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Accueil » Propreté publique et souveraineté active : une refondation stratégique de l’action collective
Kaïs Saïed
NATION lundi, 30 mars, 2026,08:299 Mins Read

Propreté publique et souveraineté active : une refondation stratégique de l’action collective

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Mondher AFI

Le 27 mars 2026, au Palais de Carthage, le Président de la République Kaïs Saïed recevait le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, dans une séquence politique dont la portée excède largement son objet apparent. À première vue, il s’agissait d’une réunion consacrée aux opérations de collecte et de gestion des déchets à l’échelle nationale. Mais, à un niveau d’analyse plus profond, cette rencontre s’inscrit dans une architecture conceptuelle dense où se croisent théorie de l’État, sociologie de l’action publique et philosophie politique de la souveraineté.

Ce moment cristallise une vision structurée et cohérente, celle d’un État qui ne saurait être réduit à une fonction réactive ou conjoncturelle, mais qui doit incarner une présence continue, normative et régulatrice dans le tissu quotidien de la société. À travers la question des déchets, c’est en réalité une réflexion globale sur l’ordre social, la légitimité de l’autorité publique et la reconstruction du lien civique qui se déploie.
L’un des apports fondamentaux du discours du Président de la République Kaïs Saïed réside dans son refus explicite de concevoir les campagnes de propreté comme des actions ponctuelles ou symboliques. Cette position constitue une critique implicite mais rigoureuse de ce que la sociologie politique qualifie de «gouvernance événementielle», caractérisée par des interventions discontinues, souvent dictées par l’urgence ou par la recherche de visibilité médiatique. Dans la perspective de Pierre Bourdieu, l’État peut être tenté de produire des «effets de visibilité» sans transformation réelle des structures sociales. Or, la posture présidentielle rompt avec cette logique en réaffirmant la nécessité d’une action publique continue, systématique et durable.
Cette exigence de continuité rejoint la rationalité bureaucratique décrite par Max Weber, fondée sur la régularité, la discipline et la prévisibilité des pratiques administratives. En affirmant que les opérations de nettoyage doivent être menées «jour et nuit, sans interruption», le Président substitue à la logique de l’exception celle de la permanence institutionnelle.
Ainsi, la propreté publique devient un indicateur de la capacité de l’État à inscrire son action dans une temporalité longue, à dépasser l’immédiateté et à instaurer une stabilité fonctionnelle.

Vers une éthique rigoureuse de la responsabilité
Le deuxième pilier de la vision présidentielle concerne la question centrale de la responsabilité administrative. En rejetant les arguments liés au manque d’équipements, le Président de la République met en lumière un mécanisme bien identifié dans l’analyse des organisations publiques : la production de discours justificatifs visant à masquer les défaillances internes.
Les travaux de Michel Crozier montrent que les systèmes bureaucratiques peuvent générer des logiques d’autoprotection, où les acteurs institutionnels déplacent la responsabilité vers des facteurs externes afin d’éviter toute remise en cause.
Or, en soulignant que les équipements apparaissent lors du lancement des campagnes puis disparaissent dans leur continuité, le Président révèle une contradiction structurelle : le problème ne réside pas tant dans l’insuffisance des moyens que dans leur gestion irrégulière et inefficiente.
Cette posture s’inscrit dans une conception exigeante de la responsabilité publique, où chaque acteur est appelé à assumer pleinement ses obligations. Elle rejoint, sur un plan philosophique, la réflexion de Hannah Arendt sur la responsabilité individuelle dans les systèmes administratifs, où les dysfonctionnements majeurs résultent souvent de négligences ordinaires et répétées.
À ce niveau d’analyse, la propreté de l’espace public devient un indicateur empirique de la qualité de la gouvernance : elle rend visible ce qui, dans le fonctionnement institutionnel, demeure généralement invisible

Vers une réappropriation symbolique et éducative de l’espace public
L’un des éléments les plus significatifs du discours présidentiel réside dans son refus de faire porter la responsabilité principale aux citoyens. Cette position rompt avec une rhétorique récurrente qui tend à culpabiliser les individus pour des défaillances relevant en réalité des structures institutionnelles.
Au contraire, le Président de la République Kaïs Saïed reconnaît explicitement l’engagement de nombreux citoyens dans des initiatives spontanées de nettoyage, tout en dénonçant les tentatives de découragement et de démobilisation. Cette reconnaissance ne relève pas d’un simple constat, mais s’inscrit dans une vision profondément normative et transformatrice du rôle du citoyen dans la cité.
Dans une perspective durkheimienne, la cohésion sociale repose sur la consolidation d’une conscience collective, nourrie par des pratiques partagées et des valeurs communes. Les initiatives volontaires de nettoyage deviennent alors des actes sociaux totaux : elles produisent du lien, du sens et de l’appartenance.
Mais la lecture du Président dépasse cette approche classique en y intégrant une dimension explicitement éducative. En effet, la participation volontaire des citoyens à la propreté publique constitue un véritable dispositif d’apprentissage social. Elle permet l’intériorisation de normes environnementales, la construction d’un habitus écologique — pour reprendre le vocabulaire de Pierre Bourdieu — et la transmission intergénérationnelle de comportements responsables.
Dans cette perspective, la propreté ne relève plus uniquement de l’action institutionnelle, mais devient un champ de socialisation active où se forment les citoyens de demain. Elle s’inscrit dans une pédagogie implicite de la responsabilité, où l’action précède le discours et où l’expérience vécue produit des dispositions durables.
Par ailleurs, cette valorisation des contributions citoyennes s’inscrit dans une critique implicite des approches descendantes de l’action publique. En reconnaissant la capacité des citoyens à s’auto-organiser et à intervenir directement dans l’espace public, le Président réhabilite une forme de démocratie participative ancrée dans la pratique quotidienne.

Vers une complémentarité structurelle des responsabilités
La vision portée par le Président de la République Kaïs Saïed invite à une relecture rigoureuse des cadres classiques de la pensée politique, en particulier ceux qui reposent sur une opposition binaire entre l’État et le citoyen. Plutôt que de maintenir cette polarisation analytique, souvent réductrice, l’approche présidentielle propose une reconfiguration conceptuelle fondée sur une interdépendance fonctionnelle et normative entre les deux pôles.
Dans de nombreuses analyses critiques des politiques publiques, l’échec est généralement attribué soit à des insuffisances structurelles de l’appareil étatique, soit à des comportements qualifiés d’inciviques au sein de la société. Une telle grille de lecture, bien qu’opératoire dans certains contextes, tend néanmoins à simplifier à l’excès la complexité des dynamiques sociales. En substituant à cette lecture dualiste une approche systémique, le Président introduit une distinction analytique entre les niveaux de responsabilité, tout en soulignant leur articulation intrinsèque.
Dans une perspective inspirée des travaux de Michel Foucault, le pouvoir ne saurait être localisé exclusivement dans les institutions formelles, il circule à travers un ensemble de pratiques, de normes et de dispositifs qui structurent le champ social. Dès lors, la propreté publique ne peut être appréhendée comme une simple compétence administrative, elle devient un espace de coproduction du politique, où les cadres institutionnels définis par l’État rencontrent les pratiques effectives des citoyens.
Cette coproduction ne repose pas sur une dilution des responsabilités, mais sur leur redistribution intelligente. L’État conserve sa fonction de régulation, de planification et de garantie des conditions matérielles, tandis que les citoyens participent à la vitalisation concrète de ces cadres. Il ne s’agit donc pas d’une substitution, mais d’un renforcement mutuel des capacités d’action.
Dans ce contexte, la valorisation des contributions volontaires apparaît comme un élément central de la pensée présidentielle. Elle s’inscrit dans une logique qui dépasse les approches classiques de la «gouvernementalité», en y intégrant une dimension éthique fondée sur la confiance institutionnelle et la reconnaissance des capacités citoyennes. Là où certains modèles privilégient le contrôle et la contrainte, le Président de la République Kaïs Saïed met en avant une pédagogie de la responsabilisation, qui transforme l’engagement citoyen en ressource stratégique.
D’un point de vue sociologique, cette orientation peut être rapprochée des analyses de Pierre Bourdieu sur le capital social et symbolique. Les initiatives volontaires, loin d’être marginales, contribuent à produire un espace social structuré par des normes partagées et des dispositions durables. Elles participent ainsi à la consolidation d’un habitus civique, où la propreté devient non seulement une pratique, mais aussi une valeur intériorisée.
Cette lecture permet de dépasser les limites des approches purement institutionnelles ou comportementalistes, en proposant une analyse intégrée des interactions entre structures et pratiques. La propreté publique, dans cette perspective, devient un révélateur des modes de coordination sociale et des formes de régulation implicites qui traversent la société.

De l’engagement volontaire à la souveraineté effective
Au-delà de sa dimension sociale et organisationnelle, la vision du Président de la République Kaïs Saïed confère à la question environnementale une portée stratégique majeure. La gestion des déchets, loin d’être une simple question technique, s’inscrit dans une réflexion globale sur la souveraineté et la capacité de l’État à affirmer concrètement son autorité sur l’ensemble de son territoire. Dans cette perspective, la propreté publique devient un indicateur tangible de souveraineté effective : un espace dégradé révèle des dysfonctionnements institutionnels et une fragilisation du lien État-société, tandis qu’un environnement maîtrisé traduit cohérence, coordination et présence réelle de l’autorité publique.
L’originalité de cette approche réside toutefois dans la centralité accordée aux citoyens. Leurs contributions volontaires ne sont pas conçues comme une compensation aux insuffisances de l’État, mais comme un levier stratégique renforçant l’action publique. Elles constituent un capital social qui consolide la légitimité institutionnelle et favorise un ancrage plus profond des politiques publiques dans le tissu social.
Cette articulation entre participation citoyenne et souveraineté revêt également une dimension pédagogique essentielle. En valorisant les initiatives volontaires, le Président introduit une forme de pédagogie politique implicite où l’acte de nettoyer devient un vecteur d’apprentissage collectif. Il s’agit ainsi de former des citoyens conscients de leur rôle dans la structuration de l’ordre social, au-delà de la simple préservation de l’environnement.
Dans cette optique, la propreté publique peut être interprétée comme un dispositif de socialisation, au sens d’Émile Durkheim, participant à l’intériorisation des normes et à la formation d’une conscience collective fondée sur la responsabilité et la solidarité. Elle dépasse ainsi sa dimension fonctionnelle pour devenir un symbole de dignité collective et un marqueur du lien social.
En définitive, cette vision réinvente la gouvernance moderne : responsabilité de l’État, engagement citoyen, action continue et partagée. La propreté devient un levier stratégique, un symbole de souveraineté vécue, un espace de citoyenneté active où chaque geste quotidien affirme l’autorité, la dignité collective et la force d’une société unie et responsable.

Kais Saied Khaled Nouri ministère de l'Intérieur - Tunisie Président de la République

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