Le Premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé sa démission, le mercredi 14 janvier, invoquant un contexte politique difficile, tant au sein de son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), que dans l’opinion publique.
«Pour le bien du Québec, je vais quitter», a déclaré François Legault, dans le hall de l’Assemblée nationale, mettant ainsi fin à un mandat entamé en 2018. Il a estimé que «les Québécois souhaitent du changement», alors que la CAQ enregistre une forte baisse dans les intentions de vote, à l’approche des prochaines élections, prévues l’an prochain.
Ces derniers mois, le gouvernement a, également, été fragilisé par plusieurs départs notables, dont ceux de Lionel Carmant, ex-ministre des Services sociaux et de Christian Dubé, ex-ministre de la Santé.
Malgré ce contexte, François Legault s’est félicité de son bilan. «Former deux gouvernements majoritaires, sept ans seulement après la création du parti, ce n’est pas rien. Chaque jour, j’ai voulu ce qu’il y a de mieux pour les Québécois. Je n’ai pas toujours réussi, mais j’ai essayé», a-t-il dit.
Il a par, ailleurs, souligné les défis majeurs auxquels la province devra faire face, notamment le recul du français à Montréal et la création d’emplois d’avenir pour les jeunes. «J’espère que la prochaine élection portera sur les grands enjeux du Québec, et non sur une simple volonté de changement», a-t-il conclu.
