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Accueil » Repenser l’État par la culture : sociologie d’un moment de bascule historique
NATION dimanche, 11 janvier, 2026,08:309 Mins Read

Repenser l’État par la culture : sociologie d’un moment de bascule historique

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Par Mondher AFI

Les États contemporains ne s’effondrent pas toujours sous l’effet de ruptures brutales ou de chocs révolutionnaires spectaculaires. Bien plus souvent, ils s’usent lentement, par accumulation de dysfonctionnements, par perte de sens de l’action publique et par décalage croissant entre les institutions formelles et les attentes réelles des sociétés qu’ils sont censés organiser. La Tunisie n’échappe pas à cette logique historique.

Depuis plusieurs décennies, elle est confrontée à une crise multidimensionnelle où s’entrecroisent fragilité économique, défiance sociale, essoufflement administratif et crise de légitimité normative.

Dans ce contexte, la question centrale n’est plus seulement celle des politiques publiques sectorielles, mais celle du modèle même de l’État : sa capacité à décider, à agir, à réguler, mais aussi à produire du sens collectif et de la cohérence sociale. Comme l’a montré Max Weber, l’État moderne repose sur une combinaison délicate entre légalité, rationalité administrative et reconnaissance symbolique. Lorsque l’un de ces piliers se fragilise, l’ensemble de l’édifice entre en tension.

C’est dans cette configuration qu’intervient la tenue du Conseil des ministres du jeudi 8 janvier 2026 au Palais du gouvernement à la Kasbah, présidé par la Cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, par délégation du Président de la République Kaïs Saïed. Cette séance gouvernementale ne constitue pas en soi un événement exceptionnel, mais elle acquiert une portée analytique particulière en tant que moment révélateur d’une orientation politique plus large, inscrite dans une volonté affichée de refondation législative, administrative et culturelle.

L’administration tunisienne entre rationalité formelle et blocage structurel

La bureaucratie, dans son acception wébérienne, constitue un instrument historiquement progressiste. Elle vise à substituer la règle impersonnelle à l’arbitraire, la compétence à l’allégeance et la prévisibilité à l’improvisation. Toutefois, comme l’ont montré de nombreux sociologues des organisations, cette rationalité formelle peut se retourner contre ses propres finalités lorsqu’elle se détache des objectifs substantiels de l’action publique.

Robert K. Merton a ainsi mis en évidence les «dysfonctions bureaucratiques», lorsque l’obéissance aux procédures devient plus importante que la résolution effective des problèmes. Dans le cas tunisien, cette dérive s’est traduite par une administration souvent perçue comme lente, défensive, peu encline à la prise de décision et davantage préoccupée par l’autoprotection institutionnelle que par le service rendu au citoyen.

Les injonctions formulées lors du Conseil des ministres, appelant à la célérité, à la motivation des décisions administratives et à la levée immédiate des obstacles entravant les projets publics et privés, prennent ici tout leur sens. Elles traduisent une volonté de réorienter l’administration vers sa finalité première : être un outil au service de l’intérêt général et non un mécanisme de reproduction de la paralysie.

Cette approche rejoint les analyses de Michel Crozier, pour qui les organisations bloquées ne souffrent pas d’un excès de règles, mais d’une incapacité à les adapter aux situations concrètes. La réforme administrative ne peut donc être purement technique, elle suppose une transformation des rapports au pouvoir, à la responsabilité et à la décision.

La révolution législative comme rupture avec l’héritage normatif figé

Le deuxième axe structurant évoqué lors de la séance gouvernementale concerne la nécessité d’accélérer la production de textes juridiques modernes, en phase avec les transformations économiques, sociales et générationnelles. Cette orientation s’inscrit dans un constat largement partagé par la doctrine juridique et les sciences sociales : une part significative de l’arsenal normatif tunisien demeure marquée par des logiques anciennes, parfois incompatibles avec les exigences contemporaines de justice sociale, d’efficacité économique et de droits fondamentaux.

Norberto Bobbio rappelait que le droit est toujours historiquement situé. Lorsqu’il cesse d’évoluer avec la société, il devient un facteur d’injustice et de désordre plutôt que de régulation. La révolution législative évoquée par les autorités ne vise donc pas une inflation normative, mais une refondation qualitative du rapport entre la loi, l’État et la société.

Toutefois, l’insistance sur l’exécution effective des textes révèle une conscience aiguë d’un paradoxe central : la Tunisie n’a jamais réellement souffert d’un manque de lois, mais d’un déficit chronique d’application. Cette dissociation entre norme et pratique, que Pierre Bourdieu analysait comme un écart entre le droit formel et le droit réel, nourrit la défiance citoyenne et affaiblit la crédibilité de l’État.

La vision présidentielle, telle qu’elle transparaît dans ce cadre, repose sur l’idée que la légitimité de la loi ne réside pas uniquement dans sa promulgation, mais dans sa capacité à transformer concrètement les rapports sociaux et à améliorer les conditions d’existence.

Réformer l’État par la culture

La vision portée par le Président de la République Kaïs Saïed se singularise par une rupture nette avec les lectures technicistes de la crise tunisienne. Elle refuse d’enfermer les difficultés de l’État dans une accumulation de dysfonctionnements administratifs, de lenteurs procédurales ou d’insuffisances organisationnelles. Dans cette perspective, la réforme de l’État ne saurait être réduite à une opération de modernisation technique ni à une simple rationalisation des structures existantes. Elle procède d’une lecture plus profonde et plus exigeante, qui considère que les blocages institutionnels observés sont avant tout le symptôme d’un malaise culturel enraciné dans l’histoire politique et administrative du pays.

Cette approche s’inscrit pleinement dans les acquis de la sociologie politique de l’État. Les institutions, comme l’ont montré de nombreux travaux, ne sont jamais des dispositifs neutres, elles sont traversées par des représentations, des normes implicites et des systèmes de valeurs qui orientent les pratiques quotidiennes des acteurs. La bureaucratie tunisienne, dans cette optique, ne souffre pas uniquement de textes juridiques obsolètes ou de procédures excessivement complexes, mais d’habitus administratifs façonnés par des décennies de centralisme, de dépendance et de déresponsabilisation. La crainte de l’initiative, la sacralisation de la règle au détriment de sa finalité et la dilution de la responsabilité individuelle y constituent des traits structurels plus que conjoncturels.

C’est précisément à ce niveau que la vision de Kaïs Saïed opère un déplacement analytique décisif. Elle postule que ni la réforme administrative ni la révolution législative ne peuvent produire d’effets durables tant que ces structures mentales demeurent inchangées. La réforme cesse alors d’être une simple affaire de textes ou d’organigrammes pour devenir un projet de transformation culturelle au sens fort du terme. Il ne s’agit pas d’une entreprise symbolique ou idéologique, mais d’un travail en profondeur visant à reconfigurer le rapport de l’administration et de la société à la loi, à l’autorité, au travail et au bien commun.

Dans cette vision, la culture apparaît comme le chaînon manquant entre la norme juridique et son effectivité sociale. Une loi, aussi moderne soit-elle, demeure inopérante si elle n’est pas portée par une culture de la responsabilité, de l’engagement et du sens de l’intérêt général. Inversement, une administration dotée de règles claires mais dépourvue d’une éthique publique vivante se transforme rapidement en appareil bureaucratique fermé sur lui-même.

La portée de cette approche réside dans son caractère résolument positif et constructif. Elle ne se contente pas de diagnostiquer les dysfonctionnements, elle ouvre un horizon de refondation fondé sur la conviction que la transformation des pratiques passe nécessairement par la transformation des mentalités.

 La révolution culturelle comme condition de possibilité de la souveraineté effective

Dans la vision présidentielle, la révolution culturelle ne constitue ni un slogan ni un projet périphérique. Elle est conçue comme la condition même de la souveraineté réelle. S’inspirant implicitement des analyses de Frantz Fanon, Kaïs Saïed postule que la domination ne s’exerce pas uniquement par l’économie ou par la contrainte institutionnelle, mais aussi et peut-être surtout, par l’intériorisation de schémas de pensée qui naturalisent la dépendance et banalisent l’impuissance collective.

Ainsi, une société juridiquement indépendante mais culturellement dépendante demeure structurellement vulnérable. Elle reproduit, souvent inconsciemment, des modèles exogènes de gouvernance, de développement et de consommation qui ne correspondent ni à ses ressources réelles ni à sa trajectoire historique. La révolution culturelle, dans cette perspective, vise à restaurer la capacité collective à penser le développement à partir du dedans, en fonction des besoins sociaux effectifs, des potentialités nationales et des exigences de justice.

Cette approche se démarque nettement d’un repli identitaire ou d’un rejet de l’universel. Elle repose au contraire sur une articulation consciente entre enracinement historique et rationalité moderne. La souveraineté culturelle, telle qu’elle est pensée par le Président de la République, ne signifie pas l’isolement, mais la maîtrise des instruments cognitifs et normatifs permettant de dialoguer avec le monde sans se dissoudre en lui.

La révolution culturelle devient ainsi un levier d’émancipation sociale. Elle vise à substituer à une culture de la passivité, de la rente et de l’attente une culture de la responsabilité, de la production et de la participation consciente. Elle suppose la revalorisation du savoir scientifique, de l’éthique publique et du sens du devoir collectif, conditions indispensables à la reconstruction de la confiance entre l’État et la société.

Un choix historique : refondation globale ou reproduction de l’impasse

Le Conseil des ministres du 8 janvier 2026 apparaît, à la lumière de cette vision, comme un moment révélateur plutôt qu’un aboutissement. Il met en évidence un choix stratégique fondamental : soit persister dans des réformes fragmentaires, limitées à des ajustements techniques sans portée structurelle, soit engager un processus de transformation globale articulant réforme administrative, révolution législative et mutation culturelle.

La vision de Kaïs Saïed s’inscrit clairement dans la seconde option. Elle repose sur l’idée que l’État ne peut retrouver sa légitimité que s’il redevient un acteur de sens, capable non seulement de gérer, mais aussi d’orienter, de protéger et de projeter la société dans l’avenir. Cette ambition implique une rupture avec la gouvernance de l’urgence et de l’improvisation, au profit d’un projet de long terme fondé sur la cohérence, la responsabilité et la souveraineté.

Comme le rappelait Edgar Morin, toute réforme authentique commence par une réforme de la pensée. La révolution culturelle silencieuse évoquée dans cette vision présidentielle constitue ainsi le socle indispensable de toute refondation durable. Elle conditionne la réussite de la réforme administrative et législative, non par la contrainte, mais par l’adhésion, la compréhension et la participation active des citoyens.

En définitive, la portée historique de ce moment réside moins dans les décisions ponctuelles que dans l’horizon qu’il dessine : un État tunisien refondé sur la dignité humaine, la justice sociale et une souveraineté pleinement assumée, non seulement dans les textes, mais dans les consciences et les pratiques quotidiennes.

conseil ministériel développement économique Kais Saied Président de la République

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