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Accueil » Refondation stratégique de la culture et de l’éducation : vers une renaissance nationale
NATION lundi, 6 avril, 2026,08:299 Mins Read

Refondation stratégique de la culture et de l’éducation : vers une renaissance nationale

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Par Mondher AFI

La séance plénière du 3 avril 2026 de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), présidée par Ibrahim Bouderbala et marquée par la présence de la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, constitue un moment d’une grande densité analytique pour qui s’intéresse à la sociologie de l’action publique culturelle en Tunisie. À travers les onze questions orales adressées à la ministre, se révèlent en réalité les lignes de fracture profondes du système culturel national : lenteurs administratives, complexités foncières, fragmentation des politiques publiques, déficit de gouvernance et inadéquation entre ambitions déclarées et capacités opérationnelles.

Ces enjeux illustrent l’écart entre les intentions exprimées par le Président Kaïs Saïed, visant à faire de la culture un vecteur central de transformation sociale et identitaire, et les contraintes structurelles qui freinent encore la mise en œuvre concrète de ce projet de refondation nationale
Cette séance ne saurait être réduite à une simple séquence de contrôle parlementaire. Elle révèle un champ culturel traversé par des contradictions structurelles, où l’État oscille entre volonté de réforme et inertie bureaucratique. Les interventions des députés, qu’il s’agisse des projets de bibliothèques numériques, de maisons de culture, de valorisation des sites archéologiques ou de gestion des festivals, convergent toutes vers un constat implicite : la culture demeure un secteur stratégique proclamé mais marginalisé dans sa mise en œuvre.
Ce constat, inscrit dans la sociologie de la culture, met en évidence un décalage structurel entre le discours ambitieux de l’État et la réalité institutionnelle, marquée par l’inertie administrative, le manque de coordination et l’insuffisance des compétences, révélant une crise systémique nécessitant une refondation profonde.
Dans ce contexte, le projet porté par le Président Kaïs Saïed s’inscrit dans une dynamique de rupture structurée, visant à repositionner la culture au cœur de la souveraineté nationale. Il ne s’agit plus de la réduire à un champ d’activités artistiques ou patrimoniales, mais de la considérer comme un fondement stratégique, au même titre que les équilibres économiques ou sécuritaires. Cette orientation traduit une volonté de refondation de l’État à partir de ses bases symboliques, en faisant de la culture un vecteur de redéfinition de l’identité collective et de consolidation du lien social. Dans cette optique, la notion de «révolution culturelle» renvoie à une transformation systémique et non à une posture idéologique. Elle implique une reconfiguration des structures, des pratiques et des représentations, à travers un État appelé à dépasser une logique de gestion pour assumer pleinement une fonction stratégique. Cela suppose la valorisation des compétences créatives et intellectuelles, l’intégration de la culture dans les dynamiques de développement, ainsi qu’une réappropriation du récit national dans un contexte de mondialisation.

Bureaucratie, fragmentation et déficit de compétences
L’analyse des réponses ministérielles lors de la séance du 3 avril met en lumière les limites du modèle actuel de gestion culturelle. Malgré des efforts indéniables, le système reste marqué par une forte bureaucratisation, qui entrave la rapidité et l’efficacité de l’action publique.
La question des procédures foncières, récurrente dans plusieurs interventions, illustre parfaitement cette problématique. Les projets culturels sont souvent retardés par des blocages administratifs complexes, révélant une inadéquation entre les cadres juridiques existants et les besoins opérationnels. Cette situation engendre une perte de crédibilité des institutions et alimente le scepticisme des citoyens.
Par ailleurs, la fragmentation des acteurs et des responsabilités constitue un autre obstacle majeur. La multiplicité des intervenants – ministères, collectivités locales, institutions spécialisées – sans coordination efficace, conduit à une dilution des responsabilités et à une inefficacité globale du système.
Mais au-delà des structures, c’est la question des ressources humaines qui apparaît comme déterminante. Le recours à des profils administratifs classiques, souvent peu formés aux enjeux contemporains de la culture, limite la capacité d’innovation et d’adaptation des institutions. Or, la transformation du secteur culturel nécessite des compétences spécifiques, à la croisée de plusieurs domaines : management culturel, économie créative, technologies numériques, médiation culturelle.
Dans cette optique, la critique ne doit pas être perçue comme une remise en cause des individus, mais comme une analyse des logiques systémiques. Le problème n’est pas tant celui des personnes que celui des profils et des modes de recrutement. Une réforme en profondeur suppose donc une redéfinition des critères de sélection et de promotion, afin de privilégier les compétences réelles et l’expertise.

Culture et éducation
Il serait non seulement réducteur, mais profondément erroné, de concevoir une réforme du champ culturel en dehors d’une transformation structurelle du système éducatif. Une telle dissociation relèverait d’une illusion analytique, tant la culture et l’éducation s’inscrivent dans une même dynamique de formation de l’individu et de construction du citoyen. Elles constituent les deux faces d’un même processus civilisationnel, où se jouent simultanément la transmission, la reproduction et la transformation des normes, des valeurs et des imaginaires collectifs.
Dans la tradition classique de la sociologie de l’éducation, l’école est appréhendée comme une institution centrale dans la production et la reproduction des structures symboliques. Elle ne se limite pas à transmettre des savoirs techniques ou instrumentaux, mais participe activement à la fabrication des dispositions sociales, des habitus et des cadres cognitifs qui orientent les pratiques individuelles et collectives. En ce sens, elle constitue un lieu stratégique où se joue l’avenir culturel d’une société.
Or, malgré des acquis historiques indéniables, le système éducatif tunisien se trouve aujourd’hui confronté à une série de tensions profondes qui en limitent la portée transformative. L’inadéquation des programmes aux mutations contemporaines, le déficit d’innovation pédagogique, ainsi que la marginalisation persistante des dimensions culturelles et artistiques témoignent d’un décalage croissant entre les finalités proclamées et les pratiques effectives. Cette situation engendre une forme d’appauvrissement symbolique, en limitant la capacité des élèves à développer une pensée critique, autonome et créative, pourtant indispensable dans un monde caractérisé par l’incertitude et la complexité.
Dès lors, toute ambition de «révolution culturelle» ne peut se concrétiser sans une réforme éducative en profondeur, pensée non pas comme un ajustement technique, mais comme une reconfiguration globale des finalités, des contenus et des méthodes. Cela implique d’intégrer la culture comme dimension transversale des curricula, de promouvoir des pédagogies actives fondées sur l’expérimentation et la créativité, de revaloriser les disciplines artistiques trop souvent reléguées à la périphérie et de renforcer les interactions entre les institutions éducatives et les structures culturelles. Une telle articulation permettrait de dépasser la fragmentation actuelle et de construire un véritable écosystème culturel cohérent, capable de produire un capital symbolique collectif à la hauteur des enjeux contemporains.

Dépasser la bureaucratie pour incarner le changement
La réussite d’un tel projet ne saurait reposer uniquement sur des réformes institutionnelles ou des ajustements programmatiques. Elle dépend, de manière décisive, de la qualité des acteurs appelés à porter cette transformation. La question de l’élite culturelle et éducative se pose ici avec acuité, non pas dans une perspective élitiste ou exclusive, mais comme une exigence fonctionnelle liée à la complexité des mutations à opérer.
Dans le contexte tunisien actuel, l’un des obstacles majeurs réside dans la persistance d’une logique administrative rigide, où prédominent des profils gestionnaires peu adaptés aux exigences d’un secteur en quête d’innovation et de créativité. La figure du «fonctionnaire administratif», enfermé dans des routines bureaucratiques, apparaît de plus en plus inadaptée face aux défis d’une transformation culturelle profonde. Ce constat ne relève pas d’une critique individuelle, mais d’une analyse structurelle des modes de recrutement, de formation et de promotion au sein des institutions.
Dès lors, il devient impératif de repenser ces mécanismes afin de favoriser l’émergence d’acteurs véritablement engagés, dotés de compétences pluridisciplinaires et capables d’articuler vision stratégique et capacité opérationnelle. Cela suppose une réforme des dispositifs de sélection et de formation, une valorisation des parcours professionnels dans les domaines culturels et éducatifs, ainsi qu’une ouverture aux compétences issues de la société civile, du monde académique et du secteur privé.
Par ailleurs, l’instauration de mécanismes d’évaluation fondés sur la performance réelle et l’impact social des politiques publiques apparaît comme une condition essentielle pour rompre avec les logiques d’inertie. Une telle évolution permettrait de réintroduire une culture de la responsabilité et de l’efficacité, tout en favorisant l’innovation et l’expérimentation.
Dans cette perspective, la gouvernance culturelle doit évoluer vers un modèle plus souple, plus participatif et plus transversal, intégrant l’ensemble des acteurs du champ culturel. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’existant, mais de créer un environnement institutionnel propice à l’émergence de nouvelles pratiques, capables de répondre aux aspirations d’une société en mutation.

Vers une révolution culturelle : entre exigence critique et horizon stratégique
L’analyse des dynamiques à l’œuvre conduit à une conclusion sans équivoque : la révolution culturelle en Tunisie ne relève ni du slogan ni de l’utopie, mais d’une nécessité historique. Elle constitue une réponse structurante aux crises multiples qui traversent le champ culturel et éducatif, et un levier stratégique pour la reconstruction du projet national.
Dans ce cadre, la vision portée par Kaïs Saïed mérite une attention particulière. En replaçant la culture au cœur de la souveraineté nationale et en insistant sur son rôle dans la formation d’un citoyen conscient et engagé, cette approche introduit une rupture significative avec les paradigmes antérieurs. Elle propose une lecture systémique où la culture n’est plus un secteur marginal, mais un vecteur central de transformation sociale, économique et politique.
Toutefois, la pertinence de cette vision ne saurait occulter les défis considérables liés à sa mise en œuvre. Le risque serait de voir cette ambition se heurter aux résistances structurelles du système, qu’il s’agisse de la bureaucratie, du manque de compétences ou de l’insuffisance des ressources. C’est précisément ici que l’exigence critique prend tout son sens : soutenir une vision ne signifie pas en ignorer les conditions de possibilité, mais au contraire en interroger les modalités concrètes de réalisation.
La séance parlementaire du 3 avril 2026 apparaît, à cet égard, comme un révélateur particulièrement éclairant. Elle met en évidence à la fois la prise de conscience des enjeux et les limites des réponses institutionnelles actuelles. Elle souligne la nécessité d’un passage d’une logique de gestion à une logique de transformation, d’une approche sectorielle à une approche systémique, d’une culture administrative à une culture de projet.
La situation actuelle met en évidence à la fois la prise de conscience des enjeux culturels et les limites des réponses institutionnelles. Elle souligne la nécessité de dépasser une gestion administrative pour opter pour une transformation systémique, de passer d’une approche sectorielle à une culture de projet.

ARP - Assemblée des représentants du peuple Kais Saied Khaled Nouri ministère des Affaires culturelles - Tunisie Présidence de la République

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