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Accueil » Le transport public comme acte de souveraineté sociale
gouvernement tunisien
NATION lundi, 19 janvier, 2026,08:309 Mins Read

Le transport public comme acte de souveraineté sociale

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Mondher AFI

Il est des choix politiques qui se révèlent moins par le discours que par les priorités qu’ils réinstallent au cœur de l’action publique. Le transport public appartient à cette catégorie de politiques discrètes mais structurantes, où se lit, en filigrane, une certaine idée de l’État, de son rapport au territoire et de la place qu’il accorde à la dignité concrète du citoyen. Loin d’un simple enjeu technique, il constitue un indicateur avancé de la capacité du pouvoir à organiser la vie collective et à produire de l’égalité réelle.

La tenue, le 12 janvier 2026, au Palais du gouvernement à la Kasbah, d’un conseil ministériel restreint consacré au transport public s’inscrit dans cette logique de recentrage stratégique. Elle ne procède ni d’une réponse conjoncturelle ni d’un ajustement sectoriel isolé, mais d’une lecture globale des dysfonctionnements accumulés et de leurs effets sociaux et territoriaux. En réinvestissant ce secteur, l’État affirme sa volonté de reprendre pleinement ses responsabilités là où les logiques de gestion fragmentée ont longtemps prévalu.

Dans l’approche du Président Kaïs Saïed, la mobilité collective ne saurait être réduite à une question d’infrastructures ou de rendement. Elle devient une condition structurelle de la citoyenneté, un levier de justice territoriale et un instrument de cohésion nationale. Penser le transport public, c’est penser l’État dans sa fonction protectrice, organisatrice et souveraine, capable de garantir l’accès équitable à l’espace national et de restaurer, par des politiques concrètes, le lien de confiance entre les institutions et les citoyens.

Au cœur de la vision présidentielle s’opère une rupture conceptuelle de premier ordre : la réintégration du transport public dans le champ des droits fondamentaux du citoyen. Il ne s’agit pas d’un simple déplacement sémantique, mais d’un changement de paradigme qui rompt avec plusieurs décennies de politiques publiques ayant relégué la mobilité au rang de variable économique, soumise aux logiques de rentabilité, d’ajustement budgétaire et de calcul coût-avantage à court terme. En requalifiant le transport comme droit, la pensée présidentielle inverse la hiérarchie des priorités : l’économie redevient un moyen et la dignité humaine une finalité.

Dans la perspective du Président Kaïs Saïed, le droit au transport ne saurait être dissocié de l’effectivité des autres droits sociaux. Il constitue une condition matérielle d’accès au travail, à l’éducation, à la santé, à la justice et, plus largement, à la participation à la vie publique. À cet égard, la dégradation ou l’indisponibilité du transport public ne produit pas seulement des désagréments fonctionnels, mais engendre une forme d’exclusion silencieuse, souvent absente des indicateurs macroéconomiques, mais profondément destructrice du lien social et du sentiment d’appartenance nationale.

Cette lecture rejoint, sur un plan théorique, les analyses d’Amartya Sen, pour qui la justice sociale ne se mesure pas uniquement à la distribution formelle des droits, mais à la capacité réelle des individus à les exercer. La mobilité devient alors une «capabilité» fondamentale : sans elle, les droits demeurent abstraits, théoriques, voire illusoires. Dans cette perspective, priver un citoyen d’un transport public fiable revient à limiter concrètement son horizon de possibilités et donc, à altérer sa citoyenneté substantielle.

La vision présidentielle s’inscrit également dans une tradition plus ancienne de la pensée politique et sociologique. Jean-Jacques Rousseau rappelait déjà que le contrat social n’a de sens que s’il garantit l’égalité réelle entre les citoyens et non une égalité purement formelle. Or, dans des sociétés marquées par de fortes disparités territoriales, l’accès différencié à la mobilité produit mécaniquement des inégalités d’accès aux ressources, aux opportunités et aux droits. Le transport public devient ainsi un instrument central de correction des asymétries sociales et spatiales.

Du point de vue durkheimien, on peut considérer que le transport public contribue à la «solidarité organique» des sociétés modernes : il met en relation des fonctions différenciées, articule les territoires et assure la cohésion d’un corps social complexe. Lorsque ces réseaux se détériorent, ce n’est pas seulement un service qui s’effondre, mais un mécanisme fondamental de régulation sociale. Ainsi, l’attention portée par le Président Kaïs Saïed à la mobilité collective traduit une compréhension approfondie des conditions matérielles nécessaires à la cohésion nationale. Cette approche trouve également un écho dans les travaux de Karl Polanyi, qui alertait contre la subordination excessive du social aux mécanismes du marché. En soustrayant le transport public à la seule logique marchande, la vision présidentielle opère un mouvement de «ré-encastrement» de l’économie dans le social. Le transport cesse d’être une marchandise parmi d’autres pour redevenir un bien commun, relevant de la responsabilité directe de l’Etat. La référence implicite au «droit à la ville», tel que formulé par Henri Lefebvre, apparaît clairement dans cette conception. Garantir la mobilité, c’est garantir l’accès à l’espace urbain, aux services, aux centralités symboliques et économiques. C’est refuser que certains territoires ou certaines catégories sociales soient assignés à l’invisibilité ou à la marginalité par défaut de moyens de déplacement.

En réinscrivant le transport public dans le registre des droits et non des coûts, le Président Kaïs Saïed propose ainsi une lecture exigeante et cohérente du rôle de l’État. Loin d’être une entité abstraite ou un simple gestionnaire, l’État est conçu comme un dispositif institutionnel chargé de rendre les droits effectifs, mesurables et vécus. Le transport public devient, dans cette optique, un véritable test de vérité de l’État social : un révélateur de sa capacité à traduire les principes constitutionnels en réalités quotidiennes et à restaurer, par des politiques concrètes, la dignité du citoyen et la cohésion du corps national.

Une vision stratégique et transformative du transport public

La politique de transport public en Tunisie, impulsée sous l’autorité du Président Kaïs Saïed, dépasse largement le cadre sectoriel. Elle s’inscrit dans une lecture critique et exigeante des trajectoires passées, où l’état de délabrement du secteur est interprété comme le résultat de choix politiques cumulés : sous-investissement chronique, banalisation de l’inefficacité et, dans certains cas, tentatives délibérées de fragilisation des entreprises publiques. Cette analyse rompt avec les discours fatalistes qui imputaient la crise à des contraintes financières abstraites ou à des facteurs exogènes. En désignant les responsabilités, la vision présidentielle introduit une dimension morale et politique essentielle : le dysfonctionnement n’est pas une fatalité, mais le produit de décisions humaines, qui impose reddition des comptes et réformes structurelles.

D’un point de vue sociologique, cette posture constitue une rupture avec la culture de l’impunité prévalant longtemps dans la gestion des services publics. Elle redonne à l’État sa capacité normative et sa légitimité, en affirmant que la dégradation du service public constitue une atteinte directe aux droits fondamentaux des citoyens. Comme l’ont souligné plusieurs penseurs contemporains de l’organisation et de la gouvernance, l’efficacité d’une institution repose sur sa capacité à appliquer des règles et à assurer la responsabilité administrative ; c’est précisément ce cadre que la vision présidentielle cherche à restaurer, en articulant responsabilité, planification et contrôle.

La réforme du transport public s’inscrit dans une temporalité structurée, pensée sur le court, moyen et long terme. Loin de toute improvisation, elle vise à reconstruire les capacités de l’État et à redonner un rôle stratégique au secteur public. Cette approche planificatrice ne relève pas d’un retour nostalgique à un modèle étatique dépassé, mais d’une lecture lucide des limites du marché dans la gestion des infrastructures vitales. Le transport public, par sa nature, échappe aux logiques de profit immédiat ; il nécessite une intervention publique forte, capable d’absorber les coûts initiaux et de garantir l’équité territoriale. L’allocation de budgets conséquents au renouvellement du parc et à la modernisation des infrastructures traduit la volonté de sortir de la gestion de la pénurie pour entrer dans une dynamique de consolidation structurelle.

Un axe central de cette vision concerne la justice territoriale et l’unité nationale. L’inégalité d’accès à la mobilité constitue l’une des formes les plus pernicieuses de l’exclusion sociale. La répartition équitable des équipements de transport, fondée sur des critères objectifs et transparents, vise à corriger les déséquilibres historiques entre régions centrales et régions marginalisées. Sociologiquement, cette politique réduit les distances sociales produites par l’isolement géographique et restaure le sentiment d’appartenance nationale. Le transport devient un instrument d’unification territoriale, reconnectant des espaces longtemps relégués et réinscrivant les territoires dans la circulation économique, sociale et symbolique du pays. La mobilité cesse d’être un simple service pour devenir un vecteur de cohésion sociale et de citoyenneté active.

Gouvernance et durabilité du transport public

La modernisation du secteur s’accompagne d’une transformation profonde des modes de gouvernance. La numérisation, l’optimisation des flux, la maintenance préventive et la transparence dans la gestion des ressources sont conçues comme de véritables instruments de souveraineté administrative. Elles permettent de lutter contre le gaspillage, de renforcer la traçabilité et de restaurer la confiance dans les institutions publiques. La technologie n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service d’une rationalité étatique renouvelée, fondée sur l’efficacité, la responsabilité et l’évaluation continue. Cette approche illustre la conception d’un État stratège, capable de conjuguer innovation, rigueur et planification à long terme.

L’accent mis sur le développement du transport ferroviaire souligne la dimension durable et civilisationnelle de cette politique. Le rail, par sa capacité et sa durabilité, constitue un pilier stratégique d’une mobilité soutenable. Ce choix traduit une compréhension systémique des défis contemporains : transition énergétique, maîtrise des coûts collectifs et préservation de l’environnement. Il reflète la volonté d’inscrire le développement dans une perspective intégrée et humaniste, où l’aménagement des infrastructures s’harmonise avec le respect des équilibres environnementaux et sociaux.

La vision présidentielle se distingue par une exigence constante de responsabilité et de reddition des comptes. La dénonciation explicite des dysfonctionnements et l’affirmation de l’obligation de rendre compte traduisent la volonté de rompre avec les pratiques de complaisance qui ont affaibli l’État. Cette posture est essentielle pour restaurer la confiance des citoyens, en rappelant que le service public n’est pas un privilège, mais un droit opposable, dont la violation entraîne des conséquences institutionnelles.

En plaçant la mobilité au centre du contrat social et en articulant planification rigoureuse, justice territoriale, durabilité et responsabilité, cette vision dessine les contours d’un État capable de protéger, d’organiser et de projeter la société tunisienne vers un avenir plus juste et harmonieux. Le transport public devient ainsi un indicateur concret de la renaissance de l’État social et un véritable symbole de reconstruction collective, fondée sur la dignité humaine, la souveraineté et l’équité.

conseil ministériel Kais Saied Président de la République transport public

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