fournissent un cadre conceptuel pour cette exigence. Dans le contexte tunisien, cette éthique est essentielle pour restaurer le lien de confiance entre l’État et les citoyens, fragilisé par des pratiques passées marquées par l’écart entre le discours et l’action concrète.

Pourtant, la mise en œuvre de cette éthique rencontre des obstacles significatifs. La lenteur des réformes, la dispersion des priorités et les insuffisances dans la planification stratégique révèlent un déficit de performance dans certains ministères et secteurs, en particulier dans l’éducation et la formation. Le contraste entre les orientations présidentielles et la capacité réelle d’exécution souligne la nécessité d’une responsabilisation accrue, d’une clarification des rôles et d’une culture administrative tournée vers la performance concrète et la rigueur institutionnelle. Sans cette transformation, le potentiel de la vision stratégique restera partiellement inexploité.

La modernisation technologique et la transition énergétique représentent des axes complémentaires de souveraineté stratégique. La numérisation de l’administration et le développement de l’économie digitale sont autant de leviers pour renforcer l’efficacité, la transparence et la capacité de l’État à gérer les mutations contemporaines. La transition énergétique, quant à elle, conditionne l’autonomie économique et ouvre de nouvelles perspectives de développement durable et d’innovation technologique. Cependant, l’impact de ces transformations dépend étroitement de la capacité des institutions à les intégrer pleinement, à surmonter les inerties bureaucratiques et à associer les acteurs publics et privés à une dynamique cohérente.

La combinaison de souveraineté stratégique, de capital humain rénové et d’éthique de la responsabilité définit une trajectoire prospective pour la Tunisie. Elle offre la possibilité d’un repositionnement global du pays, capable de conjuguer autonomie décisionnelle, cohérence institutionnelle et adaptation aux mutations internationales. La vision du Président Kaïs Saïed, par sa cohérence et sa profondeur, ouvre la voie à un modèle de gouvernance intégrée et responsable. Toutefois, sa réalisation concrète dépendra de la capacité des institutions à dépasser les logiques sectorielles, à transformer les pratiques éducatives et administratives et à instaurer une culture de performance et de responsabilité à tous les niveaux.

 

Vision stratégique et avenir durable

La Tunisie, dans cette approche intégrée, se projette vers un horizon où le rôle de l’État dépasse la simple fonction de gestionnaire pour devenir un véritable architecte d’un avenir durable, souverain et inclusif. L’efficacité de cette refondation repose sur l’articulation harmonieuse entre vision stratégique, éthique de responsabilité et mobilisation du capital humain. Chaque secteur, en particulier l’éducation et la formation, doit s’aligner pleinement sur cette orientation pour que les transformations ambitieuses se traduisent en résultats concrets, tangibles et perceptibles par l’ensemble des citoyens. Il s’agit de créer un système capable d’anticiper les mutations économiques, technologiques et sociales, tout en assurant la cohésion territoriale et la justice sociale.

Le rôle des institutions éducatives apparaît central dans cette dynamique, car elles constituent le socle de la capacité du pays à produire des compétences adaptées aux défis du XXIe siècle. Une refonte pédagogique tournée vers l’esprit critique, l’innovation et l’adaptabilité permettra non seulement de renforcer la compétitivité nationale, mais aussi de préparer les jeunes générations à devenir des acteurs responsables et proactifs dans leur société. La réussite de cette entreprise dépendra de l’adoption de méthodes prospectives et d’une culture de performance qui dépasse les logiques bureaucratiques héritées, en assurant la cohérence entre les orientations politiques et leur mise en œuvre concrète.

La réunion du 23 mars 2026 au Palais de Carthage symbolise ainsi bien plus qu’une simple prise de décision : elle incarne une volonté de rupture avec les inerties passées et de construction d’un État stratège, capable de conjuguer souveraineté, innovation et justice sociale. Si la vigilance, l’évaluation continue et la réactivité face aux dysfonctionnements restent indispensables, cette vision offre à la Tunisie l’opportunité de s’inscrire durablement dans une trajectoire de transformation positive, de développement humain et de rayonnement international, tout en affirmant sa singularité et son autonomie dans un monde en mutation.

 

Kais Saied souveraineté

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