Le président de la République, Kais Saied a effectué lundi soir une visite de terrain dans le gouvernorat de Gabès (sud-est), où il a fustigé les ravages de la pollution et dénoncé ce qu’il a qualifié de « pollution politique », liant la dégradation de l’environnement à la corruption.
Lors de son déplacement à la plage Al-Salam « Shatt al-Salam », le chef de l’État a souligné que la question environnementale était devenue une « cause nationale ». Il a affirmé que les habitants de Gabès ont payé un « prix exorbitant » en raison des activités du Groupe Chimique Tunisien (GCT), tout en accusant certains cercles d’avoir comploté, depuis 2011, pour démanteler ce complexe industriel afin de le vendre à bas prix. « Nos institutions et entreprises publiques ne sont pas à vendre », a-t-il insisté, cité dans un communiqué de la présidence de la République.
Il a annoncé, à cet effet, que seules les unités de production ayant été réparées et mises aux normes seront autorisées à fonctionner, afin de garantir aux habitants de Gabès leur droit de vivre dans un milieu décent.
Dans son discours prononcé à cette occasion, Saied a également souligné que « le peuple souhaite démanteler la corruption et garantir une juste reddition de comptes », insistant sur le fait que la ville de Gabès, avec ses caractéristiques naturelles uniques, notamment ses montagnes, ses plages et ses oasis, est l’une des villes les plus touchées, « car elle est victime non seulement de la pollution environnementale, mais aussi de la pollution politique ».
Il a insisté sur le droit des citoyens à un environnement sain, libéré de toute forme de pollution, « au sens propre comme au sens figuré ». .
Le président de la République a également souligné que les habitants de Gabès ont fait obstacle à ceux qui voulaient « investir dans la misère » et ont déjoué les plans de ceux qui, non seulement souhaitaient abandonner ce complexe, mais aussi attiser les flammes de la sédition. « Ce que notre peuple de Gabès a accompli restera gravé dans l’histoire », a-t-il lancé.
Le chef de l’Etat s’est rendu, ensuite au siège du gouvernorat de Gabès, où il s’est entretenu avec le gouverneur de la région et des députés locaux, déclarant que le pays menait actuellement une « guerre sur tous les fronts » contre les complots visant la stabilité de l’État.
Toujours à Gabès, Saied s’est rendu à l’Hôpital universitaire, où il a constaté l’encombrement des services et le manque de moyens, tout en rendant hommage à la solidarité des citoyens qui ont fait des dons privés pour améliorer les conditions de soins. Il a ensuité inspecté un oued (cours d’eau) laissé à l’abandon depuis des décennies et qui fera l’objet, bientôt, de travaux de curage.
Pour le chef de l’Etat, « le diagnostic est clair » et « le temps est désormais à l’action ».Il a prévenu, ainsi, les responsables administratifs que « celui qui n’assume pas ses responsabilités comme il se doit devra laisser sa place à ceux qui les porteront avec honnêteté ». Invoquant le verset cora
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