Selon l’Agence TAP, la Tunisie génère près de 100 mille tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) par an, mais le centre pilote de Borj Chakir n’en a traité qu’une faible quantité (202 tonnes jusqu’à fin novembre 2025), soit moins de 1 % de sa capacité. Cette situation s’explique principalement par des procédures administratives complexes qui freinent la valorisation et la commercialisation des matériaux recyclés.
Mis en service dans le cadre d’un partenariat tuniso-coréen, ce centre fait face à une accumulation de stocks faute de débouchés, malgré le potentiel important en métaux recyclables, y compris des métaux précieux. Pour remédier à ces blocages, les autorités envisagent de réformer le modèle de gestion, notamment via un partenariat public-privé, afin d’améliorer l’efficacité du système.
L’article souligne également que le défi est à la fois organisationnel et culturel, appelant à renforcer le tri à la source et à considérer ces déchets comme des ressources. À l’échelle mondiale, la croissance rapide des déchets électroniques accentue l’urgence de solutions durables, faisant du recyclage un enjeu environnemental et économique majeur.
