La vedette libanaise, Melhem Zein a fait chavirer, jeudi soir, le public inconditionnel du festival d’Hammamet, en le gratifiant d’une palette de ses célèbres chansons , qui ont envoûté et entraîné des dizaines de milliers de fans .Dans une ambiance des plus chaleureuses et des plus conviviales, le public, toutes catégories d’âge confondues, qui est venu en masse assister à ce concert d’exception, était excité et impatient de retrouver l’une des valeurs sûres et l’une des références de la chanson libanaise à l’heure actuelle.
Grâce à sa voix mélodieuse, le choix pertinent des textes de ses chansons et de leur arrangement, Melhem demeure sans conteste l’une des vedettes arabes les plus appréciées et adulées par le public tunisien, qui l’a acclamé tout au long de cette soirée.Fidèle à la sensibilité qui le différencie des autres artistes, il a enflammé les festivaliers d’Hammamet en interprétant un bouquet concocté de ses plus beaux succès. Ainsi, il a magistralement interprété « Ghibi Ya Chams », « Reddou Habibi »,« Aal Hada », ainsi que « Ala Babi Waef Amarin » de Melhem Barakat, sans oublier sa sélection de chansons folkloriques libanaises. Au fil de la soirée ont également résonné « Safa Albi », « Baddi Hebbik », « Kawkabi » et « Habibi Ma Baaref Leich ».. En enchaînant les tubes qui ont fait le tour du monde arabe, grâce à la simplicité de leurs mots et de leurs mélodies marquantes et captivantes, le chanteur libanais a emporté dans un monde euphorique la foule qui a chanté en chœur les refrains de ces titres.
Durant cette soirée, Melhem n’a cessé de chanter la passion, le bonheur et le chagrin ou la mélancolie dans un style romantique, dansant et rythmique.Le public, enthousiaste, a participé activement, chantant et applaudissant tout au long du spectacle, transformant plusieurs chansons en une performance collective entre l’artiste et les spectateurs.Cette transition fluide entre ses propres chansons et les morceaux emblématiques de la musique libanaise a conféré à la soirée un équilibre parfait. L’identité musicale libanaise était bien présente à travers le folklore montagnard et les rythmes de la dabké, avec des arrangements contemporains qui préservent la présence du tabla, des cordes et des instruments à vent traditionnels. Le public passait avec aisance des moments d’écoute des mawals (improvisations vocales traditionnelles) aux morceaux qui l’incitaient à applaudir, chanter et danser.
Cette performance a mis en lumière les qualités qui caractérisent la voix de Melhem Zein depuis ses débuts. Il possède une vaste tessiture vocale et la capacité de naviguer entre les modes musicaux orientaux, ainsi qu’une excellente maîtrise du souffle qui lui a permis de maintenir toute la puissance de son interprétation, même dans les passages mêlant chant, rythmes rapides et improvisations vocales libanaises traditionnelles. Le timbre naturel et la chaleur de sa voix ont conféré une présence saisissante aux chants aux accents montagnards et au mawal libanais.
Dans son interview avec les journalistes après le spectacle, Melhem Zein a exprimé son immense joie de revenir en Tunisie après sa dernière participation au Festival international de Carthage en 2018, soulignant l’accueil chaleureux du public du Hammamet. Il a également exprimé son espoir de voir la paix régner au Liban et dans tous les pays arabes.Il a commenté le caractère unique du théâtre Hammamet, notant que sa configuration semi-circulaire et la proximité du public avec la scène procurent à l’artiste une sensation particulière et favorisent une connexion plus directe. Il a loué l’atmosphère créée par le lieu, la décrivant comme renforçant le sentiment de proximité entre l’artiste et le public.L’artiste libanais a également révélé son désir d’interpréter une chanson tunisienne, invitant publiquement Saber Rebaï à choisir pour lui un morceau en dialecte tunisien ou à composer une nouvelle chanson. Il a souligné que cette idée lui trottait dans la tête depuis des années et que le moment était venu de la concrétiser.
Kamel Bouaouina
Photos Berrazagua





