Le Temps News
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Erreur, pas de jeu d’identité publicitaire! Vérifiez votre syntaxe!
Facebook Twitter Instagram
Facebook Twitter Instagram YouTube
Le Temps News
Abonnez-vous
  • NATION
    • Politique
    • Justice
    • Corps de métiers
    • Régions
    • Organisations nationales
  • SANTE
    • Le point sur la pandémie
    • Bien être
    • Structures hospitalières
  • SOCIETE
    • Consommation
    • Eau
    • Éducation
    • Médias
    • Environnement
    • Météo
    • Faits divers
    • Services
    • Sciences et technique
  • ECONOMIA
    • Agriculture
    • Autos
    • Chambres de commerce
    • Conjoncture
    • Entreprises
    • Finances/ Banques
    • La Bourse au quotidien
    • Industrie
  • Sports
    • Foot
    • Volley-ball
    • Basket-ball
    • Hand-ball
    • Tennis
    • Turf
    • Handisports
    • Arbitrage
    • La vie des clubs
  • CULTURA
    • Musique
    • Cinéma
    • Théâtre
    • Arts visuels
    • Littérature
    • Patrimoine
    • Spectacles
    • Agenda culturel
    • Réflexion
  • SUCCESS STORY
  • BLOGS
  • SOCIETE CIVILE
    • Les associations
  • LIFESTYLE
    • Loisirs
    • Tendances
  • VIDEOS
Le Temps News
Accueil » Migration irrégulière : entre retour volontaire et reconstruction d’un avenir africain
NATION lundi, 1 juin, 2026,08:348 Mins Read

Migration irrégulière : entre retour volontaire et reconstruction d’un avenir africain

Partager
Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

Par Ahmed NEMLAGHI

«Construire son avenir au sein de la patrie est un choix réaliste». À travers cette phrase simple mais lourde de sens, Dosso, migrant ivoirien ayant passé trois années en Tunisie, résume l’évolution progressive du regard porté par de nombreux migrants subsahariens sur le phénomène de la migration irrégulière.

Longtemps perçue comme l’unique horizon possible vers une vie meilleure, la traversée clandestine vers l’Europe apparaît aujourd’hui, pour beaucoup, comme une aventure incertaine, souvent douloureuse et semée d’impasses humaines, sociales et sécuritaires.

Rapatriement volontaire et dignité des migrants
Ce changement de perception s’est concrétisé, le 23 mai dernier, par le retour volontaire de 243 ressortissants ivoiriens dans leur pays d’origine, dans le cadre du programme humanitaire mis en place par les autorités tunisiennes depuis la mi-juin 2025. L’opération constitue l’une des plus importantes initiatives de rapatriement volontaire organisées en Tunisie ces dernières années. Elle traduit une volonté croissante de privilégier des solutions humaines, organisées et respectueuses de la dignité des migrants, loin des réseaux de traite et des filières clandestines qui prospèrent sur la misère humaine.
Pour ces migrants, le retour ne représente plus nécessairement un échec. Il est désormais perçu par un nombre croissant d’entre eux comme une nouvelle chance de reconstruire une vie stable dans leur pays d’origine, auprès de leurs familles et au sein de leurs communautés. Après des années d’attente, d’incertitudes et parfois de précarité, beaucoup choisissent aujourd’hui de transformer leur expérience migratoire en capital humain et professionnel au service de leur propre pays.
«Les longues années d’attente m’ont amené à reconsidérer mon choix de la migration irrégulière. Je veux simplement retrouver ma famille et commencer une nouvelle vie chez moi», confie l’un des bénéficiaires avant son départ vers Abidjan. Un autre migrant, Aka Aimé, affirme vouloir reprendre rapidement son activité dans le bâtiment après avoir acquis une expérience professionnelle en Tunisie. Derrière ces témoignages se dessine une réalité souvent absente des discours simplificateurs : la migration ne se réduit pas à un déplacement géographique, mais représente avant tout une quête de dignité, de stabilité et d’espoir.

Migration ordonnée et lutte contre les réseaux criminels
Le programme tunisien de retour volontaire repose sur une organisation logistique et administrative relativement rapide. Les migrants sont d’abord accueillis dans le camp d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax, avant d’être transférés vers l’aéroport Tunis-Carthage dans des conditions sécurisées et encadrées. Les formalités administratives sont généralement finalisées en moins de deux semaines grâce à la coordination entre les autorités tunisiennes, les représentations diplomatiques des pays d’origine et plusieurs partenaires internationaux. Cette démarche constitue une approche fondée sur le respect de la dignité humaine et sur la recherche de solutions durables au phénomène migratoire. L’objectif affiché est de favoriser une migration «sûre, ordonnée et régulière», tout en luttant contre les réseaux criminels spécialisés dans la traite des êtres humains et les traversées clandestines. Cette orientation rejoint la position constamment défendue par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui n’a cessé de dénoncer les dangers de l’immigration irrégulière, ainsi que les réseaux mafieux exploitant la détresse des migrants africains.

Attachement historique de la Tunisie à son appartenance africaine
À plusieurs reprises, le Chef de l’État a insisté sur le fait que la Tunisie ne saurait devenir ni une terre de transit anarchique ni une plateforme servant les intérêts des réseaux criminels internationaux impliqués dans le trafic humain. Toutefois, la position tunisienne ne se limite pas à une approche strictement sécuritaire. Kaïs Saïed a également rappelé, à différentes occasions, l’attachement historique de la Tunisie à son appartenance africaine et à la profondeur de ses liens avec les peuples du continent. Le Président de la République souligne régulièrement que les Tunisiens sont eux-mêmes Africains et que les relations avec les pays subsahariens doivent s’inscrire dans une logique de solidarité, de coopération et de respect mutuel.
Cette dimension est importante pour comprendre l’approche tunisienne actuelle : il ne s’agit pas d’un rejet des migrants africains en tant que tels, mais d’un refus des mécanismes de migration irrégulière et des déséquilibres qu’ils peuvent engendrer sur les plans économique, social et sécuritaire. Les autorités tunisiennes cherchent ainsi à distinguer entre, d’une part, les relations historiques et humaines avec les peuples africains et, d’autre part, la nécessité de combattre les réseaux clandestins qui exploitent la vulnérabilité des migrants.

Politiques de réintégration économique et sociale dans les pays d’origine
Dans ce contexte, les programmes de retour volontaire apparaissent comme une alternative plus humaine aux drames qui se multiplient en Méditerranée. Chaque année, des milliers de migrants périssent lors de traversées maritimes périlleuses organisées par des passeurs sans scrupules. Beaucoup d’autres vivent dans des conditions extrêmement précaires, dans l’attente hypothétique d’un départ vers l’Europe qui n’arrive jamais. Pour de nombreux observateurs, la question migratoire ne peut être résolue uniquement par des mesures sécuritaires. Elle suppose également une réflexion globale sur les causes profondes de la migration irrégulière : pauvreté, chômage, conflits armés, instabilité politique et inégalités de développement entre le Nord et le Sud. Dans cette perspective, le retour volontaire ne peut produire des effets durables que s’il s’accompagne de véritables politiques de réintégration économique et sociale dans les pays d’origine.
C’est pourquoi plusieurs migrants affirment aujourd’hui vouloir investir les compétences acquises en Tunisie dans des projets professionnels ou artisanaux une fois rentrés chez eux. Certains souhaitent travailler dans le bâtiment, d’autres dans le commerce ou l’agriculture. Cette volonté de reconstruire localement constitue un signal fort montrant que l’espoir ne passe plus forcément par l’exil clandestin.

Privilégier des partenariats de coopération régionale
Au-delà de son aspect humanitaire, cette dynamique révèle également une évolution plus large des rapports entre les pays africains eux-mêmes. Face aux défis migratoires, plusieurs États du continent cherchent désormais à privilégier des partenariats de coopération régionale, des programmes de développement et des mécanismes de mobilité légale plutôt que de laisser prospérer les réseaux illégaux. Dans ce contexte, la Tunisie tente de se positionner comme un acteur de stabilité et de dialogue au sein de l’espace africain et méditerranéen. L’approche défendue par les autorités tunisiennes vise à concilier souveraineté nationale, sécurité intérieure et respect de la dignité humaine.
Le retour volontaire de ces centaines de migrants ivoiriens illustre ainsi une réalité complexe : derrière les statistiques migratoires se trouvent avant tout des trajectoires humaines marquées par les espoirs, les sacrifices et les désillusions. Pour beaucoup, l’avenir ne se construit plus nécessairement au prix d’une traversée clandestine, mais dans la capacité à transformer l’expérience migratoire en opportunité de renaissance au sein même de leur pays.

Protéger les frontières : un devoir et un droit légitime
Cette évolution pourrait, à terme, contribuer à transformer durablement la perception de la migration irrégulière dans plusieurs pays africains, où de nombreux jeunes commencent progressivement à mesurer les risques humains, sociaux et sécuritaires liés aux parcours clandestins et aux réseaux de traite qui exploitent leur détresse et leurs illusions. Elle met également en évidence une réalité devenue incontournable : aucune politique migratoire ne peut produire des résultats durables si elle ne repose pas sur un équilibre entre plusieurs exigences fondamentales. D’un côté, les États ont le devoir légitime de préserver leur souveraineté, de protéger leurs frontières et de lutter contre les réseaux criminels qui prospèrent sur le trafic des êtres humains. De l’autre, cette lutte ne peut se faire au détriment de la dignité humaine ni des droits fondamentaux des migrants, souvent poussés à l’exil par la précarité, les conflits ou l’absence de perspectives économiques. Dans cette optique, la Tunisie cherche à promouvoir une approche fondée à la fois sur la fermeté face à l’immigration irrégulière et sur le respect des principes humanitaires, en privilégiant les mécanismes de retour volontaire, l’encadrement légal et la coopération avec les pays africains frères.

Coopération africaine et création d’opportunités
Cette orientation s’inscrit également dans une vision plus large défendue par le Président de la République Kaïs Saïed, consistant à renforcer les relations africaines de la Tunisie tout en refusant que le territoire national devienne un espace de transit imposé ou un terrain d’exploitation pour les réseaux de criminalité transnationale. Au-delà de la seule question migratoire, le véritable défi reste celui du développement partagé. Car tant que la pauvreté, le chômage, les déséquilibres économiques et l’absence de perspectives continueront à frapper une partie de la jeunesse africaine, les routes de l’exil clandestin resteront ouvertes aux trafiquants et aux marchands d’illusions. La réponse durable ne peut donc être uniquement sécuritaire, elle passe aussi par la coopération africaine, l’investissement, la formation et la création d’opportunités réelles permettant aux jeunes de construire leur avenir dans leurs propres pays, dans la stabilité, la dignité et l’espoir.

migrants

Articles liés

Depuis 2022, plus de 22 000 migrants irréguliers ont quitté la Tunisie dans le cadre du retour volontaire

mardi, 19 mai, 2026,12:26

Migrants : OIM Tunisie organise portes ouvertes jeudi pour rapatriement volontaire

jeudi, 16 avril, 2026,14:46

L’OIM Tunisie a facilité le retour de 1 760 migrants dans leur pays d’origine en 2025

lundi, 2 mars, 2026,14:06
Les derniers articles
MONDE
MONDE

Trump face au double piège de Thucydide :  Taïwan, l’Iran et le vertige des civilisations

lundi, 1 juin, 2026,10:16

Par Jamel BENJEMIA Il est des moments où l’histoire ne marche plus : elle tremble.…

Aïd El-Idha : plus de 200 cas pathologiques recensés chez les animaux sacrifiés

lundi, 1 juin, 2026,09:53

À l’écoute des citoyens : Saïed renouvelle ses engagements à l’Ariana

lundi, 1 juin, 2026,09:44

Premier logement et FOPROLOS : la SNIT rappelle les critères d’éligibilité

lundi, 1 juin, 2026,09:26

Migration irrégulière : entre retour volontaire et reconstruction d’un avenir africain

lundi, 1 juin, 2026,08:34
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • YouTube
———————————————–

Délégataire: MOHAMED BEN SALEM

———————————————–

Journal électronique
Édité par Dar Assabah
Siége : Bd. Mohamed Bouazizi El Menzah
Téléphone  : 71 238 222 (lignes Groupées)
Fax : 71 752 527

Facebook Twitter Instagram YouTube
© 2026      Le temps ALL RIGHT RESERVED

Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.