« La Tunisie est pleinement engagée en faveur du processus de réforme institutionnelle de l’Union africaine, plaidant pour une nouvelle approche participative, transparente et respectueuse de la souveraineté nationale », a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, lors d’un entretien avec la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, Selma Malika Haddadi, en visite officielle en Tunisie du 18 au 21 juin 2026.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les relations entre la Tunisie et l’organisation panafricaine, les perspectives de renforcement de leur coopération ainsi que les principaux défis auxquels fait face le continent africain, notamment la migration irrégulière.
Le chef de la diplomatie tunisienne a réaffirmé la volonté de la Tunisie de participer à la réforme institutionnelle de l’Union africaine, en s’appuyant sur une approche inclusive garantissant une participation effective de l’ensemble des États membres.
Le ministre a, par ailleurs, mis en avant la place de la Tunisie en tant que pays hôte de plusieurs institutions africaines de premier plan, dont l’Institut de statistique de l’Union africaine (STATAFRIC), le Centre africain d’excellence pour les marchés inclusifs (AIMEC) et l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Il a appelé à mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires afin d’assurer le bon fonctionnement de ces structures et de renforcer leur contribution à la réalisation des objectifs de développement du continent.
Il a également plaidé pour une présence plus importante des compétences tunisiennes au sein des différentes instances de la Commission de l’Union africaine, mettant en avant l’expertise reconnue des cadres tunisiens dans plusieurs domaines stratégiques.
Sur la migration irrégulière, qualifiée de défi commun pour le continent, le chef de la diplomatie tunisienne a souligné la nécessité d’une coordination accrue entre les pays africains pour lutter contre les réseaux de traite des êtres humains. Il a appelé à l’adoption d’une approche globale conciliant les impératifs humanitaires, sécuritaires et de développement, tout en promouvant un partage équitable des responsabilités avec les partenaires régionaux et internationaux.
De son côté, Selma Malika Haddadi a salué le rôle actif et constructif de la Tunisie au sein de l’Union africaine ainsi que son attachement aux principes et aux objectifs de l’organisation continentale. Elle a réaffirmé la volonté du président de la Commission de l’Union africaine de renforcer la coopération avec les institutions de l’Union, tout en exprimant sa reconnaissance pour les efforts déployés par la Tunisie afin d’offrir un environnement favorable au fonctionnement des organismes africains établis sur son territoire.
