Trois pays Arabes (le Maroc/ le Brésil, le Qatar/ La Suisse et la Tunisie/ la Suède) entrèrent en lice jusque-là dans ces joutes mondiales en attendant les » Egypte, Arabie Saoudite, Irak, Algérie et Jordanie ». Des fortunes diverses, voire aux antipodes et diamétralement opposées furent l’apanage de ces trois premiers participants. Les Lions de l’Atlas ridiculisèrent les Brésiliens (1-1) ; Les Qataris tinrent la dragée haute aux Helvètes (1-1). Les Aigles de Carthage furent malmenés, broyés, mis à la rue voire ridiculisés par les Suédois (5-1). Des Vikings qui n’en demandaient pas tant, ne cassant rien, eux-mêmes encore à la recherche de leur aura de naguère pour avoir collectionné les résultats peu probants et en dents de scie avec de fouler le sol Mexicain avec un capital confiance peu réconfortant.
Ne pas tirer sur l’ambulance, oui mais ?
La Tunisie toute entière et non seulement sportive était au Rendez-vous aux premières heures de ce Lundi comme ce fut le cas dans le temps pour assister aux exploits inoubliables de certains Mohamed Gamoudi et Mohamed Ali Klay. Bercés par de fols espoirs, tous misaient sur une prestation convaincante nous ouvrant le passage pour la première fois de notre histoire aux tours suivants. Le désenchantement, l’amertume, la désillusion et la …colère furent à l’arrivée. Remuer le couteau dans la plaie, tirer à boulets rouges sur tout ce qui bouge, pleurnicher dans les chaumières, dispatcher les critiques à tout vent, ne sont pas notre tasse de thé voire notre sport de prédilection. Mais notre devoir par contre réside en le fait d’attirer l’attention et de mettre en exergue certaines lacunes ayant précipité cet humiliant Waterloo dans le dessein de les éviter contre nos futurs clients les Nippons (Japon) et les Bataves (Pays Bas).
Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise !
Nous ne citerons personne, mais quelques quatre à cinq éléments rentrants (ils se reconnaitront) étaient étrangement léthargiques, curieusement amorphes, donnant l’impression d’être écrasés par l’enjeu en dépit de leur riche carrière au sein du Onze National. Aborder les débats avec tous nos attaquants de métier (?) sur le banc fut une erreur monumentale. » Verrouiller et jouer le blocus, ok, mais jusqu’à quand ? Ne dit-on pas que le meilleur moyen de se défendre est d’attaquer ? D’autant que nos adversaires n’étaient point un foudre de guerre et étaient minés par le doute. Les Changements qui s’imposaient tardèrent ; et quand ils eurent lieu furent catastrophiques et pour cause !! Toute la ligne médiane fut lamentablement … » VIDEE ». Les erreurs individuelles inadmissibles à ce niveau, et elles furent des plus nombreuses, des plus pénalisantes rubis sur l’ongle. Des changements s’imposent dans tous les secteurs pour espérer ce dimanche renverser la vapeur à Monterrey contre ces diables de Japonais, explosifs, opportunistes à souhait et excellents techniciens. Le volet psychologique prime cette semaine avec le moral des troupes au plus bas et dans les chaussettes. Nous y croyons et les nôtres nous sont redevables d’un sursaut rageur ; Histoire de gommer cette tragique « non-prestation », nous réconcilier avec nos couleurs et honorer le Drapeau National, notre fierté à nous tous !
Mohamed Sahbi RAMMAH
