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Accueil » L’unité arabe et la redéfinition de l’ordre international : souveraineté, dialogue et cohésion diplomatique
Diplomatie mercredi, 1 avril, 2026,08:299 Mins Read

L’unité arabe et la redéfinition de l’ordre international : souveraineté, dialogue et cohésion diplomatique

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Par Mondher AFI

La participation de la Tunisie, le 29 mars 2026, à la 165ᵉ session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue en visioconférence, ne saurait être appréhendée comme un simple acte diplomatique inscrit dans la routine institutionnelle arabe. Elle constitue, à l’inverse, un moment révélateur d’une architecture doctrinale cohérente qui structure l’action extérieure tunisienne contemporaine sous l’impulsion du Président Kaïs Saïed. 

Cette architecture, loin d’être contingente, repose sur une articulation rigoureuse entre souveraineté, légalité internationale, centralité de la question palestinienne et primauté du dialogue, tout en s’inscrivant dans une lecture critique des rapports de pouvoir qui façonnent le système international.

Dans cette perspective, l’analyse de cette intervention exige de dépasser le niveau descriptif pour adopter une approche sociologique et épistémologique des relations internationales, attentive aux processus de construction des normes, aux logiques de légitimation et aux dimensions symboliques de la puissance. Comme le soulignait Pierre Bourdieu, «le pouvoir symbolique est un pouvoir de faire voir et de faire croire» : autrement dit, la domination internationale ne se réduit pas à la coercition matérielle, mais s’exerce également à travers la capacité à imposer des catégories de perception du monde. C’est précisément contre cette monopolisation du sens que se déploie, en filigrane, la vision portée par Kaïs Saïed.

Souveraineté et légalité internationale : une critique implicite de l’universalité occidentale

Au cœur de la posture tunisienne se trouve une réaffirmation constante du principe de souveraineté, envisagé non comme une simple norme juridique héritée du droit international classique, mais comme une construction historique traversée par des rapports de domination. Cette approche rejoint les analyses critiques de juristes et sociologues du droit international, tels que Martti Koskenniemi, pour qui le droit international oscille entre «apologie» (justification des intérêts des puissants) et «utopie» (aspiration à un ordre juste).

Dans cette optique, l’insistance sur le respect de la souveraineté des États arabes et le refus de toute atteinte à leur intégrité territoriale traduit une volonté de rééquilibrage normatif. Il ne s’agit pas simplement de rappeler un principe, mais de dénoncer implicitement son application sélective. Comme l’écrivait Raymond Aron, «le système international est caractérisé par l’absence d’une autorité centrale capable d’imposer le droit» ; dès lors, la légalité internationale demeure indissociable des rapports de force qui la sous-tendent.

La vision de Kaïs Saïed s’inscrit ainsi dans une logique de réappropriation du droit international par les États du Sud, en tant qu’instrument non pas de soumission, mais de revendication. Elle propose, en creux, une redéfinition de l’universalité juridique, non plus comme projection d’une expérience historique particulière, celle de l’Occident, mais comme construction pluraliste intégrant des trajectoires et des référents culturels diversifiés.

La réaffirmation du soutien indéfectible à la cause palestinienne constitue un autre pilier fondamental de cette vision. Toutefois, réduire cette position à une simple constante diplomatique serait méconnaître sa portée analytique. Dans la perspective défendue par la Tunisie, la question palestinienne fonctionne comme un révélateur structurel des contradictions du système international.

En effet, l’absence persistante d’une solution juste et durable, fondée sur le respect du droit international, met en évidence ce que Jürgen Habermas qualifierait de «déficit de légitimité» de l’ordre international. Ce déficit résulte d’un décalage entre les normes proclamées (droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, interdiction de l’annexion, protection des civils) et les pratiques effectives, souvent conditionnées par des considérations géopolitiques. Dans cette optique, la Palestine devient un symbole global, un «fait social total» au sens de Marcel Mauss, concentrant des dimensions politiques, juridiques, morales et symboliques. Elle incarne non seulement une lutte pour la souveraineté, mais aussi une revendication de reconnaissance, au sens où l’entend axel honneth : une exigence d’être reconnu comme sujet de droit et acteur légitime dans la communauté internationale.

Dialogue, négociation et rationalité discursive : une approche pragmatique inspirée des théories linguistiques

L’un des aspects les plus saillants de la vision tunisienne réside dans l’accent mis sur la primauté du dialogue et des solutions négociées. Cette orientation, loin d’être purement normative, peut être éclairée par les apports de la pragmatique linguistique et des théories de l’argumentation.

Dans le sillage des travaux de Robin Lakoff, le langage diplomatique peut être analysé comme un espace de régulation sociale où se jouent des stratégies de pouvoir, mais aussi des mécanismes de coopération. Lakoff insiste sur l’importance des principes de «politesse» et de «clarté» dans la communication, considérés comme conditions de possibilité d’un échange constructif. Appliquée au champ diplomatique, cette perspective permet de comprendre pourquoi la rhétorique tunisienne privilégie des formules appelant à la retenue, à la responsabilité et au respect du droit.

Plus encore, cette orientation analytique peut être rigoureusement éclairée à la lumière de l’éthique de la discussion élaborée par Jürgen Habermas, laquelle constitue l’un des cadres théoriques les plus aboutis pour penser la légitimité dans les sociétés contemporaines et, par extension, dans l’ordre international. Selon Habermas, une norme ne peut prétendre à la validité que si elle est susceptible de faire l’objet d’un assentiment rationnel de la part de tous les participants potentiels à la discussion, dans des conditions idéales caractérisées par l’absence de contrainte, la symétrie des positions et la transparence des arguments. Autrement dit, la légitimité ne découle pas uniquement de la force ou de l’autorité, mais de la capacité à produire un accord fondé sur la raison communicative.

Transposée au champ des relations internationales, cette perspective permet de dépasser une conception strictement réaliste fondée sur l’équilibre des puissances, pour envisager la possibilité d’un ordre normatif reposant sur des processus discursifs inclusifs. Certes, une telle configuration demeure largement asymptotique dans la réalité internationale, profondément marquée par des inégalités structurelles, des rapports de domination et des logiques stratégiques souvent incompatibles avec les exigences d’une communication idéale. Néanmoins, comme le souligne Habermas lui-même, l’intérêt de ce modèle ne réside pas dans sa réalisation empirique immédiate, mais dans sa fonction régulatrice : il constitue un horizon normatif à partir duquel il devient possible d’évaluer, de critiquer et de réorienter les pratiques effectives.

Dans cette optique, la référence implicite à une rationalité dialogique dans le discours diplomatique ne relève ni d’un idéalisme naïf ni d’une posture purement déclarative. Elle s’inscrit, au contraire, dans une stratégie de légitimation qui vise à reconfigurer les termes mêmes de l’interaction internationale. En appelant au dialogue, à la négociation et au respect des cadres juridiques, il ne s’agit pas simplement de promouvoir des mécanismes procéduraux de gestion des conflits, mais de réintroduire une exigence de justification rationnelle dans un espace souvent dominé par la logique de puissance.

Dès lors, la valorisation du dialogue doit être interprétée comme une tentative de rééquilibrage symbolique des rapports internationaux. Elle suppose que les acteurs, même asymétriques, soient reconnus comme des interlocuteurs légitimes, capables de formuler des prétentions à la validité et de participer à la définition des normes communes. Cette reconnaissance constitue un enjeu central, dans la mesure où elle conditionne la possibilité même d’un ordre international perçu comme juste et acceptable.

Par conséquent, la promotion du recours à la négociation ne saurait être assimilée à une manifestation de faiblesse stratégique ou à une forme de neutralité passive. Elle traduit, au contraire, une compréhension sophistiquée des mécanismes contemporains de la puissance, dans lesquels la capacité à structurer les cadres discursifs et à influencer les processus de définition des normes joue un rôle aussi déterminant que les ressources matérielles. Le dialogue apparaît ainsi comme un instrument de transformation des rapports de force, non pas par leur abolition, mais par leur médiation dans un espace argumentatif où la contrainte est progressivement remplacée par la persuasion.

Cette conception confère au langage diplomatique une fonction performative essentielle : il ne se contente pas de refléter la réalité des relations internationales, mais contribue activement à la façonner, en ouvrant la possibilité d’un ordre plus équilibré, fondé sur la reconnaissance mutuelle, la rationalité argumentative et la co-construction des normes.

L’unité de la décision arabe : impératif stratégique et construction symbolique

Dans un contexte régional marqué par la fragmentation et la complexité des alliances, l’unité de la décision arabe apparaît comme une nécessité géostratégique visant à renforcer la capacité collective des États face aux défis sécuritaires et économiques. Elle ne se limite pas à une simple coordination institutionnelle, mais suppose une convergence réelle des visions et des priorités.

Cependant, cette unité revêt également une dimension profondément sociologique et symbolique. Comme l’a montré Benedict Anderson, les communautés politiques se construisent à travers des représentations partagées autant que par des intérêts matériels. Dès lors, la consolidation de l’unité arabe implique la réactivation d’un imaginaire collectif commun, capable de transcender les divisions et de fonder une action concertée.

Ainsi, l’unité arabe se situe à l’intersection du stratégique et du symbolique : elle est à la fois un outil de puissance et un processus de production de sens, indispensable à la recomposition d’un espace politique commun.

L’approche adoptée par la diplomatie tunisienne semble ainsi viser une recomposition de cet imaginaire, fondée sur des valeurs de solidarité, de respect mutuel et de souveraineté. Toutefois, cette ambition se heurte à des contraintes structurelles, liées à la diversité des régimes politiques, des intérêts nationaux et des alignements internationaux.

Le positionnement tunisien dans un ordre international en mutation

En définitive, la participation tunisienne à la réunion du 29 mars 2026 révèle une cohérence doctrinale qui dépasse le cadre de la conjoncture immédiate. Elle s’inscrit dans une vision plus large, portée par le Président Kaïs Saïed, qui cherche à redéfinir les modalités d’inscription de la Tunisie dans un système international en pleine transformation.

Cette vision se caractérise par une double exigence : d’une part, la défense des principes fondamentaux du droit international, souveraineté, intégrité territoriale, règlement pacifique des différends et, d’autre part, une critique implicite des asymétries qui structurent leur application. Elle mobilise, ce faisant, une rationalité à la fois juridique, politique et symbolique, qui invite à repenser les relations internationales à partir d’une perspective plurielle et contextualisée.

Dans un monde marqué par la montée des tensions, la résurgence des logiques de puissance et l’érosion des cadres multilatéraux, une telle approche apparaît non seulement pertinente, mais également nécessaire. Elle rappelle que la stabilité internationale ne peut être durable sans justice, et que la légitimité des normes dépend de leur capacité à être reconnues comme équitables par l’ensemble des acteurs.



diplomatie Tunisie ministère des Affaires étrangères - Tunisie Mohamed Ali Nafti

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