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Accueil » La dépossession silencieuse… une violence invisible structure la vie des femmes
Femmes vendredi, 27 mars, 2026,10:127 Mins Read

La dépossession silencieuse… une violence invisible structure la vie des femmes

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Entre chiffres implacables, récits étouffés ….une autre violence se déploie … diffuse et sans bruit, mais profondément d’une manière structurante. C’est la violence économique contre les femmes , une forme de violence qui ne dit pas son nom. Elle  ne commence pas non plus dans les chiffres. Elle commence dans l’invisible et  entrave les femmes bien avant les chiffres.

Dans une salle sobre de Tunis, autour d’une table sans apparat, les voix ne s’élèvent pas. Elles se déposent. Avec retenue. Comme si chaque mot portait en lui une fatigue ancienne, une lucidité acquise au fil des silences. Chercheurs, journalistes, acteurs associatifs tentent de cerner une réalité qui échappe aux catégories simples. Il ne s’agit pas seulement de débattre. Il s’agit de nommer.

Le bureau de Tunis de l’organisation Journalistes pour les droits de l’Homme y a récemment réuni une table ronde, dans le cadre du projet « Canada : la voix des femmes et des filles ». Une vingtaine de participants, dont dix femmes, s’y sont retrouvés : journalistes, représentants de la société civile, partenaires institutionnels, décideurs. Au cœur des échanges, une même exigence : produire un regard plus juste, plus ancré, sur les conditions économiques des femmes tunisiennes. Saisir non seulement les fractures, mais aussi les lignes de fuite. Et là aussi, les chiffres imposent leur gravité.Selon les données les plus récentes de la Banque mondiale (2025) et les rapports de la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO), la région affiche l’un des écarts les plus importants au monde en matière de travail de care non rémunéré.

Un écart de 38,4 points sépare le taux de participation des femmes au marché du travail (26,5 %) de celui des hommes (64,9 %). Autrement dit, près de trois femmes sur quatre restent en marge de l’activité économique formelle. À cela s’ajoute un taux de chômage particulièrement élevé chez les diplômées de l’enseignement supérieur, atteignant 31 %, soit plus du double de celui des hommes (14,9 %). Dans cet écart entre éducation et emploi, c’est une promesse qui vacille — celle d’une autonomie construite par le savoir, mais entravée par des mécanismes plus profonds.

Alors que les agendas internationaux des droits humains se concentrent encore largement sur les formes visibles de violence, une autre réalité s’impose, plus diffuse : celle d’une dépossession progressive, silencieuse, qui prive les femmes de leur capacité à disposer d’elles-mêmes. La violence économique ne se limite pas à une privation de revenus. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de dépendance, qui maintient les femmes dans une position de vulnérabilité constante, au sein même de leurs espaces les plus intimes.

Le temps, d’abord

Il est une richesse que les statistiques peinent à mesurer. En Tunisie, les femmes consacrent entre quatre et cinq fois plus de temps que les hommes aux tâches domestiques et aux activités de care. En moyenne, près de 17 heures par semaine, invisibles, non rémunérées, considérées comme allant de soi. Mais rien, dans cette répartition, n’est naturel.

Ce que l’on appelle « économie du care » constitue en réalité le socle invisible de toute organisation sociale. Sans elle, aucune activité productive ne tient. Pourtant, elle reste exclue des indicateurs de richesse, reléguée dans les marges du pensable économique.

Dans les récits recueillis, cette charge prend corps. Une femme — une parmi tant d’autres — décrit ses journées fragmentées : lever à l’aube, préparation des repas pour , accompagnement des enfants, travail souvent précaire, retour au foyer, reprise des tâches domestiques. Le temps ne lui appartient jamais pleinement. Il est morcelé, absorbé, capturé.

« Ce n’est pas que je ne veux pas travailler, confie une autre. C’est que je ne peux pas laisser tout le reste derrière moi. »

Ainsi, ce qui apparaît comme un retrait du marché du travail est en réalité le produit d’une organisation sociale profondément inégalitaire. À cette confiscation du temps s’ajoute celle des ressources.

En Tunisie, à peine 26,6 % des femmes disposent d’un compte bancaire, contre près de la moitié des hommes. Cet écart de 23 points ne traduit pas seulement une inégalité d’accès. Il révèle une limitation structurelle de la capacité des femmes à décider, à investir, à se projeter.

Dans les zones rurales, cette dépendance prend des formes plus dures encore. Les femmes y constituent une part essentielle de la main-d’œuvre agricole, sans pour autant accéder aux ressources qu’elles contribuent à produire. Elles ne détiennent que 5 à 6 % des terres. Une marginalisation foncière qui les prive d’un levier décisif : l’accès au crédit.

Le travail, lui-même, devient un espace de vulnérabilité. Faiblement rémunéré, souvent informel, dépourvu de protection sociale. Les trajets vers les champs s’effectuent parfois dans des conditions précaires, dangereuses, rappelant tragiquement les accidents à répétition des « camions de la mort ».

Mais la violence économique ne se limite pas aux structures. Elle s’insinue dans le quotidien.

Rym H. raconte : « Je travaille, mais je ne garde pas mon salaire. Il est utilisé pour les dépenses du foyer. Pour mes besoins personnels, je dois demander. »
Jalila, sa collègue, poursuit : « J’assume seule les charges. J’ai l’impression de ne pas exister. »

Dans ces phrases sobres se dessine une réalité plus vaste : celle du contrôle des ressources, de la charge unilatérale, de la négation de soi. Une violence silencieuse, souvent normalisée, rarement nommée comme telle.

Derrière ces chiffres se cache la problématique majeure de l’économie du care. En Tunisie, les femmes assurent entre 80 et 90 % des tâches domestiques et du travail non rémunéré, soit quatre à cinq fois plus que les hommes.

Cette invisibilité est renforcée par l’écart persistant entre le droit et son application.

La Tunisie dispose pourtant d’un cadre juridique avancé, notamment avec la loi organique n°58 de 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Mais entre le texte et la réalité, un espace subsiste — un espace où les protections s’effritent.

Les procédures sont longues. Les recours limités. Et surtout, l’autonomie économique fait défaut. Comment quitter une situation de violence lorsque l’on ne dispose pas des ressources nécessaires pour vivre ?

Selon la psychologue Amani Sghaie qu’on a rencontrée à Tunis, « la violence économique constitue souvent le point de départ d’une spirale plus large. Privée de ressources, une femme devient vulnérable à d’autres formes de violence, incapables de rompre, par peur de la précarité ou de l’exclusion.»

Les trajectoires individuelles donnent chair à cette analyse. Elles ne sont pas des exceptions. Elles dessinent une trame.

Face à cette réalité, des pistes émergent

L’Organisation internationale du travail et la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale proposent une approche globale, structurée autour de cinq axes : reconnaître le travail domestique non rémunéré, réduire sa charge par des infrastructures adaptées, redistribuer les responsabilités entre femmes, hommes et État, rémunérer équitablement, et représenter davantage les femmes dans les espaces de décision.

Dans ce paysage contraint, l’économie numérique apparaît comme une ouverture possible. Les outils financiers digitaux peuvent offrir aux femmes une gestion plus autonome de leurs ressources, à l’abri des formes traditionnelles de contrôle. Mais cette opportunité reste conditionnée par l’accès aux technologies et à l’éducation numérique, encore inégal selon les territoires.Car une société ne se mesure ni à ses textes, ni à ses intentions. Elle se mesure à la manière dont elle distribue ses ressources, son temps, ses possibilités. Et tant que cette distribution restera inégale, l’émancipation demeurera fragile. Une promesse suspendue.

Briser la violence économique, c’est alors bien plus qu’un enjeu de justice sociale. C’est une condition première. Celle qui permet aux autres droits d’exister réellement. Sans indépendance matérielle, la liberté reste théorique. Et la « chaîne silencieuse », elle, continue de tenir.

Mona BEN GAMRA



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