La sélection masculine senior de beach handball s’est envolée, avant-hier, pour le Togo où elle prendra part au premier championnat d’Afrique des nations de la catégorie qui démarrera, ce matin, avec la participation de douze pays. Une compétition qui revêt une extrême importance, le vainqueur du titre devant se qualifier automatiquement au championnat du monde prévu au mois de juin prochain en Croatie.
Un règne continental à préserver
Nos représentants débarquent au Togo, précédés de la très flatteuse réputation de number one du beach handball africain, avec trois titres continentaux engrangés, depuis 2019, dans le cadre de l’ancienne formule des Jeux Africains. C’est pourquoi les nôtres seront l’équipe à battre par une coalition d’adversaires désireux de mettre fin au règne tunisien qui, à leurs yeux, aura longtemps duré. «Nous savons déjà qu’au Togo, tout le monde nous attend au tournant», soutient la présidente de la commission des équipes nationales de beach handball et cheffe de la délégation, Hana Guenaoui, qui assure que «nous sommes prêts à relever le défi, animés que nous sommes par la volonté de se surpasser, afin de confirmer la bonne santé de ce sport qui a, faut-il le souligner, beaucoup donné à la Tunisie sur les plans africain, arabe, méditerranéen et international. Vous pouvez donc compter sur notre détermination et notre patriotisme, en dépit du rajeunissement de l’effectif».
Justement, notre sélection se présentera à ces joutes avec un ensemble new-look puisque, hormis les deux vieux routiers Hamza Fellah et Nassim Ouji, les huit autres joueurs seront à leur baptême du feu, après avoir été triés sur le volet parmi la sélection des cadets. A ce propos, l’entraîneur national Mohamed Taboubi, toujours solide au poste depuis voilà huit ans, se veut optimiste. «C’est vrai, reconnaît-il, que les jeunes éléments que nous avons choisis manquent d’expérience et seront, dans leur presque totalité, à leur première participation africaine. Toujours est-il que j’ai pleine confiance en ces jeunots qui promettent, en l’occurrence Mohamed Amine Saadani, Bachar Rhimi, Yassine Msaad, Yahia Makhlouf, Ahmed Khleifi, Moeness Garrach et Mohamed Badis. Retenez bien ces noms qui, j’en suis sûr, feront parler d’eux au Togo».
Deux obstacles d’entrée
Les choses sérieuses commenceront dès ce matin pour les nôtres qui auront, d’entrée, deux obstacles à sauter : le Bénin à 10h00 et la Côte d’Ivoire dans l’après-midi (16h30). Le lendemain, deux autres corvées en un jour (Mali et Kenya), avant de conclure le premier tour, dimanche, contre le Togo (12heures 10).
Alors, bon vent, les gars.
Mohsen ZRIBI
