La ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jebri, a appelé, lors de sa participation ce jeudi à un événement international organisé à Pretoria, en Afrique du Sud, sur le thème « l’autonomisation des femmes dans le secteur agricole », à l’élaboration d’une vision africaine unifiée faisant de l’autonomisation des femmes rurales le moteur de la croissance économique durable et de la sécurité alimentaire, conformément aux aspirations de l’Agenda 2063 pour « l’Afrique que nous voulons ».
La ministre s’est adressée aux participants à cette manifestation par le biais d’un message enregistré sur les principaux aspects de l’expérience tunisienne en matière d’autonomisation des femmes dans le secteur agricole et sur les orientations des politiques nationales en matière d’intégration des femmes et des filles en milieu rural, dans laquelle elle a exprimé l’ouverture de la Tunisie à un renforcement accru du partenariat et de la coopération bilatérale et multilatérale, ainsi qu’à un échange fructueux d’expériences, notamment dans le cadre de la coopération « Sud-Sud », soulignant que l’État tunisien puise ses choix de principe et stratégiques en matière d’autonomisation des femmes dans un héritage réformateur ancien et profondément ancré.
Elle a indiqué que les femmes représentent 70 % de la main-d’œuvre agricole en Tunisie et qu’elles contribuent directement à plus de 15 % du produit intérieur brut national, selon un communiqué du ministère.
Dans ce cadre, Jebri a présenté les interventions de la ligne de financement exceptionnelle « Raidat Falahat » dans le cadre du programme national pour l’entrepreneuriat féminin et l’investissement « Raidat », qui offre aux femmes des zones rurales des possibilités d’autonomie financière et d’activité économique grâce à des prêts à taux préférentiels et à des conditions avantageuses, ce qui a permis de transformer des centaines d’idées en projets féminins autonomes dans les domaines de l’agriculture moderne et de la valorisation des produits locaux.
Elle a également rappelé le lancement par le ministère du programme spécifique d’autonomisation économique des travailleuses du secteur agricole, qui cible les femmes et les jeunes filles dans plusieurs régions rurales et intervient par la distribution de moyens de subsistance adaptés aux spécificités de chaque région afin de mettre un terme à l’exploitation économique des travailleuses agricoles.
Elle a évoqué le programme d’intégration économique des familles en situation particulière, le programme « Samida » d’intégration économique des femmes victimes de violence ou menacées de violence, ainsi que le programme d’intégration économique des mères d’élèves menacés de décrochage scolaire, précisant qu’il s’agit de programmes spécifiques visant essentiellement à protéger la cohésion familiale en fournissant une source de revenus aux femmes au sein de la famille, ce qui garantit la stabilité et la cohésion familiales et met fin à la marginalisation.
Elle a noté que le ministère s’est également chargé de créer et de soutenir les coopératives de développement féminin en tant que modèle pionnier d’économie sociale et solidaire, ce qui a contribué à organiser des milliers de femmes au sein de dizaines de coopératives de développement féminin dans différentes régions du pays.
