Il est un adage universellement connu stipulant ce qui suit : » Qui veut aller loin, ménage sa monture…ou attelage dans le cas d’espèce ».
Un attelage, c’est quoi au juste ?
C’est le dispositif mécanique servant à relier un véhicule à une charge à tirer (remorque, caravane).
Dans le domaine archaïque des animaux de traction, l’attelage désigne : Le harnais complet posé sur l’animal (en collier ou en bricole). L’ensemble formé par un ou plusieurs animaux et le véhicule hippomobile (calèche, chariot, carriole, cabriolet, carrosse, Traineau, charrette etc.).
Il va sans dire que pour performer, les différentes composantes de cet attelage doivent être au plus haut niveau avec en sus, une parfaite symbiose à toute épreuve les reliant. La moindre défaillance, le moindre grain de sable, et tout de partir inexorablement en vrille.
Il ne suffit pas de changer le bœuf
Quand les choses ne tournent pas rond et les résultats ne suivent pas sous nos cieux, c’est toujours l’entraineur, le maillon faible à faire sauter que ce soit au sein de nos clubs voire dans le groupe Tunisie. Les décideurs de la sorte pensent (?) se mettre à l’abri de la « vindicte populi ». Ils caressent la rue, les plateaux TV, les réseaux sociaux, l’opinion publique, etc. dans le sens du poil dans l’unique dessein de sauver leur peau…leur confortable et non moins lucratif fauteuil.
Erreur monumentale
Sacrifier le bœuf et l’envoyer à l’abattoir n’est nullement suffisant. La charrette est également à revoir avec toutes ses composantes, tous les responsables quels qu’ils soient qui avaient gangréné notre sport roi. La déroute de notre sélection à Monterrey n’est au fait que le sommet de l’iceberg: Terrains impraticables tels des champs de pommes de terre en jachère; joueurs » surpayés » à coups de millions sonnants et trébuchants; hygiène de vie des plus catastrophiques des joueurs; contrats surdimensionnés, recrutements de joueurs étrangers rémunérés en devises n’amenant aucun plus et appelés le plus souvent à faire banquette voire à suivre les rencontres du douillet salon de leur douillette villa louée par les clubs aux frais de la princesse ; arbitrage constamment sur la sellette avec sollicitations régulières du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) implanté à Zurich; graves violences et dangereux dérapages pas seulement au sein du public, mais sur le terrain également; compétitions des jeunes bradées au profit des fanions constituant la véritable vitrine du club; favoritisme et interventionnisme concernant les 18 éléments à coucher sur la feuille du match: pas toujours les plus méritants à être convoqués, etc.
Une copie à revoir de fond en comble
En médecine, quand la gangrène atteint l’extrémité d’un membre, on ne se contente pas d’éliminer les tissus nécrosés. On résèque large, très large dans le dessein de préserver le pronostic vital du malade, sa vie tout court. Dans le cas d’espèce, une révolution générale et totale du palais est à enclencher. Tout épurer et à tous les niveaux. Seuls les plus qualifiés, les plus méritants, les plus…propres à prendre les commandes. Les réseaux tentaculaires actuellement en place seront difficilement « délogeables », mais à cœur vaillant rien n’est impossible. Nous avons été suffisamment la risée du monde entier, il est grand temps d’arrêter les frais en disant en chœur : Rideau, stop, terminus, tout le monde descend !
Mohamed Sahbi RAMMAH
