En ce samedi 6 juin 2026, le handball tunisien ira aux urnes pour élire une nouvelle équipe fédérale pour un mandat de quatre ans, conformément aux règlements généraux en vigueur. Deux listes seront en lice : «La reconstruction» présidée par Kamel Senoussi, et «Continuité et réussite» conduite par Karim Helali. Sur le papier, les deux camps arborent des dénominateurs communs. Premièrement, ils n’ont pas cessé, durant la campagne électorale, de marteler qu’ils se présentent en sauveurs de ce sport. Deuxièmement, ils n’ont pas fait mystère de leur détermination à «révolutionner» notre handball, à coups de nouveaux projets, de nouvelles idées et d’une nouvelle méthode de gestion des choses administratives, financières, relationnelles et techniques. Troisièmement, les deux listes affirment se prévaloir de la présence, en leur sein, de compétences, de bonnes volontés et de vieux routiers capables d’apporter le plus.
Du 50-50
Jour J, heure H, les canons des slogans se tairont, et l’on saura, après dépouillement des voix, qui aura réussi la gageure de convaincre l’électorat et qui, par contre, aura menti en abusant de fausses promesses. C’est-à-dire que, finalement, ce sont exclusivement les représentants des clubs qui trancheront. Eux qui, seuls, savent ce que vaut chaque liste, ce qu’elle est en mesure de leur donner en échange de leur vote. Certains d’entre eux, a-t-on constaté, sont pour le changement, d’autres pour la continuité, quant à une troisième frange, composée essentiellement d’indécis, elle pourrait, très probablement, faire la différence lors du décompte final, via un vote sanction. Pour toutes ces raisons, nous considérons que le sens de la sagesse et du réalisme exige que nous options pour le fameux 50-50.
128 votants inscrits
Selon les statistiques actuelles de la Fédération Tunisienne de Handball (FTHB), ils seront, sauf absentéisme de dernière minute, quelque 130 clubs appelés à voter. Chacun d’entre eux compte une voix, quelle que soit la différence de standing, de renommée et de nombre de licenciés. C’est d’ailleurs pourquoi les deux listes en course ont sillonné pratiquement toutes les régions du pays, jusqu’aux zones les plus reculées.
Le défi fou de Karim Helali
Autre fait saillant du scrutin d’aujourd’hui, l’actuel président de la FTHB, Karim Helali, tentera de succéder à lui-même. Auteur déjà de deux mandats aux commandes de cette instance, il rêve d’un «jamais deux sans trois» auquel il semble s’accrocher corps et âme. Un défi fou pour au moins deux raisons. Primo : il n’a pas été, durant la campagne électorale, épargné par une opposition farouche et agressive qui l’avait longtemps violemment attaqué sur Facebook et les réseaux sociaux pour son bilan qu’elle juge catastrophique, ce qu’il dément crânement. Secundo : sa liste rivale s’est montrée étonnamment compétitive et résolue, en dépit de l’important retard qu’elle a accusé, aussi bien dans la constitution de la liste que dans l’entame de la campagne électorale.
Reste à savoir si Karim Helali, connu pour être bagarreur et vieux renard des coulisses des élections, pourra, encore une fois, renverser la vapeur et sortir vainqueur des urnes.
Composition des deux listes
– Liste «Continuité et réussite» : Karim Helali, Adnen Laouiene, Ayman Gabsi, Leïla Zarraâ, Hana Guenaoui, Mariem Aloulou, Hela Semchaoui, Lotfi Mokni, Zied Nattat, Haythem Souissi, Helmi Dridi, Mohamed Ali Zayani, Hazem Mansouri, Ahmed Mabrouk et Sami Hamroun.
– Liste «La reconstruction» : Kamel Senoussi, Abdelkader Boudriga, Ali Ayedi, Nejib Touhami, Nejib Cherif, Hamadi Ouannes, Mohsen Matri, Chokri Rouissi, Ridha Mokni, Naima Braham, Fahima Ben Cherifa, Ilhem Gherissi, Riadh Hamed et Mohamed Amira.
Mohsen ZRIBI
