Le nouveau sélectionneur de l’équipe de Tunisie senior masculine, Thierry Anti, est attendu ce soir dans nos murs pour prendre officiellement ses fonctions, à partir du 12 avril. Mais, avant d’étrenner son mandat, l’ex-coach nantais devra découvrir l’environnement dans lequel il va évoluer, notamment en établissant un premier contact avec ses prochains collaborateurs, particulièrement le directeur technique national Amine Ben Amara et les membres fédéraux. S’ensuivra, plus tard, la conférence de presse d’usage pour la présentation du nouveau sélectionneur aux médias.
Thierry Anti, l’anti-attentisme
Les choses sérieuses commenceront donc ce dimanche pour Anti, qui accompagnera ses poulains à Hammamet pour un stage de quatre jours, servant essentiellement d’occasion pour se connaître les uns les autres. Flanqué de son adjoint et fidèle lieutenant tunisien Amor Khedhira, avec lequel il a travaillé dans l’Hexagone, l’ancien technicien en chef des clubs de Chartres et de Nantes ne sera pas dépaysé dans nos murs. Il avoue même qu’il n’est pas étranger au handball tunisien, qu’il dit avoir découvert dès 2003, grâce à la formidable ruée sur la France des anciennes gloires Wissem Hmem, Issam Tej, Haykel Mgannem et autres Jalel Touati, Mahmoud Gharbi, Wissem Bousnina.
Outre tout ce beau monde, il affirme avoir approfondi sa découverte, à la faveur des expériences d’entraîneurs français en Tunisie, tels que Sylvain Nouet, Denis Lateau et, tout récemment, Patrick Casal. Il est toutefois à noter que ces trois entraîneurs ont échoué en Tunisie. Hasard ? Superstition ? À ce jour, nul ne sait.
Ce que l’on sait, en revanche, c’est que Thierry Anti est aujourd’hui classé « anti-attentiste ». Très exigeant au travail, impardonnable sur le plan disciplinaire, il n’est pas de la catégorie de techniciens qui acceptent que l’on marche sur eux. Pour lui, pas de place à l’improvisation, au laxisme ni aux rafistolages de façade. Et, en cas de désaccords persistants avec ses employeurs, sur fond de promesses non tenues ou d’immixtions dans ses choix et prérogatives, il saute dans le premier avion en partance pour la France. La fédération est donc maintenant avertie, pourvu que cette nouvelle ère tienne la route jusqu’au bout.
Mohsen ZRIBI
