« La Tunisie mène aujourd’hui une vraie guerre contre les narcotrafiquants », a lancé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, en réponse aux interrogations des députés à l’occasion de l’examen du budget de la mission spéciale du département de l’Intérieur pour l’année 2026.
Pour venir à bout de cette guerre, a-t-il révélé, le département de l’intérieur déploie une stratégie sécuritaire « à double détente ».
Le premier volet, a-t-il révélé, mise sur l’approche proactive et vise à s’attaquer aux lignes et routes de trafic de drogue et à identifier les points d’accès des dealers au territoire tunisien à un stade avancé de la frontière.
Le second volet, a-t-il poursuivi, vise à démanteler les réseaux criminels opérant dans ce domaine à travers le lancement, en temps opportun, de plusieurs campagnes sécuritaires d’envergure.
Revenant sur les récents coups de filet anti-drogue opérés par les forces sécuritaires, le ministre de l’Intérieur a précisé que ces opérations d’envergure ont abouti à la saisie d’énormes quantités de stupéfiants, ce qui témoigne, a-t-il dit, des efforts déployés par les forces sécuritaires pour conjurer ce fléau.
Abordant la question de la sécurisation des alentours du milieu scolaire et universitaire, une préoccupation qui hante les esprits des parents, le ministre a souligné que son département n’a de cesse de mobiliser les moyens humains et logistiques nécessaires pour mener au quotidien des opérations sécuritaires aux environs des établissements scolaires et universitaires afin de lutter contre les incivilités et les atteintes à la sécurité et aux bonnes mœurs.
Evoquant la stratégie de son département en matière de prévention contre les intempéries et de résilience face aux changements climatiques, le ministre a souligné que son département a donné ses instructions aux gouverneurs afin qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires pour se préparer au mieux à la saison des intempéries et prévenir ainsi les risques liés aux changements climatiques.
En ce qui concerne le maintien de l’ordre public, le ministre de l’Intérieur a déclaré que le ministère s’attache à consolider les attributs de la sécurité nationale, notamment dans le domaine de la cybersécurité, devenu un élément-clé dans la protection des institutions de l’État et de ses intérêts vitaux dans un monde en pleine mutation.
Il a à ce titre souligné que la Tunisie, à l’image des autres pays, n’est pas à l’abri de ces risques émergents, ajoutant que les défis grandissants posés par le cyberespace interpellent un surcroît de vigilance, de coordination et de renforcement des capacités nationales dans ce domaine vital.
Il a, à ce propos, pressé les différents acteurs concernés d’oeuvrer de concert à mettre en place un système national intégré capable de faire face aux menaces liées à la cybercriminalité et de garantir la souveraineté numérique et, partant, la souveraineté de l’État.
